Trois mois après la catastrophe, des étudiantes de l’université de Cergy Pontoise ont tenu une conférence autour du thème « L’Asie du Sud- Est : qu’en est-il aujourd’hui ? ».

 

Objectif : sensibiliser les étudiants, exposer le bilan de la situation actuelle et relancer la solidarité. Sont intervenus tout au long de la conférence, des représentants de différentes ONG, des témoins du tsunami et des professeurs.

 

« Le tsunami en Asie est un phénomène rare provoqué par la tectonique des plaques, ce n’est pas un raz de marée mais un système de vague » explique Mr Hoarau professeur de géographie à l’université de Cergy Pontoise.

 

« Je pensais qu’il s’agissait d’une montée des égouts mais à la sortie de l’hôtel c’est un spectacle effroyable qui s’offrait à nous » raconte David Fernandez, un jeune français qui était en vacances en Thaïlande. Nous vous invitons à visiter son site http://www.tsunami-asie-phuket.xdir.org dans lequel vous trouverez ses photos surprenantes ainsi que son témoignage.

 

270.000 morts. C’est le dernier bilan des victimes. « Cependant, le tsunami n’a pas eu uniquement des conséquences sur le plan humain mais également sur le plan politique économique et social, notamment dans la région du Sri Lanka » précise Mr Ravishankar président de l’Association des Etudiants Tamouls de France.

 

Par ailleurs, Mr Richerand, antiquaire à Pontoise, accompagné de Mr Fisher, adjoint au maire de Pontoise ont lancé un projet de solidarité : « nous proposons aux étudiants de l’ESSEC et de st Louis mais également à tous les jeunes étudiants de partir cet été pour aider sur l’île de Kho Phi Phi en Thailande » explique l’Adjoint au maire.
« Dès mon retour en France, j’ai crée une association qui vient en aide à une famille, car je pense que cibler l’aide est une très bonne façon de faire » précise Mr Richerand.

 

Les dons des Etats, des organisations comme des simples particuliers ont atteint des sommes jamais égalées par un mouvement de solidarité humanitaire. Ainsi, l’aide accordée ou promise s’élève à près de 12 milliards de dollars. Mais c’est la générosité non étatique qui a été la plus surprenante. Dans pratiquement tous les pays du monde, une formidable mobilisation a permis de collecter près de 2,4 milliards de dollars.

 

Des représentants de différentes ONG viennent faire un bilan de leur action menée en Asie. L’UNICEF, le Secours populaire et le Secours Islamique, avec également Mr Alaa Homsi, président du Club International des Jeunes à Paris, association qui depuis le drame en Asie est en collaboration avec plusieurs associations étudiantes et a agi en partenariat avec différentes ONG, sont présentes. « La phase d’urgence étant terminée, nous devons à présent nous mobiliser pour faire face à la reconstruction » précise chaque représentant.

 

Interrogations. Nous avons certes assisté à un élan de générosité sans précédent, que l’on ne saurait regretter mais qui conduit nécessairement à s’interroger sur ses motivations, sa pérennité et l’inégalité des traitements humains qu’a récemment connu notre histoire. « L’aide apportée à l’Asie est plus importante que celle apportée en Afrique. Y aurai t-il plus d’intérêts politiques et économiques à venir en aide à l’Asie qu’à l’Afrique ? Je vous invite à vous interroger sur les raisons d’une telle mobilisation financière… » explique Monsieur Falla-Etzol, chargé de cours en Commerce International à l’université de Cergy Pontoise. « Je ne dis pas que nous en avons trop fait en Asie, simplement que l’on n’en fait pas assez ailleurs ! Cela mérite réflexion… » ajoute-t-il.

 

Cette conférence entre le public (à majorité étudiante) et des professionnels a pour but de rappeler que ce qui faisait pour nous l’actualité il y a quelques mois, reste la réalité quotidienne pour les habitants de ces pays sinistrés. « Nous avons certes apporté une petite pierre à la reconstruction, mais beaucoup reste à faire… » ajoutent les étudiantes.

 

Une semaine après cette conférence, une journée dédiée à l’Asie a été organisée le 5 Avril. Au programme : exposition, vente de produits asiatiques et musique, les bénéfices de cette journée ont été reversés à l’UNICEF au profit des sinistrés du tsunami.

 

En savoir plus :
Le 12 janvier 2005, un dossier a été consacré aux problématiques soulevées par la catastrophe du tsunami au sein des associations étudiantes.

 

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