Ce 20 Octobre 2005 se déroulait au Palais de la Bourse à Paris la deuxième édition des Etats Généraux de la sécurité routière. Plusieurs personnalités du monde politique, de la sécurité, de la prévention routière et du secteur associatif ont été invitées à prendre part à l’événement, en la présence furtive de Nicolas Sarkozy et Dominique De Villepin.

 

Une relative satifaction se dégageait face aux bons résultats obtenus en 2005 et le chemin parcouru depuis 2002, date à laquelle la sécurité routière devenait à l’initiative de l’actuel Président de la République l’un des grands chantiers nationaux. Si la tendance enregistrée à ce jour se maintient, le nombre des victimes de la route passera en effet pour la première fois sous la barre des 5000 par an. Tous se sont félicités et ont salué  » le nouveau comportement des français «  sur la route. Si le bilan est donc particulièrement encourageant, deux zones d’ombre entachent néanmoins ce tableau quasi idyllique.

 

La tranche d’âge des 15/24 et les motards restent en effet, à ce jour, particulièrement exposés aux risques routiers, et une augmentation du nombre des victimes est enregistrée pour ces catégories. Les 15/24 ans ne représentent que 13% de la population totale mais plus de 27% des tués sur la route. L’accent a donc été mis tout au long des états généraux sur cette population dite à risques.

 

Tandis que certains, à l’image de Mr Sarkozy, préconisent un renforcement des actions de répression (installation de radars, multiplication des contrôles routiers, utilisation de nouveaux tests…), d’autres au contraire ont insisté sur le rôle essentiel des acteurs de la prévention, en particulier dans le monde associatif, avec la contribution entre autres de Mme Jurgensen, fondatrice de la ligue contre la violence routière, ou celle du porte-parole de l’association « Citoyens de la route ».

Les termes de sensibilisation, de responsabilisation, et d’éducation ont alors largement été évoqués, relayés ensuite par le ministre à l’éducation nationale Gilles de Robien, déterminé à intégrer l’éducation routière dans l’enseignement français.

 

L’engagement déterminé des associations jeunes ou étudiantes a également été salué lors des débats. Le témoignage de Vincent Julé-Parade, vice-président de l’association « victimes et citoyens », a par exemple apporté une lumière nouvelle sur le militantisme souvent occulté des jeunes en matière de sécurité routière. On recense ainsi une multiplication des campagnes de communication lancées dans les écoles, devant les discothèques par des jeunes en direction d’autres jeunes. Du fait de leur proximité et de leur ténacité, le message délivré est le plus souvent entendu. Les premiers concernés sont ainsi bien loin d’être les derniers à lutter contre l’insécurité routière. Acteurs politiques et autres associatifs ont dès lors applaudi à ces initiatives jeunes, en les appellant à poursuivre leur lutte.

 

Le ton est donc donné, les priorités gouvernementales sont désormais l’éducation à la sécurité auprès des jeunes, et la diminution du nombre de victimes en dessous de 4000 tués par an. Vaste chantier en perspective. Car, malgré les résultats positifs, la France reste un des mauvais élèves de l’Union Europèenne, surtout au regard des chiffres obtenus par le Royaume-Uni ou les pays nordiques.

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