L’université de Rennes 2 compte un nouveau journal. Teinté d’une culture riche et multiple, l’Effeuillée lèvera le voile sur l’actualité littéraire, artistique et ludique. Les 24 pages du premier numéro se sont arrachées dans le local du Boudoir, l’association ayant lancé le mouvement. Laura Krivine, directrice de la rédaction et relais d’Animafac à Rennes nous en dit plus.

 

« L’Effeuillée est un exemple assez unique de journal étudiant au sein de l’université Rennes 2. Même si tout n’est pas encore défini, nous nous acheminons vers un subtil mélange d’actualité littéraire, avec des entretiens, des critiques et des rencontres, mais également des articles abordant la culture au sens large du terme. » Outre le fait de saisir au vol les bribes d’une actualité vivace, Laura espère fédérer une communauté autour de ce projet. Une communauté qui relancerait la vie culturelle et sociale de l’UFR de lettres. « Nous espérons nouer des liens solides avec des artistes locaux ainsi que des acteurs culturels. Bien que nous débutions l’aventure, cette piste de travail est un objectif prioritaire. Je me suis également rendue compte que beaucoup de projets voyaient le jour au sein de l’université. Des projets très intéressants émanants d’autres associations du campus mais qui pâtissent d’un manque de visibilité et de communication. La volonté de la rédaction est d’aller à la rencontre d’autres associations et de consigner nos échanges dans les colonnes de l’Effeuillée. Pourquoi, d’ailleurs, ne pas imaginer un échange de visibilité, des projets communs ? » Bien que balbutiant, le journal voit déjà poindre le début d’un succès. « Beaucoup de retours positifs nous sont parvenus, notamment de la part du service culturel et des professeurs de l’université. La principale difficulté que nous rencontrons dans ces premiers temps réside dans la léthargie dominant l’UFR de lettres. Les gens ne se connaissent pas, ne communiquent pas. Mais les réseaux sociaux tels que facebook, sur lequel l’Effeuillée a sa page, peuvent permettre de lancer cette dynamique. »

 

Si le journal aborde une actualité nuancée et multiple, la composition de la rédaction ne déroge pas à la règle. « Ce journal rassemble des talents venus de tous les UFR. Certains sont spécialisés en musique, d’autres en littérature. Nous comptons des membres issus des arts du spectacle, d’autres des lettres… Cela pourrait constituer un moteur, un dynamisme. A l’heure de reprendre la plume et de penser au chemin de fer du second opus, Laura pointe les aspects positifs, mais aussi les critères à revoir. « C’est une première expérience; Elle est, par définition perfectible. Nous avons obtenu un bon équilibre entre articles littéraires et actualité culturelle. Nous pourrions éventuellement mettre davantage l’accent sur les aspects ludiques du journal avec, notamment, des jeux. » Mais au delà de la technique et des désagréments d’un galop d’essai, le lectorat est au rendez-vous : « A notre grande surprise, les 200 premiers exemplaires ont été rapidement distribués. Le succès que nous avons rencontré nous a contraint d’éditer 300 nouveaux exemplaires, portant notre tirage à 500 exemplaires. Les gens venaient au local du Boudoir pour se servir et se resservir. » Tout cela étant rendu possible par l’engagement de l’université Rennes 2. C’est en effet l’administration qui a pris en charge les coûts d’impression… et de réimpression.

 

 

 

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