En 2012, dans le prolongement du Service Civique est né l’Institut du Service Civique. Créé pour valoriser l’engagement de volontaires ayant révélé un fort potentiel durant leur mission, il accueille cette année 150 jeunes et va leur permettre d’accéder à des formations, à des emplois ou de bénéficier d’un soutien pour réaliser leur projet.


Ancienne relais locale du réseau Animafac, Stéphanie Leroux fait partie de cette première promotion. Elle revient pour nous sur cette expérience, le projet qu’elle défend et le fonctionnement de cette toute nouvelle institution.

 

Après une mission de relais locale au sein du réseau Animafac, tu as décidé de postuler pour intégrer l’Institut du Service Civique. Pourquoi avoir entrepris une telle démarche ?

 

Après une mission de 9 mois où l’on s’occupe de projets hyper intéressants, que l’on rencontre beaucoup de monde, on finit par se dire « et maintenant ? ». Même s’il apporte beaucoup, le Service Civique n’a qu’un temps et l’on doit pouvoir évoluer, préparer son avenir. L’Institut du Service Civique était non seulement une suite logique dans mon parcours, mais également une superbe opportunité de pouvoir développer un projet qui me tient à coeur.

 

Peux-tu nous en dire plus sur ce projet ?

 

Il s’agit d’un projet de création d’entreprise. Chacun d’entre nous rencontre des gens déçus car n’ayant pas réussi à réaliser leurs rêves. Qui, une carrière de musicien, qui, celle d’un sportif, une activité culturelle ou artistique, chacun argue que ces projets leurs sont désormais inaccessibles du fait de leur coût ou d’un âge avancé. Ces gens restent donc avec ces micro-projets sans pouvoir les accomplir. Et c’est justement là que le concept de mon entreprise intervient. Pousser ces gens à faire ce dont ils ont envie, les persuader qu’il n’est jamais trop tard et qu’il existe des solutions face aux contraintes budgétaires. Cela passe notamment par la mise en relation des demandeurs avec des interlocuteurs, parfois méconnus. Pour ce faire, nous passerons par un système d’achats groupés éthiques. Un système qui assurera au client un coût raisonnable et à l’entreprise partenaire une visibilité, une valorisation… le tout porté sur un site internet.

 

De quelle manière l’Institut va t-il accompagner ce projet ?

 

L’Institut a développé de nombreux partenariats et notamment avec des entreprises de renom. Pour ma part, je suis suivie et soutenue par Altedia, une société de conseil en création d’entreprise. Ils ont pu réévaluer mon projet et mettre l’accent sur ses faiblesses. Peu à peu, un réseau se met en place et permet aux lauréats de prendre contact avec d’autres porteurs de projets, d’échanger des conseils et des informations utiles à tous points de vue. Ce réseau, c’est la première force de l’Institut. Par ailleurs, l’Institut nous confère plus de crédibilité que d’autres interlocuteurs potentiels. On y est pris au sérieux et les compétences acquises et développées lors du Service Civique y sont valorisées et mises à profit au travers d’un projet.

 

Cet été a eu lieu le premier rassemblement des lauréats. Comment s’est-il déroulé ?

 

Bien qu’il s’agisse de la première promotion et que tout le monde ne se connaisse pas encore, les animateurs ont réussi à nous mettre en contact. La journée s’est bien passée. Les participants ont pu échanger et réfléchir aux enjeux du Service Civique et creuser quelques pistes de développement de leurs projets respectifs. Par ailleurs, nous avons eu la visite de François Hollande.

 

Allez-vous vous retrouver régulièrement ?

 

J’espère que oui ! A priori, rien n’indique que cela ne sera pas le cas. Les projets sont concrets et bien encadrés. Le réseau mis en place tient la route. Les lauréats sont suivis individuellement et tout porte à croire que cela va durer. En tant que futurs anciens, nous aurons également tout intérêt à maintenir cet esprit et à nous mettre à la disposition de nos successeurs.

 

Et comment s’annonce l’année qui arrive ?

 

Après la coupure estivale, chacun des lauréats et de leurs interlocuteurs doit se reconnecter et reprendre contact. Pour ma part, je me lance dans la recherche de financements. Outre les sources classiques, les entreprises et les banques, j’ai imaginé une source tout à fait originale. J’organise depuis quelques temps des spectacles mêlant danse rythmique et narration dans des maisons de retraite. Les fonds ainsi récoltés sont réinvestis dans le financement de mon projet. Les financements constituent le nerf de la guerre et occuperont sans doute une bonne partie de mon année.

 

Pour en savoir plus sur l’Institut du Service Civique, découvrez leur site internet.

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