Le développement durable fait son entrée sur les bancs de la fac. Le 3 juillet, la Conférence des présidents d’université a adopté une charte pour une « alliance des universités françaises en faveur du développement durable ». Lieu de vie, d’apprentissage… et de consommation énergétique, les universités françaises ont décidé d’unir leurs forces pour insuffler un air de développement durable sur leurs campus. Adoptée en séance plénière de la CPU le 3 juillet 2008, la charte pour une « alliance des universités françaises en faveur du développement durable » dresse un panorama large des actions à mettre en place pour faire progresser les compétences écologiques des établissements du supérieur.

Première proposition : la création d’une « commission de gestion de la politique de développement durable ». A l’instar des « bureaux de développement durable » existant sur les campus nord-américains, ces commissions devront se réunir régulièrement pour décider et mettre en oeuvre un plan d’action progressif. Et afin que leur contribution ne passe pas inaperçue, la charte propose une évaluation « de la situation de référence », puis un « reporting en développement durable régulier ».

Côté objectifs, la Charte met l’accent sur la nécessité d’améliorer les performances énergétiques des universités. Pour se faire, elle propose la mise en place d’un programme de rénovation énergétique du patrimoine de chaque établissement. Offre de transports « doux » et « tri des déchets » sont également au programme. Et pour parvenir aux résultats escomptés, prestataires extérieurs et étudiants devront mettre la main à la pâte puisque la CPU prévoit de fixer des indicateurs de performance environnementale aux premiers, et d' »enseigner les éco-gestes » aux seconds.

La formation des étudiants fait aussi parti des pistes envisagées par la charte de la CPU. Chaque formation se verra ainsi enrichie d’un « module transversal adapté à la mise en oeuvre du développement durable dans le domaine étudié ».

Un ensemble de mesures dont la CPU espère bien récolter très vite les lauriers. Selon Michel Lussault, son vice-président, le développement durable est aujourd’hui devenu « un critère d’attractivité internationale ».

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