Les initiatives prises par le gouvernement en faveur de la jeunesse couvrent de nombreux domaines, tels que la santé, l’emploi, les pratiques culturelles ou la sécurité. Au sein de cet ensemble, le rattachement du secteur de la jeunesse au ministère de l’éducation nationale permet la mise en œuvre d’une politique éducative globale prenant en compte le champ scolaire et le champ extrascolaire, l’éducation académique et l’éducation informelle. L’une et l’autre concourent, chacune avec ses méthodes et ses objectifs propres, à offrir aux jeunes des instruments qui leur permettent de s’intégrer dans notre société en devenant des citoyens à part entière.

A côté des enseignements et en synergie avec eux, la politique de jeunesse doit offrir à tous les jeunes la possibilité de vivre les expériences culturelles et sociales indispensables, investir leurs goûts et ce qu’ils ont appris dans des activités ou des projets qui ont un sens pour eux et pour les autres.

C’est donc une éducation partagée qu’il faut construire, en donnant un nouveau souffle à la politique de jeunesse. Au-delà de l’éducation populaire qui vise à permettre au plus grand nombre de s’approprier des activités auparavant réservées à quelques-uns, après l’éducation informelle ou non-formelle, le moment est venu de mettre l’accent sur la continuité et la cohérence des actions menées, le renforcement de la qualité du soutien que des adultes bien formés peuvent apporter aux jeunes qu’ils s’attachent à faire progresser et à rendre plus autonomes.

Aider les jeunes à la prise de responsabilité L’aspiration des jeunes à la prise de responsabilité se heurte à des obstacles institutionnels, juridiques, financiers qu’il convient de s’efforcer de lever. Il est également important de valoriser la prise de responsabilité réussie, qui a valeur d’exemplarité.

Dynamiser les conseils de la jeunesse

Les conseils de la jeunesse doivent devenir pour les pouvoirs publics des interlocuteurs capables d’exprimer les aspirations de la jeunesse et de leur donner des traductions concrètes. Les membres du conseil national bénéficieront de l’appui de personnes ressources et de formations pour les aider à analyser les problèmes et élaborer des propositions sur tous les sujets qui les concernent. Un poste de secrétaire général du CNJ est créé. Pour la première fois le CNJ remettra au 1er trimestre 2004 son rapport d’activité au Parlement. La représentativité des conseils de la jeunesse sera améliorée en accueillant systématiquement des représentants des structures participatives mises en place par les collectivités territoriales. L’arrêté concernant leur fonctionnement sera modifié en ce sens. Une charte des conseils de la Jeunesse est en cours de rédaction avec le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) afin de définir un cadre plus propice à l’efficacité de leurs travaux. Elle sera largement diffusée en 2004 auprès des associations, des collectivités territoriales et de toutes structures de participation des jeunes.

Deux fois plus d’associations de mineurs

L’implication des jeunes dans la vie associative sera encouragée, particulièrement chez les mineurs par le soutien aux juniors associations : l’objectif est de doubler le nombre de celles-ci d’ici fin 2004. Dans le cadre des conventions d’objectifs et de la charte des engagements réciproques qu’elles signeront avec le ministère, les associations seront invitées à accueillir davantage de jeunes dans leurs instances décisionnelles.

Des forums départementaux « jeunes et vie associative »

Dans tous les départements, les services de la jeunesse organiseront avant l’été des forums sur le thème « jeunes et responsabilités associatives ». Un regroupement national se tiendra le 1er juillet 2004, date anniversaire de la loi 1901.

Un statut pour l’engagement éducatif dans les centres de vacances et de loisirs

Le statut actuel des animateurs de centres de vacances et de loisirs est fragile : son cadre juridique a été contesté devant les tribunaux, parfois avec succès. Il faut sortir de cette situation qui met en péril les centres de vacances et de loisirs : beaucoup de familles ne pourraient assumer les surcoûts qui résulteraient de l’impossibilité d’avoir recours à des animateurs volontaires.

Il devient donc urgent de créer un cadre juridique plus stable et plus protecteur pour l’engagement éducatif, sur des périodes courtes ou fractionnées, afin de lever les ambiguïtés qui pèsent sur le fonctionnement des centres et risquent de priver nombre d’animateurs d’une expérience d’engagement particulièrement formatrice.

Le ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche organisera une table ronde sur ce sujet avec l’ensemble des partenaires concernés au début de l’année 2004.

Ce travail doit permettre d’aboutir à un nouveau texte dès mars 2004.

Un passeport de l’engagement

Un passeport de l’engagement sera mis en ligne en version test sur enviedagir.fr et eduscol. Sa diffusion en version définitive interviendra en 2005.

Aider les jeunes à réaliser leur projet de vie

Trop de jeunes, parce que leur environnement familial n’a pas les moyens de leur venir en aide, ne peuvent réaliser un projet de vie où se développeraient leur esprit d’initiative et leur sens des responsabilités. Afin de créer les conditions d’une plus grande égalité des chances en ce domaine, un travail a été engagé pour permettre aux jeunes, en accord avec leur famille, de bénéficier d’aides spécifiques, en complément ou en substitut des aides familiales : l’objectif est de leur faciliter, de façon aussi souple que possible, la poursuite d’études, la création d’une activité, l’accès à un logement, par exemple. Le dispositif pourra s’appuyer soit sur la mobilisation concertée des divers organismes susceptibles d’intervenir, soit sur la création d’une fondation.

Un mode de reconnaissance spécifiquement destiné aux jeunes

Les décorations déjà existantes sont en pratique peu accessibles aux jeunes car elles supposent, sauf rare dérogation, une durée de services dont les jeunes ne peuvent justifier. Les jeunes qui ont assumé avec succès des responsabilités exceptionnelles doivent pouvoir bénéficier d’une reconnaissance officielle par la puissance publique : c’est un moyen de marquer l’importance sociale de leur action et de rendre visibles à l’ensemble de la jeunesse des modèles auxquels se référer. Plusieurs formules sont à l’étude : ouverture des conditions à remplir pour recevoir la médaille de la jeunesse et des sports, création d’un diplôme spécifique.

Accompagner les initiatives des jeunes

1 000 Bourses Défi-jeunes Le dispositif Défi-jeunes qui permet d’aider, pendant un an ou deux, des projets de grande qualité dont beaucoup débouchent sur des actions durables ou sur des créations d’entreprises, bénéficiera d’une mesure nouvelle de 500 000 euros qui permettra de porter à 1 000 le nombre de bourses en 2004. Des fonds d’aide à l’initiative des jeunes seront par ailleurs créés : 3 millions d’euros supplémentaires seront répartis entre les différents départements selon des critères démographiques.

Développement régional et européen du programme Envie d’agir

Le succès du programme Envie d’agir justifie qu’il soit renforcé et pérennisé. Le site internet doublera en 2004 le nombre de projets proposés et offrira un espace réservé aux juniors ainsi qu’un volet destiné aux professionnels. Des guides régionaux seront diffusés fin janvier en association avec la Presse quotidienne régionale. Le concours, ouvert aux jeunes de 11 à 28 ans, récompense 600 projets en région. La finale a donné lieu à une émission de télévision sur France 3 en première partie de soirée. La prochaine édition du concours aura une dimension européenne.

Informer les jeunes : Un conseil national de l’information jeunesse

Le droit de chaque jeune à disposer d’une information de qualité sera réaffirmé par un décret instaurant un conseil national de l’information jeunesse. La synergie des réseaux d’accueil, d’information et d’orientation des jeunes sera encouragée sous la forme d’expérimentations en région.

Le CD-Rom Actuel CIDJ dans tous les lycées

Afin de mieux faire connaître Actuel CIDJ, le produit spécifique du réseau information jeunesse, tous les centres de documentation et d’information des lycées publics et privés seront dotés, en décembre 2003, du Cd-rom Actuel CIDJ. Actuel CIDJ propose, en effet, de façon claire et synthétique, un grand nombre de renseignements pratiques sur un large éventail de sujets (citoyenneté, santé, emploi, loisirs…). Une formation à l’utilisation de cet outil sera proposée. Les CRIJ organiseront dans tous les lycées des démonstrations de ce CD-rom dans le cadre d’une opération « kiosques info-jeunesse » organisée au premier trimestre 2004.

Une information de proximité sur la plupart des sujets qui intéressent les jeunes sera ainsi assurée.

Un portail jeunesse

Un portail Internet jeunesse regroupera l’accès aux nombreux sites qui développent des informations ou des actions à destination des jeunes. Ce portail sera organisé selon une arborescence géographique et thématique.

Un guide de la majorité

Un guide de la majorité, « 18 ans en poche », sera réalisé pour être diffusé systématiquement lors des journées d’appel et de préparation à la défense.

Une bourse européenne aux jobs d’été

A l’exemple des journées jobs d’été que le CIDJ et l’ANPE organisent depuis dix ans, une bourse européenne aux jobs d’été sera mise en place fin mars 2004. Elle permettra aux jeunes qui le souhaitent d’accéder directement à des offres d’emploi, de déposer un CV et d’obtenir un entretien de présélection avec un employeur français ou européen. L’exercice d’une activité pendant les vacances sera ainsi associée à la pratique d’une langue étrangère et à la mobilité au sein de l’Europe. Une aide financière au voyage sera versée, sous condition de ressources, aux jeunes résidant en France candidats à un job d’été européen.

Offrir des loisirs éducatifs de qualité adaptés aux attentes des jeunes

L’offre de loisirs collectifs ne paraît pas correspondre à la demande des 11-15 ans au demeurant mal identifiée. Les loisirs proposés soit pendant les vacances scolaires, soit pendant l’année scolaire durant le temps extrascolaire, s’ils suscitent l’adhésion des plus jeunes enfants, sont boudés par les préadolescents et les jeunes adolescents.

Mieux répondre aux attentes des 11-15 ans

Une réflexion sera ouverte avec l’ensemble des partenaires des associations et des collectivités territoriales sur des formes de loisirs collectifs qui répondent aux attentes des 11-15 ans. Elle prendra une dimension européenne et s’appuiera sur une recherche pluriannuelle. Un rapport sur le sujet sera confié très prochainement à un parlementaire en mission, qui auditionnera un large panel de jeunes et des différents acteurs concernés.

Améliorer la formation de 8 000 animateurs intervenant dans les contrats éducatifs locaux

Pour améliorer la qualité des activités proposées dans le cadre des contrats éducatifs locaux, des formations complémentaires techniques, culturelles et scientifiques seront proposées à 8 000 intervenants actuellement titulaires d’un BAFA, pour leur permettre d’accéder, éventuellement en alternance, à un diplôme professionnel de niveau IV.

Une charte des contrats éducatifs locaux est en cours de rédaction. Elle permettra de mettre l’accent sur la nécessaire qualité des activités éducatives et leur mise en cohérence avec les enseignements. Il y sera notamment proposé aux communes signataires d’envisager la mise en place d’un conseil local de la jeunesse, d’un point d’information jeunesse et d’un fonds d’aide à l’initiative des jeunes.

Simplifier la réglementation des centres de vacances et de loisirs

La loi habilitant le gouvernement à procéder par voie d’ordonnance à des mesures de simplification administrative sera mise à profit pour procéder aux réformes souhaitables pour alléger les formalités à la charge des organisateurs, qu’il s’agisse d’associations ou de collectivités territoriales.

Cinq priorités du rapprochement éducation-jeunesse

Avec des partenaires associatifs, soucieux de préserver la spécificité de leur démarche, mais décidés à accompagner les efforts du Ministère, cinq chantiers prioritaires sont nés du rapprochement entre l’Education et la Jeunesse : l’incitation à la lecture et à l’écriture, l’éducation artistique et culturelle, l’aide aux élèves en rupture scolaire et la prévention de la violence et le développement des actions de prévention pour et par les jeunes.

Inciter à la lecture et à l’écriture en centres de vacances et de loisirs

En complémentarité avec la prévention de l’illettrisme pendant le temps scolaire, seront mises en place des actions pour éveiller et stimuler la curiosité, le désir et le goût pour la culture de la langue et de l’écrit, dans les centres de vacances et de loisirs. 11 000 exemplaires d’un album de littérature jeunesse a été envoyé aux Directions départementales de la jeunesse et des sports pour que les centres de loisirs élaborent un véritable accompagnement de l’entrée dans la lecture pour les 5-7 ans. A l’été 2004, en collaboration avec la Fondation nationale de gérontologie, des sacs à dos de livres sur le thème des relations entre les générations seront mis à la disposition des centres de loisirs. Une aide méthodologique sera fournie aux animateurs sous la forme d’un « guide des invitations à la lecture et à l’écriture ». Des informations complémentaires seront disponibles sur le site internet « Bien lire ». Dans le même esprit, le ministère de la culture encouragera notamment les bibliothèques publiques à développer l’accueil des jeunes et de leurs familles lors des séjours de vacances.

Favoriser l’éducation artistique et les pratiques amateurs

Les contrats éducatifs locaux de 6 500 communes proposent déjà des actions éducatives artistiques en musique, théâtre, danse et arts plastiques, mais elles ne sont pas toujours conçues en cohérence avec les projets d’école ou d’établissement. Ces activités s’appuient sur les structures culturelles locales, qui sont fortement mobilisées sur ce thème par le ministère de la culture.

Les pratiques amateurs seront encouragées, les rencontres entre amateurs et professionnels aussi. La mise en place d’ateliers de pratiques artistiques dans les centres de loisirs et les équipements de proximité (M.J.C., centres sociaux, maisons de quartiers…) sera particulièrement soutenue dans 9 régions expérimentales.

Les participations d’amateurs seront facilitées lors des stages de réalisation dont c’est la vocation et en accompagnement des grands Festivals (Cannes, Avignon, La Rochelle, Aurillac, Bourges, Angoulême…)

Le développement des pratiques artistiques en amateur s’effectue notamment autour du réseau de l’enseignement spécialisé (écoles de musique, de danse et théâtre, conservatoires) relevant de la compétence des collectivités locales et des fédérations d’éducation populaire dont l’action dans ce domaine est également soutenue par le ministère de la culture et la communication.

Aider les jeunes menacés de rupture scolaire

Au côté des classes relais et des autres dispositifs de soutien, les ateliers relais confient certains jeunes collégiens menacés de rupture scolaire à des associations complémentaires de l’école publique. Par des actions de resocialisation et de rescolarisation, elles obtiennent la plupart du temps que ces jeunes reprennent une scolarité normale ou qu’ils entrent dans un cycle de formation professionnelle. Une vingtaine de nouveaux ateliers ouvriront en janvier 2004 et une centaine d’autres viendront s’ajouter à la rentrée scolaire 2004. Une mesure nouvelle de 6,4 millions d’euros a été obtenue à cette fin.

Prévention des incivilités et de la violence dans les centres de vacances et de loisirs

Les actes d’incivilité et de violence chez les enfants et les jeunes sont préoccupants, même s’il ne faut pas surestimer l’ampleur du phénomène ni considérer chaque jeune comme un délinquant en puissance. Pour prendre la mesure du problème et y apporter des réponses adaptées, un système de collecte d’informations sera expérimenté dans les directions départementales de la jeunesse et des sports volontaires en relation avec les services de police et de gendarmerie.

Un numéro vert accessible aux organisateurs et aux animateurs des séjours sera expérimenté. Un correspondant violence sera désigné dans chaque service départemental qui pourra, à la demande des maires ou des responsables des accueils, se déplacer sur le terrain pour jouer un rôle de médiateur.

Dans le cadre de la préparation des diplômes, professionnels ou non, du secteur de l’animation, des modules spécifiques seront organisés. A la demande des organisateurs ou des intéressés eux-mêmes, des formations seront offertes aux animateurs déjà diplômés.

Développement des actions de prévention pour et par les jeunes

Les jeunes sont souvent plus sensibles aux actions de prévention portées par leurs pairs qu’aux mises en garde qui leur sont adressées par des organismes institutionnels spécialisés.

Une « charte des actions jeunes de prévention » sera rédigée en concertation avec l’ensemble des associations de jeunes et de jeunesse, les mutuelles étudiantes et tous les partenaires susceptibles d’y adhérer.

Elle précisera à quelles conditions des jeunes peuvent intervenir dans les établissements d’enseignement : formations, liens avec les activités et les personnels pédagogiques, rôle des adultes et des professionnels dans le projet proposé…

Les nombreuses initiatives soutenues dans ce cadre apporteront une dimension nouvelle aux actions de prévention touchant notamment la sécurité routière, le sida et les maladies sexuellement transmissibles, la drogue, l’alcool et le tabac.

C’est donc une politique ambitieuse et cohérente, marquée par la volonté d’une approche globale et par le souci de mieux faire converger les efforts de tous les partenaires, publics et privés, mobilisés autour d’une mission d’éducation partagée, qui sera mise en œuvre dès le début de l’année 2004.

Elle s’efforce à la fois d’être pragmatique et de rendre plus lisibles les grands axes des actions menées en ce domaine. Elle veut en même temps valoriser les dispositifs existants et en renforcer l’efficacité par une mise en synergie autour d’initiatives nouvelles.

Après ce premier ensemble de mesures consacrées à la jeunesse, une deuxième série d’initiatives concernant un public adulte et touchant la vie associative, les loisirs éducatifs et la formation tout au long de la vie sera présentée dans quelques mois.

Contribution à une politique de jeunesse

Le rattachement du secteur de la jeunesse au ministère de l’éducation nationale permet la mise en œuvre d’une politique éducative globale prenant en compte le champ scolaire et le champ extrascolaire, l’éducation académique et l’éducation informelle. L’une et l’autre concourent, chacune avec ses méthodes et ses objectifs propres, à offrir aux jeunes des instruments qui leur permettent de s’intégrer dans notre société en devenant des citoyens à part entière.

L’école ne peut répondre seule aux attentes de plus en plus nombreuses et parfois contradictoires dont elle est l’objet. Pour ne pas perdre la continuité nécessaire aux apprentissages, elle doit se recentrer sur les savoirs et les savoir-faire fondamentaux. Mais, à côté des enseignements et en synergie avec eux, notre politique de jeunesse doit permettre de développer d’autres dimensions de l’éducation tout aussi décisives : il faut en effet offrir à tous les jeunes la possibilité de vivre les expériences culturelles et sociales indispensables pour bien s’orienter dans les apprentissages scolaires ou universitaires ; il faut également leur donner les moyens d’utiliser leurs connaissances et leurs talents dans des activités ou des projets qui ont un sens pour eux et pour les autres. Bref, il s’agit de s’assurer que chacun puisse bénéficier des loisirs éducatifs, des activités culturelles, des soutiens que seules certaines familles sont en mesure d’apporter à leurs enfants.

Cette conception globale de l’éducation devient un enjeu majeur dans nos sociétés exposées à des évolutions profondes liées, notamment, à la mondialisation : il est en effet de plus en plus difficile d’appliquer directement ce que l’on a appris à l’école ou à l’université dans la vie professionnelle ou sociale. Les adaptations et les transpositions nécessaires appellent une approche éducative originale, très différente d’une démarche scolaire ou universitaire mais dans laquelle le secteur jeunesse peut jouer un rôle déterminant, s’ajoutant à celui qu’il tient, par exemple, dans les activités périscolaires ou les loisirs éducatifs.

C’est donc une éducation partagée qu’il faut construire, en développant des complémentarités entre les enseignements scolaires ou supérieurs et les approches éducatives propres au secteur de la jeunesse et de la vie associative. En ce sens, il s’agit de donner un nouveau souffle à la politique de jeunesse : au-delà de l’éducation populaire qui vise à permettre au plus grand nombre de s’approprier des activités auparavant réservées à quelques-uns, après l’éducation informelle ou non-formelle, le moment est venu de mettre l’accent sur la continuité et la cohérence des actions menées, le renforcement de la qualité du soutien que des adultes bien formés peuvent apporter aux jeunes pour leur permettre de progresser et de devenir plus autonomes.

Parce que l’éducation est une mission que l’Ecole partage avec les parents, les associations et les responsables territoriaux, les services de la jeunesse et des sports ont associé au grand débat sur l’avenir de l’Ecole l’ensemble des associations et fédérations d’éducation populaire, les associations complémentaires de l’école, locales et nationales, les 9 000 communes ayant déjà participé à un diagnostic partagé avant de signer un contrat éducatif local avec l’Etat, et les jeunes des conseils de la jeunesse, locaux, départementaux et nationaux. Ils ont tous été invités à faire part de leurs réflexions et propositions.

La politique menée en faveur de la jeunesse revêt une forte dimension interministérielle. C’est pourquoi plusieurs ministères : affaires sociales, famille, culture, ville, intérieur, sports, … ont été associés à la définition des actions à mener au cours de l’année 2004 et contribueront à leur réalisation. Ces actions s’ordonnent autour de cinq grands axes :

– Aider les jeunes à la prise de responsabilité
– Accompagner les initiatives des jeunes
– Informer les jeunes
– Offrir des loisirs éducatifs de qualité adaptés aux attentes des jeunes
– Ouvrir des chantiers communs, fruits du rapprochement de l’éducation et de la jeunesse.

 

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