Romain Aparicio

Délégué général de IASTAR (Fédération Française des Radios Etudiantes).

 

Le fait que les télés ne disposent pas d’un fonds de soutien comparable à celui des radios libres pose un problème, alors que la production télévisuelle est plus coûteuse que la production radiophonique. Du fait principalement de ce manque de moyens et de la législation, les télés associatives se limitent à produire des stocks, qu’elles diffusent ensuite lors de projections dans des bars et autres lieux publics, instaurant une diffusion de spectacle plus qu’une diffusion en flux continu.
Autre corollaire : la culture télévisuelle locale n’existe pas, à la différence des pays du Nord de l’Europe, elle est à construire. En ce sens, l’avenir des télés associatives me paraît plutôt sombre.


Emmanuelle Eymard

Bénévole à Zaléa TV (Zone d’action pour la liberté d’expression audiovisuelle).

 

Les télés libres ne disposent pas d’un fonds de soutien comme cela existe déjà pour les radios. Néanmoins, si le manque de financement pénalise les télés libres, ce n’est pas le cas pour toutes les télés associatives : celles dépendant des collectivités locales, les mairies, sont soutenues et ont moins à s’inquiéter de leur futur.
Nous nous battons pour que ce fonds existe, mais la politique actuelle du gouvernement ne va pas dans ce sens. En termes de diffusion, les technologies wi-fi, Internet qui permettent de diffuser à moindre coût, la TNT, sont autant d’opportunités que les télés associatives doivent saisir. Si on leur en ouvre les portes.


Francis Balle

Ancien membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et spécialiste des médias.

 

Le seul porte-voix pour les associations aujourd’hui encore, c’est la presse. Au XIXe siècle déjà, les bulletins de liaison des clubs de pensée faisaient passer la solidarité associative de l’état latent à l’état patent. L’écrit étant le vecteur privilégié des associations, les médias associatifs ont connu un nouvel élan avec le mouvement des radios libres en 1989.
Quant aux télés, les premières nées sur le câble ont eu peu de succès par rapport à leurs voisines hollandaise et suisse, et les locales d’aujourd’hui ne sont pas rentables. Les radios seront donc les porte-voix des associations de demain, et les télés celles d’après-demain, si ces dernières profitent de la TNT et du webcasting.

 

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