Recherches & Solidarités et France Bénévolat viennent de publier les résultats de la neuvième édition de leur enquête La France bénévole, centrée cette année sur la façon dont l’engagement associatif s’inscrit dans la vie et le parcours des bénévoles ainsi que sur l’articulation entre l’individuel et le collectif au sein des associations. Tour d’horizon des principaux résultats.

 

Menée auprès de 3 131 bénévoles, sur la base d’un questionnaire diffusé aux mois de mars et d’avril 2012, la neuvième édition de la France bénévole, visait à « mieux comprendre comment leur action  s’inscrit dans leur vie et dans leur parcours, et comment elle s’insère dans le projet collectif porté par leur association ».

 

Des questionnaires distincts ont été proposés aux étudiants, aux actifs et aux retraités, afin de mieux cerner les spécificités de ces catégories de la population. Un certain nombre d’enseignements peuvent néanmoins être tirés au global.

 

Le bénévolat, source d’épanouissement… mais pas que !

 

Premier point saillant, le bénévolat est source d’épanouissement, porteur de sens et permettant de développer en même temps ses compétences, au service d’un projet collectif. Cet épanouissement va de pair avec l’équilibre que les bénévoles parviennent à trouver, pour une grande majorité, entre leur engagement, leurs activités et leur vie personnelle.

Enfin, l’engagement a un impact positif sur le parcours des individus, en ceci qu’il peut avoir des liens avec les études, la recherche d’emploi, le parcours professionnel et le parcours post-professionnel.

 

Cet apport individuel souligné par de nombreux répondants à l’enquête n’est pas en opposition avec la dimension collective et l’appréhension du projet collectif dans son ensemble. La majorité des bénévoles témoignent en effet d’une connaissance et des statuts et du projet de leur association. On observe que cette connaissance augmente même avec le temps consacré à l’activité bénévole.

Ces éléments concourent à désigner une trajectoire d’engagement en trois temps : « […] on s’engage pour soi, puis avec les autres, puis pour les autres, et dans la société ; ainsi le projet collectif ne prend pas le pas, mais s’ajoute, notamment dans le concept de reliance. Il n’y a pas d’opposition ni de manichéisme car les deux approches, individuelle et collective, s’enrichissent ; et au bilan, le bénévole se retrouve dans l’action sociale plus générale ».

 

Et les étudiants dans tout ça ?

 

Donner du sens à sa vie, avoir des activités en équipe et apporter ses connaissances à une cause d’intérêt général figurent au rang des motivations des étudiants pour rejoindre une association. À noter sur ce point une différence entre les jeunes hommes et les jeunes femmes, ces dernières attachant plus d’importance à la question du sens qu’à celle de l’apport de connaissances, à l’inverse des premiers.

 

La conciliation de l’activité bénévole et des études ne pose pas de problèmes à une très large majorité des répondants étudiants, même si 27 % affirment manquer de temps pour eux en plus de ces deux activités. Au-delà, on observe une véritable complémentarité entre études et bénévolat. Ainsi, 23 % affirment que le bénévolat conduit à mieux s’organiser dans ses études, tandis que pour 55 % le bénévolat permet de voir les choses autrement, ce qui est une aide pour les études.

Sur l’autre versant, 37 % mettent leurs connaissances au service de leur bénévolat et 33 % voient en celui-ci un moyen de les appliquer et de les renforcer. L’engagement associatif a donc une dimension de formation parallèle qui est bien perçue, puisque 62 % des répondants à l’enquête affirment faire systématiquement mention de leur engagement sur leur CV.

 

Dernier enseignement, à l’encontre de ce que l’on croit trop souvent, il y a une continuité dans l’engagement des étudiants. 56 % affirment préférer avoir une activité bénévole continue, contre 26 % qui sont à la recherche d’une succession d’activités bénévoles différentes. Cette volonté se heurte cependant parfois aux contraintes liées aux études qui obligent à des déplacements et changements de lieu. Les étudiants ne sont donc pas zappeurs, mais mobiles.

 

Retrouvez l’intégralité de cette enquête sur le site de Recherches & Solidarités.

 

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