Réunis au Labo 13 – Mie Paris le 29 mars dernier à l’occasion d’une formation civique, une quarantaine de volontaires venus de toute la France a pu échanger sur l’économie collaborative. En compagnie d’Antonin Leonard, co-fondateur du mouvement Oui Share, chacun a pu s’exprimer et remettre en cause quelques certitudes sur le sujet.

 

Après une brève introduction d’Antonin sur son parcours et le concept de Oui Share, les volontaires se sont lancés dans un débat vif et animé. Pour la génération actuelle, partage rime souvent avec Internet. Mais a-t-on attendu Internet pour partager et aider son prochain ? Certes non. Mais le web abolit les frontières et permet à tous d’échanger. Le savoir ne serait plus détenu par les seuls experts mais le quasi anonymat derrière lequel chacun peut s’inventer éditorialiste, reporter ou activiste placerait, selon les participants, l’internaute face à l’insécurité et l’intraçabilité. Et s’il est vecteur de co-construction et de diffusion des savoirs, le net est également pourvoyeur des pires travers de la société mondiale. Face aux risques multiples liés à l’utilisation du web, la majorité des volontaire s’accorde à dire qu’une éducation à la lecture critique et au croisement des données doit être fournie aux enfants.

 

Mais le partage ne saurait être restreint au web. Après avoir vu une courte vidéo expliquant les grandes lignes de l’économie collaborative, les volontaires ont échangé avec Antonin. Pour eux, les biens et les services peuvent entrer pleinement dans l’esprit de l’économie collaborative. Mais pas n’importe comment. Le covoiturage et les initiatives de mutualisation de moyens sont des exemples viables. Des exemples pouvant faire penser aux élans de solidarité d’antan. Et bien qu’ils voient dans l’esprit collaboratif un progrès et un retour aux sources, les participants espèrent qu’il ne tombera pas dans les carcans de l’économie capitaliste. Selon eux, le collaboratif ne doit pas s’effacer derrière l’intérêt financier.  

 

Après avoir discuté des multiples perspectives d’Internet, les volontaires se sont prêtés à un petit jeu de simulation. Regroupés en équipes, ils ont été amenés à imaginer un système collaboratif répondant aux besoins d’une famille, d’un campus, d’une ville, d’un pays… Et les résultats ont été à la hauteur des attentes ! Forums d’échanges de savoirs révolutionnant la pédagogie des campus bordelais ou réseau d’entraide des parents d’élèves d’une école parisienne, chaque projet reflète une problématique et les possibilités offertes par le collaboratif…

 

 


Ecolaborative – Formation civique – Animafac par animafac

 

 

Ouvrez l’oeil, certains concepts développés lors de cet atelier verront peut-être le jour près de chez vous ! Et pour en savoir plus sur Oui Share, rendez-vous sur le site officiel du mouvement.

 

 

 

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