Depuis 2002, le réseau Animafac organise, avec le soutien de la Délégation interministérielle à la sécurité routière, un concours de création multimédia (affiche, mini-vidéo, animation flash) sur le thème de la sécurité routière.

Ce concours, exclusivement ouvert à des jeunes, leur permet de se saisir de cette problématique pour produire un message pertinent et adapté, à l’attention de leur pairs.


Afin que cette démarche contribue le plus largement possible à résorber cette insupportable situation, toutes les créations lauréates et finalistes de ce concours sont mises à la disposition de tous.

 

Accessibles à toutes les structures (associatives, institutionnelles, privées, …) qui souhaitent utiliser ces supports dans le cadre d’actions de sensibilisation non lucratives, ces créations vous sont proposées gratuitement.

Pour en bénéficier, il vous suffit simplement de remplir et de nous retourner la convention ci-dessous à Animafac 23, rue Dagorno 75012 PARIS :

Télécharger la convention

 

 

Tout voir

 

Affiche lauréate 2003 : Elle déchire ta caisse

 

Une idée ressortait de mes recherches pour le concours d’affiches Animafac. Un concept simple et efficace :  » Elle déchire ta caisse ! ». Le chemin de ce concept ne s’est pas, par bonheur, arrêté à l’état du croquis mais a abouti aujourd’hui à une affiche officielle qui je l’espère aura un certain impact. Quoiqu’il en soit, c’est une grande satisfaction et, n’ayons pas peur des mots, un immense honneur que d’avoir été approuvé et cautionné par le jury d’Animafac. Je les en remercie grandement. L’encouragement est bienvenu et il me redonne confiance, énergie et envie. La cause est importante. J’espère que l’affiche la servira.

La voiture est, nous le savons, un symbole de puissance, un objet de fierté, parfois un attribut de virilité, une arme de séduction. Mais elle est aussi et surtout un véritable fléau pour la jeunesse française. Bien que compréhensible par tous, le message s’adresse plus particulièrement aux hommes. Le visuel de cette affiche étant un ventre de jeune fille, symbole fort de féminité, de maternité et de sensualité, balafré d’une énorme cicatrice, marque indélébile d’un accident de la route. Le geste de cette jeune femme est à la fois provocateur et accusateur. L’image doit marquer les esprits, toucher un point sensible chez les jeunes hommes et la population en général (les hommes n’ayant pas l’exclusivité des accidents de la route).

Philippe BRANDON, étudiant à l’EPSAA (Ivry)

 

 

50 km/h

 

Cette affiche est basée sur l’homophonie entre « 100 » et « Sang ». La limitation de vitesse en ville n’est pas assez respectée. L’affiche, en bichromie rouge et noir rappelle le danger et le sang, et insiste sur le fait qu’à vitesse élevée, les risques d’accidents sérieux sont décuplés. De plus, en ville, des piétons (que l’on retrouve en arrière plan) peuvent traverser et il est plus difficile de les éviter à 100 km/h qu’à 50.

Claire Felgeirolles, étudiante en BTS Communication visuelle, IPESUD Montpellier

 

 

Julien, 22 ans

 

Les jeunes ne prennent pas assez en considération le danger de la route. A 20 ans on se croit immortel, la mort nous paraît lointaine, l’insouciance due à l’âge nous pousse à l’excès (vitesse, fatigue, alcool). Malgré leur force, les campagnes de prévention n’ont donc apparemment pas assez d’impact.

Les silhouettes noires sont des fantômes désormais immobiles. Elles marquent une fin de parcours, une fin de vie, à cet endroit précis. Elles nous effrayent pour nous pousser à la prudence et à la responsabilité.

Pour renforcer leur impact, ces silhouettes ont peut-être besoin d’un visage. C’est ce que nous avons voulu faire en personnalisant ce mort.

Mélanie Bouvier, Laetitia Brubach et Nathalie Chabert

 

 

Je Tue Il

 

Dans les campagnes précédentes, la Sécurité Routière utilisait des images chocs qui avaient pour conséquence le dégoût plus que la réflexion. De ce fait nous nous sommes efforcés de recadrer le message de la Sécurité Routière et de trouver une idée générique qui puisse la représenter. Les mots sont donc plus importants que les images. Tout le monde doit se sentir concerné par les dangers de la route : ceux qui roulent vite, ceux qui roulent prudemment, ceux qui ne boivent pas, etc. C’est pourquoi nous avons utilisé des pronoms qui nous rappellent que nous ne sommes pas seuls mais qu’il faut agir ensemble. L’ajout du E rouge (sang) dans ce schéma classique crée le verbe « tuer », idée de l’accident qui peut venir de n’importe où. Cette affiche permet de se poser les vraies questions sur notre comportement au volant.

Larroque Hugues Lasbezeilles Emilie Etudiants à l’ ECV Bordeaux

 

 

Bienvenue en France

 

Les campagnes récentes sur la sécurité routière utilisent un point de vue choquant pour secouer les esprits, mais n’ont souvent pas de référence culturelle ou sociale. J’ai donc choisi de m’intéresser à la particularité française, sans lui faire de cadeau. En partant d’un constat simple : la France compte 3 à 4 fois plus d’accidents mortels que ses voisins européens. Alors qu’en règle générale la France aime mettre en avant son identité  » exemplaire  » en matière de politique étrangère et d’exception culturelle. Le comportement au volant se doit d’être civique et courtois. En principe ce sont des valeurs bien françaises. La phrase  » BIENVENUE EN FRANCE l’exception européene en matière de sécurité routière  » est ainsi censée faire prendre de la distance au spectateur par rapport à son propre pays et à lui faire se demander si il n’y a pas un problème avec ce constat.

Matthias Pollak

 

 

Le fabuleux destin de JC

 

La signalisation sous forme de pictogrammes fait partie intégrante de notre quotidien. J’ai donc choisi cette forme de communication pour aller à l’essentiel en racontant une histoire en quelque sorte… celle de Jean-Claude, citoyen modèle. Cette histoire pouvant très bien être celle de n’importe qui. Cette « biographie » recèle comme un avertissement ironique (nous sommes bien d’accord que la « fabuleuse » vie de Jean-claude s’arrête à ses 18 ans.) L’affiche rend compte du danger que peuvent représenter les deux roues, sans montrer directement l’accident en lui-même. Je me suis servi de l’évolution de Jean-Claude, en référence à l’évolution humaine, allant à quatre pattes, puis à deux, puis en deux roues… pour que le public s’identifie davantage à ce personnage.

Christophe Dupré, étudiant à l’ESAM Paris


 

Des signes qui ne trompent pas

Pour la plupart des automobilistes, le handicap est une notion plus palpable et représentative de souffrances que la mort. Vie difficile, contraignante, marginale, solitaire parfois. C’est cet avenir plus noir et concret que la mort, si énigmatique, que j’ai voulu représenter dans mon visuel. J’ai alors recherché les similitudes qui existaient dans le vocabulaire de formes de ces deux mondes que sont la route et le handicap. C’est le panneau de réduction à une voie qui, dans le fond comme dans la forme, m’a suggéré le parallèle avec l’amputation. L’accroche trouve toute sa force grâce à cette analogie de sens et de forme.

Alexandre Mombrun, étudiant à l’ESAM Paris

 


 Morts sur la route

 

Mon objectif était de sensibiliser les jeunes au danger que peut représenter la voiture. Au volant, les jeunes, dont je fais partie, se sentent souvent invulnérables et sont peu sensibles à l’argument qui dit que la voiture peut attenter à leur vie. J’ai donc voulu mettre en lumière le fait que la voiture est la seule chose que nous utilisons quotidiennement et qui peut faire de chacun d’entre nous des meurtriers.

Aurélie Castex



Cendrillon

 

Mon objectif était de sensibiliser les jeunes au danger que peut représenter la voiture. Au volant, les jeunes, dont je fais partie, se sentent souvent invulnérables et sont peu sensibles à l’argument qui dit que la voiture peut attenter à leur vie. J’ai donc voulu mettre en lumière le fait que la voiture est la seule chose que nous utilisons quotidiennement et qui peut faire de chacun d’entre nous des meurtriers.

Aurélie Castex

 

 

 

 

Juste une fête entre amis

 

Cette création met en scène la cause de l’accident et sa conséquence directe, regroupées dans une seule image. La photo souvenir permet à chacun de s’y identifier, tandis que le découpage sur celle-ci fait le lien entre le récit du drame et cette scène figée dans le temps. Elle implique surtout directement l’entourage de la victime, qui peut parfois jouer un grand rôle afin d’éviter les accidents.

Caroline Thiriet, étudiante à l’ESAD Strasbourg

Affiche lauréate 2002 : C’était rouge

Avoir le premier prix de ce concours est un formidable encouragement pour moi au moment où, parallèlement à ma dernière année d’étude, je me lance en tant que graphiste indépendante. C’est avec des institutions, publiques ou privées, qui s’impliquent dans la vie de la cité que je souhaite travailler et les conditions de ce concours (thème et initiateurs), en cohérence avec mes aspirations professionnelles, ne pouvaient que me donner envie d’y participer. J’ai choisi d’utiliser le feu de signalisation non seulement parce qu’il me permettait de jouer avec l’analogie colorée entre le sang et le feu rouge mais aussi parce que de toute la signalétique routière il est le seul à comporter à la fois l’interdiction (feu rouge), l’autorisation (feu vert) et le libre arbitre gouverné par la prudence (feu orange). C’est le signe qui, par son aspect  » non figé « , souligne symboliquement au mieux la responsabilité du conducteur face au  » choix  » qui se présente à lui.

Ce n’est pas tant dans le fond que dans la forme que cette affiche s’adresse aux jeunes. Le message est valable pour tous mais je me suis attachée à ce que le ton ne soit ni moralisateur ni répressif. La flaque de sang agit comme un répulsif ( » voilà ce que je ne veux pas « ) : plus que la peur du gendarme ou du jugement moral c’est la réalité brutale de l’accident qui est à même de sensibiliser les jeunes. J’ai souhaité que cette image donne à réfléchir. En présentant dans un même temps les conséquences et les causes, elle donne tous les éléments pour permettre à chacun d’en tirer les conclusions qui s’imposent : donner à réfléchir, c’est responsabiliser.

Sandrine ALBANEL, étudiante à Paris Lauréate du concours

 

La fièvre du samedi soir

 

 » Chaque année 2000 jeunes se tuent sur les routes. Je suis partie de ce constat pour créer cette image qui traduit d’une façon ironique et quelque peu cynique le décalage qui réside entre deux réalités : les nuits où l’on peut s’oublier en toute insouciance, et la menace constante, réelle, de l’accident au petit matin. Je ne dénonce pas, n’accuse pas en utilisant ce média, mais témoigne, rappelle et interpelle. Il est probable que cette affiche choquera ou marquera certains esprits tant par son esthétique crue et réaliste que par son thème, mais je pense qu’il est aujourd’hui nécessaire de voir cette route meurtrière en face « .

Céline HAINE, étudiante à Paris

 

 

Ca commence par des mots

 

 » L’idée de l’affiche est venue d’un lieu commun : On n’est jamais aussi con qu’au volant. Il me semble que c’est une cause latente de nombreux accidents : violence verbale, irrespect, sentiment d’être seul au monde et toujours prioritaire augmentent sans doute les risques. D’où le slogan  » Ça commence par des mots, ça finit par des morts « . Graphiquement, l’affiche propose uniquement un collage de mots, sans image-choc : aujourd’hui, dans un monde saturé d’images, un mot peut-il avoir plus d’impact qu’une image ? « .

Jean-Baptiste JOATTON, étudiant à Paris

 

 

Photomaton

 

 » Mon affiche représente cinq jeunes dans un photomaton. On les voit joyeux, très proches, très amis. Ce qui m’a intéressée est l’insouciance et la joie qui se dégagent de cette photo. Il y a 5 jeunes, ce qui renvoie à la phrase qui accompagne l’affiche :  » 1 victime sur 5 a entre 18 et 24 ans « . Ce que je voulais illustrer est la perte peut-être future d’un de ces jeunes, perte qui viendra détruire ce groupe. Un accident de la route sous l’effet de l’alcool pend au nez de tous les jeunes qui font la fête et qui ne font pas attention au nombre de verres qu’ils prennent.  » On tire au sort celui qui ne boit pas, pas celui qui meurt  » est un message pour les jeunes. Si vous voulez entretenir cette amitié qui vous lie, pensez à ne pas jouer avec la mort quand vous faîtes la fête. « 

Émilie LEPOITEVIN , étudiante à Orléans

 

 

Le kit  » Mourir jeune  »

 

 » Comme je fais partie du coeur de cible, j’ai commencé par me demander ce qui moi me ferait réagir. Les images chocs on en voit tous les jours à la télé, on finit par relativiser. Par contre l’humour au second degré, l’humour un peu noir, on s’en souvient… Quand on est jeune, on préfère toujours se souvenir des choses amusantes que des dernières statistiques de tués sur la route… J’ai utilisé des codes un peu kitch, un peu funky qui donnent un côté décalé suffisamment clair pour éviter toute confusion. Et aussi parce qu’une affiche flashy ça saute aux yeux, les supermarchés l’ont bien compris ! « .

Bénédicte LAINÉ, étudiante à Paris

 

 

Elue voiture de l’année

 

« Ayant été très touché lors de l’accident d’un des membres de ma famille, j’ai été amené à me rendre régulièrement, pendant plus de 11 mois, le voir, à l’hôpital de Garches. C’est là que j’ai pris vraiment conscience que l’accident de la route ne faisait pas que des morts, mais aussi des handicapés. Des hommes, des femmes, des enfants, frappés à vie, obligés de réapprendre à vivre cloués sur un fauteuil, et la plupart, pour le restant de leur vie. C’est pour cette raison que j’ai voulu, à travers cette affiche, frapper les esprits des jeunes et des moins jeunes en mettant fortement en avant un fauteuil roulant avec un titre à contre pied, suffisamment provocateur pour déclencher une prise de conscience auprès des conducteurs. Par ailleurs je suis persuadé qu’il serait bon que les constructeurs automobiles cessent d’exalter puissance et vitesse et soient moins triomphalistes et auto-satisfaits quand un véhicule de leur marque est élu « voiture de l’année » « .

 Vincent ROZOY , étudiant à Paris

 

 

Ca fout la gerbe

 

« Ce concours m’a plu car je me sens réellement concernée par les accidents de la route qui m’effraient bien plus encore que le terrorisme ou les OGM. J’ai souhaité transmettre cette peur ou ce dégoût en utilisant la polysémie du mot « gerbe » qui exprime, dans un humour plutôt noir, à la fois le vomissement provoqué par un abus d’alcool, mais aussi le bouquet que l’on dépose en mémoire d’un défunt (la plupart du temps après un accident). En jouant avec les couleurs kitchs et glauques de la couronne, j’ai essayé d’obtenir quelque chose de percutant mais tout de même implicite, pour ne pas tomber dans le complètement gore où plus personne ne se sentirait concerné. »

Anne-Lise KING, étudiante à Orléans

 

 

Arrêtons le massacre

 

 » Mon objectif était de sensibiliser les jeunes au danger que peut représenter la voiture. Au volant, les jeunes, dont je fais partie, se sentent souvent invulnérables et sont peu sensibles à l’argument qui dit que la voiture peut attenter à leur vie. J’ai donc voulu mettre en lumière le fait que la voiture est la seule chose que nous utilisons quotidiennement et qui peut faire de chacun d’entre nous des meurtriers. « 

Martin CUEL, étudiant à Strasbourg

 

 

Prêt-à-porter 2003

 

 » Pour toucher une cible jeune, j’ai voulu créer un message décalé, au second degré mais facilement compréhensible. Notre génération s’amuse beaucoup, ne connaît pas ses limites et se tue souvent au petit matin à la suite d’une bonne soirée. À travers les effets personnels d’un jeune décédé, je me suis essayé à recréer cette ambiance festive qui tourne au drame. Responsabiliser notre génération n’était pas mon but, mais plutôt de créer une prise de conscience par rapport à la voiture associée à l’alcool. Mais des campagnes comme celle-là ne serviront à rien tant que les pouvoirs publiques n’interdiront pas les publicités pour l’alcool ainsi que le sponsoring et le lobbying des marques d’alcool et tabac dans les soirées étudiantes. « 

Laurent SIMONIN, étudiant à Aix-en-Provence

 

 

Et PAF t’es mort

 

« Les accidents de la route représentent la première cause de mortalité chez les jeunes de moins de 25 ans. Cela est bien souvent le fruit de quelques secondes d’inattention. C’est tragique mais aussi bête que ça. C’est ce double constat qui est traduit par la référence à la blague universelle  » et paf, le chien…. « . Mais paf, c’est toi qui es mort. Le choc, la confrontation de quelque chose d’anodin et la violence verbale font rire jaune. Ca n’arrive pas qu’aux autres. »

Sandrine LAURET, étudiante à Paris

 

 

Tu veux une nouvelle caisse ?

 

 » J’ai réalisé mon affiche à partir du jeu de mot « caisse » pour voiture et pour cercueil. La composition de l’affiche est très simple pour avoir plus d’impact : car moins il y a d’éléments sur une affiche plus elle est lisible. J’ai donc concilié rapidité et efficacité de la communication. Je n’ai utilisé que trois couleurs pour ces mêmes raisons : le fond est noir pour que l’affiche soit visible, la typo est blanche pour qu’elle soit lisible et le cercueil est rouge pour qu’il ait plus d’impact. La phrase « roule bourré » peut-être déclinée en « roule à fond » ou en « roule défoncé ». Le langage est volontairement familier ainsi que le tutoiement pour toucher les jeunes (18-25 ans). « 

Florie CORMOULS-HOULES, étudiante à Toulouse

 

 

 Game Over

 

« Avec l’émergence, ces dernières années de consoles de jeux et de programmes de plus en plus réalistes, où conduire devient un jeu, l’utilisateur, souvent jeune, peut amalgamer le fait de jouer et le fait de conduire. Il en est de même avec les images télévisuelles, toujours plus spectaculaires, plus sensationnelles, où les conducteurs sortent toujours indemnes. Les consommateurs d’images que nous sommes, se doivent de faire la distinction entre le réel et le virtuel, car nous n’avons pas une deuxième vie. »

Loïc MAZURE, étudiant à Orléans

 

 

La vitesse ça laisse des traces

 

 » Le visuel est une représentation métaphorique de l’accident sans utiliser des images chocs de victimes de la route. L’image est symbolique et surréaliste. La peau représente l’homme. La déchirure béante laissée par la voiture est très imagée et relativement douce dans sa texture pour éviter un aspect sanguinolent. Par contre, elle a une forme de pic oblique pour donner un aspect meurtrier au visuel. L’accroche  » la vitesse, ça laisse des traces  » joue sur la déchirure et ses conséquences : plaie qui laisse une trace à vie (elle symbolise les blessés graves) ou blessure morale lorsqu’on perd un proche. La vitesse est une plaie que chacun peut essayer de combattre à sa manière. « 

Tansen BEL, étudiante à Aix-en-Provence

 

Affiche lauréate 2004

« Pressé de mourir ?”. Si la réponse à cette question apparaît évidente, on comprend beaucoup moins les raisons qui poussent certains jeunes conducteurs à jouer avec leur vie et avec celle des autres en roulant de façon irresponsable. Bien que première cause de mortalité sur nos routes, la vitesse n’est pas une fatalité. Il tient à chaque conducteur de respecter les limites autorisées, tant d’ailleurs en termes de vitesse que d’alccolémie, pour que les statistiques soient revues à la baisse.

J’ai donc choisi, avec ce visuel volontairement froid et sombre, de remplacer la pédale d’accélérateur, symbole de la vitesse – souvent excessive – et donc du danger, par un symbole fort et immédiatement reconnaissable : le cercueil. J’espère ainsi amener les jeunes qui verront cette affiche à prendre conscience que la vitesse est un danger réel et pourquoi pas, les amener à changer de comportement au volant. Cela n’est pas une mince affaire et je suis bien conscient que tout ne changera pas grâce à un seul visuel, aussi impactant soit-il. J’espère simplement que cette création contribuera à enrichir l’édifice des récentes campagnes de sensibilisation à destination des conducteurs en général, jeunes et moins jeunes.

Cédric Pérrènès, diplômé de l’I.S.E.G, filière communication

 

 

Lorsque nous conduisons, il arrive que nous croisions les symboles des victimes de la route : des silhouettes noires, des gerbes de fleurs déposées sur le lieu de l’accident. Leur fonction première est le devoir de mémoire pour chaque accidenté. Mais elles ont également un rôle d’alerte pour les automobilistes, et doivent susciter une de prise de conscience des dangers de la route. À travers l’oeil du conducteur, le spectateur plonge dans la vision vertigineuse de la route métamorphosée en cimetière. De plus, le fleurissement des rues est supposé être un atout esthétique des communes françaises. En détournant le message de bienvenue et le système de notation, l’affiche devient cynique et reflète le déshonneur du pays face aux résultats de ses voisins européens.

Claire ROYGNAN

 

 

Il vaut mieux être freiné un instant dans sa voiture par les limitations de vitesse qu’être limité toute sa vie dans un fauteuil roulant. Avec ce visuel, j’ai voulu traduire la violence d’une vie qui se retrouve brutalement confrontée au handicap à cause d’un excès de vitesse imprudent. Créer une rencontre, qui établit un lien visuel entre la roue de la chaise roulante et le compteur de vitesse bloqué sur zéro, était pour moi la manière la plus synthétique et la plus percutante de susciter une réaction chez tous ceux qui se plaignent des restrictions actuelles.

Lucille GUIGON

 

 

 

 

Ce qui m’agace parfois dans les campagnes de prévention sur la sécurité routière, c’est la récurrence d’un ton moralisateur ou culpabilisant. J’ai donc voulu jouer sur l’humour et la responsabilité de chaque conducteur. Tous les accidentés ne sont pas des fous du volant, et il suffit de peu pour oublier que l’on n’est pas seul sur la route. Le jeu de mot sur la sortie à prendre, la sortie de route et la sortie “-finale-” met en évidence ce risque possible. De plus, l’opposition entre le panneau de signalétique classique, le cadrage simple comme une photo d’un manuel de code de la route et la violence suggérée par les mots employés, souligne sur un ton décalé le côté banal, anodin et parfois mortel de la route. C’est donc une affiche sur la responsabilité quotidienne de chaque conducteur, le choix possible qu’il peut faire à chaque instant de sa conduite.

Maël Canonne

 

 

Mon principal axe de travail est celui de l’image simple et efficace. Pour cela, il m’a fallu trouver une idée forte avec un message clair et ciblé : la vitesse a donc été le thème de mon travail. Le projet traité avec humour noir interpelle les conducteurs : la vitesse au volant tue. Le lieu de la morgue, avec son ambiance aseptisée et sinistre est là pour les rappeller à l’ordre. Les conducteurs prennent alors conscience que la vitesse au volant peut les conduire directement à la morgue. Le message “-Pieds au plancher-” est universel, il s’adresse à toutes les générations de conducteurs. L’ironie du message réside dans le calembour visuel qui doit faire réagir le lecteur. Il existe différentes façons de lever le pied, encore faut-il choisir la bonne.

Jean-Christophe LANDES

 

Sur la route, personne n’est invincible. Effectivement, personne n’est à l’abri d’avoir un accident grave, pas même celui qui se croit immortel, aussi bon conducteur soit-il. Ce sentiment d’invincibilité est cependant assez répandu chez les jeunes conducteurs, en particulier lors de retours de soirées un peu trop alcoolisés. Le T-shirt Superman, qu’on croise souvent en discothèque, est à cet égard assez emblématique des samedi soir entre jeunes. Avec ce visuel, il m’a semblé important de faire comprendre que les accidents n’arrivent pas forcément qu’aux autres, avant que certains ne deviennent à leur tour victime de la route.

Cédric Perrénnès

 

 

L’alcool est l’une des principales causes des morts sur la route. Mon affiche met en parallèle le volume d’alcool, traditionnellement indiqué sur les canettes, et le nombre de tués en voiture dus à l’alcool. Ce fléau peut toucher tout le monde et en particulier les jeunes, qui souvent ne voient dans la boisson qu’un élément festif, et ne sont pas capables de s’imposer des limites. Il ne s’agit pas de mettre en accusation les consommateurs en général, mais de mettre en évidence la corrélation directe entre l’abus d’alcool et la conduite criminelle. L’alcool n’est pas seulement dangereux pour le conducteur coupable, mais il est aussi trop souvent à l’origine d’accidents mortels impliquant d’autres automobilistes ou piétons innocents, qui se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment.

Adrien MASTON

 

 

Carte d’étudiants, carte de transport, carte de BDE… Les étudiants sont souvent amenés à apposer leur photo d’identité sur des cartes diverses et variées. Inscrire “-Colle ta photo ici-”, sur un visuel inattendu comme celui-ci est une façon de sensibiliser très directement les étudiants qui verront cette affiche au danger du handicap. Car si la mort est souvent au bout du chemin en cas de conduite irresponsable, le handicap peut l’être également. Trop de jeunes conservent toute leur vie les stigmates de leur accident, à cause d’un excés d’alcool ou de vitesse de trop.

Cédric Perrénès

 

 

Pour sensibiliser les jeunes au danger que représente la route, pour parler d’un événement aussi brutal qu’un accident de voiture, il me semble logique d’utiliser des matériaux bruts, d’employer le langage du code de la route, compréhensible et universel. La compréhension d’un tel visuel est immmédiate, nul besoin de mots pour le rendre explicite. Car lors d’un accident de voiture il n’y a ni réflexion ni vision esthétisée, uniquement des réflexes.

Marion Mont-Reunaud


Affiche Lauréate

 » Traditionnellement, le samedi soir est l’occasion de sortir entre amis et de s’amuser. Statistiquement, c’est aussi la soirée des drames. L’inconscience sur la route fait que de nombreuses personnes sont victimes de la conduite irresponsable de leurs amis ou d’autres conducteurs, coupant court aux festivités. À travers mon visuel, j’ai voulu rappeler aux jeunes leurs responsabilités, en les avertissant des risques qu’ils courent lorsqu’ils oublient que s’amuser ne rime pas avec frimer sur le bitume. Pour cela, j’ai opté pour une image aux couleurs lumineuses et attirantes, à travers des éclairages évoquant les néons des discothèques, en décalage avec leur support, un fauteuil roulant sur un fond blanc clinique. Un fond froid et sinistrement vidé de tout décorum, en opposition à l’esprit boîte de nuit qui est véhiculé au premier abord. Et un fauteuil vide pour que chacun se sente concerné en tant que victime potentielle. Une image dont le décalage, teinté d’humour macabre, fait écho aux imprudences idiotes des conducteurs. Pour que ce contraste les interroge et leur fasse prendre conscience de leurs responsabilités, car la route est comme une piste de danse, où les actes ont leurs conséquences… »

 Damien Vigier

 

 

 

 » La route est la première cause de mortalité des 15-25 ans. J’ai choisi d’utiliser le téléphone portable comme visuel car aujourd’hui beaucoup de jeunes en possèdent un et ils sont tentés de l’utiliser même au volant. Le texto est un mode actuel de communication, j’en ai profité pour faire passer mon message de prévention sous forme de SMS. L’analyse de la fréquence des communications au moment de l’accident a conclu à une multiplication du taux d’accidents par près de quatre. »

Marine Guizouarn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 » En nous renseignant sur la prévention routière, nous nous sommes aperçus que deux thèmes majeurs revenaient sans cesse en ce qui concernait les jeunes : la vitesse et l’alcool au volant. C’est alors naturellement que nous nous sommes penchés sur ces sujets particuliers qui causent tant de victimes chaque année.Nous avons voulu avoir un discours novateur, en rupture avec ce qui se fait habituellement. Pour cela, nous avons choisi de montrer des visuels récurrents dans ce genre de campagne, mais en y associant une signification particulière. Dans ces deux annonces, l’accroche éclaire d’un œil nouveau la manière que l’on a de percevoir les accidents de la route en mettant en avant le rôle de l’alcool ou celui d’une conduite à grande vitesse. Bien que liées, ces deux annonces ont néanmoins chacune un concept qui leur est propre et qui leur permet de vivre par elles-mêmes. »

Morgane Sommet et Geoffroy Gomez

 

 

 

 

 


 » Quand on me demande quelle campagne publicitaire pour la sécurité routière m’a le plus marquée, je me dis sans aucun doute celle des affiches avec les gens cabossés avec les effets de carrosseries : tête enfoncée, jambe déchirée… L’oubli des masses populaires est constant en ce qui concerne la sécurité, les dangers de la route. Une image violente, mais proche de la réalité et même en dessous de la réalité, doit choquer sans traumatiser la personne qui y est confrontée. J’ai choisi de rassembler deux concepts : le suicide et l’accident de voiture. C’était important pour moi de toucher la population qui est plus encline à ce fatalisme. Ce sont les premières causes de mortalité chez les jeunes. Mon image montre la corrélation entre ces deux concepts pour induire la stupidité de ce geste, de la décision de tout gâcher en une fraction de seconde. »

 Yannick Toussaint

 

 

 

 

 

 

 

 » Malgré les efforts de la sécurité routière, la route est un génocide sans fin. C’est un cercle vicieux qui plonge le problème en bruit de fond et lui donne une forme d’inconscience collective alimentant tous les ans le nombre de morts sur la route. Cette affiche se présente ainsi comme un miroir à travers lequel le spectateur s’intègre à la masse responsable de l’insécurité routière. Cette symbolique illustre la problématique à laquelle nous, communicants pouvons être confrontés. Deux voies sont possibles : celle qui heurte directement la conscience quelques secondes ou bien une voie plus profonde et plus psychique. Cette dernière propose un moyen stratégique pour être mémorisé en déclenchant une réflexion chez le spectateur qui doit réaliser sa propre interprétation de l’affiche. C’est par ce biais que l’inconscient pourra être atteint. »

Anne-Lise Marinier, Nicolas Leborgne, Yves Saint-Lary

 

 

 

 

 

 

 

 » L’idée de départ était de faire passer un message, de manière simple et efficace, et sans traitement photo, pour démarquer cette campagne des précédentes. J’ai voulu jouer sur différents niveaux de lecture et de compréhension. Cette affiche est composée de manière à ce que l’on identifie de loin un point d’exclamation qui, associé à la couleur rouge, signifie le danger, autant dans le code de la route que dans la vie courante. Le passant est interpellé, il s’approche pour lire le slogan, s’implique dans l’affiche. Le slogan s’appuie sur les différents sens du mot “caisse” ; il a pour but de provoquer une prise de conscience chez le lecteur. L’idée étant de choquer non pas par des images dures et violentes comme fait précédemment, mais par l’association d’une simple phrase et d’une forme suffisamment équivoque. »

Marie Gaertner

 

 

 

 

 

 

 


 » Il nous arrive parfois de croiser sur les routes d’étranges silhouettes fantomatiques. Ces silhouettes noires, plantées au milieu de nulle part, symbolisent les victimes de la route, et nous rappellent, l’espace d’un instant, que la route tue. J’ai choisi d’humaniser ces silhouettes en carton pour faire prendre conscience qu’elles représentent des vies, 5232 morts en 2004. Les chiffres évocateurs du nombre de tués sur les routes ne semblent pas choquer. Ainsi, en associant ce chiffre à des visages bien réels figés sur le bord de la route, j’ai voulu créer une image « choc » qui nous place face à la réalité. Car la route n’est pas un jeu. Il arrive parfois, lorsqu’on est au volant, d’oublier les risques liés à la conduite et nos responsabilités face à la route. Un moment d’inattention, une soirée bien arrosée, pressé de rentrer, autant de situations dont les conséquences peuvent être dramatique au volant. Aussi, cette image plutôt froide et noire, à travers ces trois jeunes immobiles sur le bord d’un virage dangereux, cherche à responsabiliser et à faire prendre conscience que les victimes de la route ne sont pas de simples faits divers. « 

Fanny Hardy

 

 

 

 

 

 


« Comment toucher directement tous les automobilistes ? Par le code barre : symbole du prix et de consommation. Pressé pour des affaires personnelles, l’autre est trop souvent oublié. Et cela peut être fatal pour un piéton : il n’a pas de protection. La vie n’a pas de prix. Soyons donc vigilants. ».

Stéphane Dos Reis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 » On a tous vécu ça : les sorties fiesta en bande, l’euphorie dans l’habitacle, le climat de décontraction générale après quelques verres, les défis idiots, les prises de risques pour l’épate. Plus d’un pilote immature en perd sa concentration pour ne pas dire les pédales. Pour ma part, plus spectateur qu’acteur de ce genre de dérives, j’ai eu parfois quelques frayeurs, croisant les doigts pour que le pire ne se produise pas. J’ai voulu illustrer un cas parmi d’autres où le pire s’est produit : un jeune conducteur, seul rescapé d’un grave accident dont il est manifestement responsable.Lui seul s’en tire, mais à quel prix ? Avec des séquelles physiques peut-être irréversibles qui le condamnent à une mobilité assistée et le réduisent à l’état de légume. Plus terrible pour lui est sûrement le poids d’une conscience qui ne lui épargnera ni torture ni tourment. Cette « chance » est plutôt vécue ici comme une injustice, et même une punition. La peine est lourde : un vide irréparable comme perspective, des heures de grande solitude et de culpabilité ressassée. Le siège passager et la banquette arrière couvertes de blanc traduisent d’autant plus ce vide et sont comme des symboles ouverts aux apparitions fantomatiques. Pour lui en tout cas, le temps s’est arrêté, la vie s’est arrêtée. »

Olivier Dentier

 

 

 

 

 


 » Je crois que cette illusion de sécurité, sur laquelle communiquent les marques, est dangereuse. On n’est pas toujours maître, on n’est pas toujours responsable, on peut mettre beaucoup de chances de son côté et être victime. Il ne s’agit pas de « fataliser » mais de prendre conscience du danger. Si l’on sait que l’on n’est pas immortel, on est bien parti pour être un « pas mauvais conducteur ». Il n’y a pas de solutions miracle pour ne rien craindre, il y a seulement le respect de la vie qui importe. Le traité réaliste, voir amateur et le point de vue subjectif m’ont semblé des outils efficaces pour servir ce propos. La lecture triangulaire par l’association entre l’image et les deux textes favorise le positionnement de l’affiche dans une temporalité de l’instant. Chacun est libre d’imaginer la suite, invité à s’inclure et à se projeter dans cette situation qui n’est malheureusement pas irréelle. »

Franck Rivoire

 

 

 

 

 


 » Trop bête, « …Trop bête d’avoir accéléré ce jour-là ». La vitesse fait partie des causes de la violence routière plus particulièrement chez les jeunes de 15 à 24 ans. Quand on est jeune permis, on se sent invincible, libre, voir même sans limite, jusqu’au jour où c’est la voiture qui fixe les limites tragiques de la route. Je propose une approche humoristique sur l’issue fatale que peut avoir la vitesse, en me servant d’un animal, en l’occurrence l’éléphant, pour illustrer la bêtise humaine au volant. Ma morale étant : éléphant dans le vent, ça trompe énormément. »

Aurélie Waquet

 

 

 

 

 

 


 » C’est dommage que les ceintures ne se bouclent pas automatiquement. Tous les jours, chaque conducteur essaye de conduire avec la meilleure sécurité possible mais il y a des situations où nous n’avons pas de chance. Quand on a un accident, on n’a pas le temps de faire quoique ce soit, ni de penser, ni de changer de route. Boucles ta ceinture quand tu prends la route, c’est ce que tu peux faire de mieux pour toi… et pour les personnes qui partagent ta vie. Je pense que, si quelqu’un t’aime, ta famille, ton copain, tes amis, tu as le devoir de revenir en bonne santé à la maison. J’ai voulu faire une affiche avec de l’humour, et facile à comprendre pour les enfants. Au début, les ceintures me font penser à une femme et un homme, un couple amoureux. J’aime présenter les ceintures comme ayant envie d’être ensemble. Dans la vie, on est toujours attaché à quelqu’un. « 

Zofia Wolff

 

 

 

 

 

 


 » La vitesse est un thème qui me sensibilisait tout particulièrement suite à une histoire vécue. J’ai perdu un ami dans des conditions similaires ; lui ne faisait pas la course mais les deux voitures en face oui. J’ai traité mon visuel de façon simple et efficace, au maximum épuré pour me concentrer sur l’essentiel : les fleurs accrochées au poteau. Celles-ci apparaissant comme un code, puisque reconnaissable par tous, symbole des victimes de la route. Le poteau, moyen de repère sur la route, est ici symbole de limite, (à franchir / ne pas franchir – la course / la vie). Le faisceau lumineux qui descend du ciel rappelle la mort, les cieux mais avec un côté plus poétique tout en gardant une forte symbolique. J’ai voulu créer un rapport cause/conséquences : l’accroche pose une question et le visuel apporte une réponse. Le but n’est pas d’être moralisateur mais de susciter une réflexion, une prise de conscience. J’espère donc que cette affiche sensibilisera les jeunes afin qu’ils comprennent que la vitesse est un réel danger, que pour quelques minutes d’insouciance tout peut basculer. Je fais partie de tous ces jeunes et malheureusement je sais trop bien que la prise de conscience par rapport à une affiche n’est pas si évidente, mais j’espère pouvoir les faire réfléchir en mettant en avant cette démarche de faire la course, dont souvent on ne réalise les conséquences que bien trop tard. « 

Aurélia Calistri

 

 

 

 

 

 


« Notre constat sur l’information sécurité routière ciblée « jeunes » est que les notions d’absence physique, de mort, sont trop souvent réitérées. De ce fait, elles sont presque banalisées. Les médias s’adressant aux jeunes ne mettent en avant que très rarement les blessés graves. Beaucoup plus souvent les morts. Notre approche a été d’apporter une réponse différente et efficace. Nous avons voulu aborder « l’après-accident », le quotidien. Et, sensibiliser notre cible « là où ça fait mal », soit : la perte d’autonomie. Nous avons donc adopté le concept de la régression. Visualiser un jeune adulte à un stade parallèle à celui d’un enfant de deux ans, nous semblait choquant, donc efficace, alors qu’il ne s’agit que d’une illustration de la réalité. La mort est terrible et indescriptible mais lorsque l’on survit à un accident, à quoi peut ressembler notre vie et celle de nos proches ? On parle ici du quotidien et c’est finalement le plus dur. »

Anne-Charlotte Barbaresco et Hélène Buriez

 

 

 

 

 

 


« Créer une affiche sur la sécurité routière est très délicat. On est tenté au premier abord de réaliser un visuel « esthétisant ». Le problème d’un tel parti pris est que malheureusement le propos passe alors au second plan. La gravité du sujet devrait bannir toute tentative d’embellissement des tragédies routières. Mon projet met en scène, sous la forme d’une fausse publicité, un fauteuil roulant devant un hôpital. La photo, très -trop ?- sombre ne dénature pas le sujet. Les différents degrés de lecture d’une affiche sont primordiaux. Ce n’est qu’en se penchant de près sur le slogan mercantile : « élue voiture de l’année 2006, 2007… » que l’on s’aperçoit que le fauteuil roulant est bel et bien une « saloperie de véhicule ». Le sujet est bien trop grave pour tenter de l’enjoliver. »

Karim Zaouai

 

Affiche lauréate « On perd, on meurt »  

Au volant d’un jeu vidéo, quand la partie est perdue, c’est sans conséquence : on peut recommencer à l’infini. Au volant d’une voiture, au contraire, la partie peut être définitivement perdue, soit par la mort, soit par le handicap. Les jeunes d’aujourd’hui pratiquent beaucoup les jeux vidéo, et peut-être ont-ils trop tendance à considérer la vie comme un jeu. D’où notre choix de mise en parallèle du virtuel et du réel. On a choisi de ne montrer ni mort, ni blessé, mais seulement l’objet commun aux deux univers, tel qu’il peut être, selon l’issue de la partie. Nous souhaitons insister sur le fait qu’on ne peut pas se comporter dans la vie comme dans un jeu : on n’a qu’une seule vie, on ne peut pas rejouer.

Tiphaine Rokvam et Emmanuella Sainz

 

 

 

 

 

 

 

Pour ce concours d’affiches sur la sécurité routière, j’ai dès le début voulu me démarquer de ce qui avait déjà était fait en communicant sur un ton plus léger voire humoristique. Car je pense que l’humour peu faire passer une idée, même sur un thème relativement important et grave. Je voulais prendre mes distances avec ce ton dramatisant que l’on retrouve sur la plupart de ces affiches. Certes, cela fonctionne très bien, mais j’ai pensé que cela pouvait aussi fonctionner autrement. J’ai donc eu l’idée de chercher une sorte d’expression, un proverbe : « les limitations de vitesse, c’est pas pour les chien… ». Puis j’ai décidé d’illustrer cette expression populaire.

Antoine Dasseville

 

 

 

 

 

La sécurité routière est l’affaire de tous. C’est pourquoi la référence à l’imagerie collective des Français, tous âges confondus, m’a parue efficace. La logique de l’opération est aussi évidente que le bien connu « zéro + zéro = la tête à Toto ». Cette image symbolique est apparue dans nos vies à tous dès nos premiers pas dans la cour d’école. Son détournement au profit de la sensibilisation routière est donc aussi simple et lisible que percutant. « Alcool + volant = mort au tournant », la leçon est facile à apprendre et à retenir, il suffit de la comprendre et de s’en souvenir !

Léopoldine O’Zoux

 

 

 

 

 

 

Malgré la politique actuelle du gouvernement, le taux de mortalité des jeunes sur la route ne baisse pas. Ils prennent toujours autant de risques. Plusieurs problèmes sont mis en cause. à travers mon visuel je me suis penché sur la question des chauffards mettant en danger la vie d’autrui. En effet il est fréquent de nos jours d’observer des conduites à risques : conducteurs ne respectant pas les limitations de vitesse, les signalisations ou encore des personnes n’étant pas en état de conduire après l’absorption d’alcool ou autres substances altérant la perception et les réflexes. Mon visuel met en scène ces comportements dangereux. Mon but était de représenter une atmosphère particulièrement glauque et sombre en plaçant au premier plan un pendentif servant à parfumer, qui dans ce cas précis est terni, putréfié par une conduite à risque. Ces risques se métamorphosent en une atmosphère mortifère verdâtre qui englobe tout l’habitacle jusqu’à modifier la perception de la route.

Philippe Doumbia

 

 

 

Mon objectif par cette affiche était de rompre avec le ton moralisateur et culpabilisant souvent employé dans la communication sur la sécurité routière et sur le danger en général. En me basant sur le registre de l’humour noir, je peux évoquer un accident « tragique » sur un ton léger ; le but n’est évidemment pas de minimiser l’accident ou le danger mais d’en parler sans aggressivité, de faire passer la pilule. La parodie d’affiche de film s’est faite dans cette même optique de dédramatisation. Le choix d’un registre coloré très restreint et très contrasté permet une meilleure lisibilité du message. L’emploi du dessin de style « dessin de presse », où une seule image raconte une histoire se justifie encore une fois par une volonté d’impact visuel. Faire rire pour mieux faire passer un message important, telle était mon intention.

Alice Baguet

 

 

 

L’affiche s’inspire avant tout du film « Usual suspects », et met en avant l’une des causes majeures d’accidents de la route en France : l’alcool. Elle en présente les différentes déclinaisons, chacune concernant un public précis (les jeunes, les moins jeunes, les utilisateurs occasionnels ou réguliers). L’alcool distillé (représenté par la bouteille de whisky), consommé pour son fort taux d’alcoolémie et l’ivresse « rapidement » atteinte, notamment par les jeunes le week-end (soirées, boites de nuit…). L’alcool non-distillé, représenté sous ses formes les plus communes en France : le vin, consommé par un très large pan de la population et qui, à tort, est trop souvent considéré comme une simple boisson de table ; la bière classique et la bière dite « forte ». Ces produits étant les moins chers ils sont consommés quotidiennement par certains sans que ceux-ci n’en réalisent le danger car l’ivresse procurée est moindre que les produits précédemment cités. La mise en scène tente de mettre en avant l’aspect « sécuritaire » qui caractérise l’époque actuelle en représentant les bouteilles telles des suspects reconnus et avérés.

Tidiane Diaby

 

Je voulais réunir les principaux facteurs d’accident de la route chez les jeunes, avec un support visuel connu par tous. Tous les conducteurs sont passés par le code de la route !

François Gras

 

 

 

 

L’affiche lauréate

 

J’ai enfin trouve une place libre

Pour alerter les conducteurs potentiellement imprudents, en tant qu’affichistes nous devons malheureusement jouer sur la peur et toute la part macabre qu’elle contient. L’astuce ? L’humour noir.

Car parlons crûment, il s’agit là de vie ou de mort. Il n’y a pas de détour possible.

En somme, j’ai choisi de faire un montage photographique qui ait tout d’abord de l’impact : par le remplacement de la place de parking en une fosse de cimetière, le décor était planté. Ensuite, il s’agissait de trouver un lien évident pour l’accroche, le coté « c’est top tard on ne peut plus rien y faire. » D’ailleurs le choix de la première personne a été nécessaire pour une meilleure identification. Globalement l’idée était de signaler la présence flagrante de la mort lorsque l’on est au volant, facteur que l’on peut oublier dans ce certain confort qu’offre une voiture. On l’utilise pour aller quelque part et le plus vite possible mais certainement pas pour se retrouver au point mort, c’est-à-dire à six pieds sous terre…au lecteur d’en déduire qu’il ne doit surtout pas omettre ce but essentiel, avant toute sensation de griserie superficielle, avant tout stress inutile, avant toute épate face à autrui, sa propre survie et celle de ses passagers.

Camille Granbarbe, Paris

 

 

 

 

 

 

Nous avons la tristesse de vous informer que 23% des accidents mortels impliquent de jeunes conducteurs

La couronne mortuaire et le A d’apprenti conducteur en une seule image !Quel meilleur raccourci pour dénoncer les accidents mortels parmi les jeunes au volant. Ces jeunes conducteurs qui oublient vite tout ce qu’ils ont appris dès qu’ils ont obtenu leurs permis sous prétexte qu’ils se sentent immortels. »

Cédric Ameteau, Montmorency

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petites annonces Membres / organes

Jeune, permis de conduire en poche, on se plonge dans les petites annonces à la recherche de sa toute première voiture. Habitué de ces rubriques, on cherche, on trie, et on fini par vite trouver chaussure à son pied.

En utilisant ce même support – le journal de petites annonces – pour la création de mon visuel, j’ai voulu confronter les jeunes à une réalité cruellement semblable concernant les victimes de la route.

Aujourd’hui, en voiture, on meurt, mais pas seulement : On perd des membres, des organes et leurs usages, des facultés cérébrales et motrices, on se blesse… on blesse et on tue. Les accidents routiers sont nombreux et divers, si bien que l’on pourrait également les catégoriser et les classer par rubriques tel que l’affiche le présente.

En choisissant de mettre en évidence l’annonce de l’accident d’un jeune de 18 ans, dans un langage basique, concis et précis, propre à la petite annonce et familier aux jeunes automobilistes, je souhaite leur rappeler qu’en achetant un premier véhicule, ils sont aussi les premiers touchés par la mortalité sur la route.

Pour ne jamais être confronté à un pareil rassemblement d’annonces, le jeune, permis de conduire en poche, doit se plonger dans ses responsabilités de nouveau conducteur avant le choix de son premier et peut être dernier véhicule.

Didier Balandrau, Annonay

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne peut pas tout réparer

J’entends trop souvent des victimes d’accidents râler face à la destruction de leur voiture, sans se rendre compte de la chance qu’ils ont d’être en un seul morceau ! A un âge où avoir une voiture est souvent un privilège, on s’attache trop au coté matériel, et le danger reste abstrait.

J’ai voulu exprimer cette l’impression qu’on peut avoir que la voiture nous protège, alors qu’en cas d’accident, notre seul carrosserie est notre corps, et on ne peut pas le remplacer.

Clémentine Girbal, Aix en Provence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un véhicule, c’est fait pour se déplacer pas pour tuer

En fait, j’ai rapidement tilté sur l’idée de comparer la voiture à une arme et j’ai consacré tous mes efforts sur celle-ci. Et, il est vrai qu’en France, le trafic routier fait beaucoup plus de victimes que les armes proprement dites. Du coup, j’ai représenté un arsenal – duquel il faut imaginer un serial killer favorisant la voiture, l’arme centrale – sur un fond (en l’occurrence un mur) marron foncé, assez terne et orné d’un quadrillage, dont les multiples intersections des verticales et des horizontales -donc des croix- pourraient représenter les nombreuses victimes inutiles. Par ailleurs, le slogan m’est venu tout naturellement… D’autre part, j’y ai intégré une voiture tunée pour lier l’aspect meurtrier de la vitesse à la sophistication des armes, tout en sensibilisant toujours les jeunes, qui représentent la plupart des adeptes de tuning

Patrick Verdu, Marseille

 

 

 

 

 

 

 

 


 

L’animation lauréate et les finalistes


La conduite n’est pas un jeu

 

 

Fashion Road Victim



 

 

Observons l’effet de l’alcool sur votre conduite 




 

 

 


 

La vidéo lauréate

 



Sur la route, 2 secondes d’inattention et c’est Game Over

A travers cette campagne proposée par Animafac, nous avons vu la possibilité d’offrir une autre vision de la sécurité routière. Ainsi, notre thématique finale était de dénoncer l’inattention sur la route, entre autre causée par le téléphone portable.

L’un des éléments importants est la chute : nous avons choisi de concentrer l’attention du spectateur sur le discours de la jeune fille, qui nous raconte sa passion pour la vitesse, or on se rend compte finalement que son accident était sans doute plus dû l’inattention au volant qu’à son goût pour la vitesse.

Le personnage, incarné par une jeune fille, confère au téléspectateur un certain malaise, la réalité d’une vie encore gâchée par un accident de la route…

Alexandre Prud’homme, Les Clayes Sous Bois

Concours graphique réservé au moins de 28 ans, « Pleins feux sur vos créations » appelle les jeunes à proposer des affiches, flash et animation vidéo de prévention sécurité routière. En 2007, une centaine de vidéos ont été envoyées. Trois ont été sélectionnées par un jury de jeunes et de professionnels puis soumises au vote des internautes. Découvrez la vidéo lauréate, et les deux finalistes avec le commentaire de leurs auteurs.

 

 

 




 

Ça aurait pu se passer comme ça

Au départ, nous voulions faire quelque chose de différent de tout ce qui a été fait. L’idée était de se distinguer par la réalisation d’un clip choc sans violence. Le concept devait donc être assez puissant pour conduire à un bouleversement intérieur et une réflexion. Mais sur quoi ? Nous avons alors pensé à une chose toute simple : le remord. Il arrive souvent dans la vie qu’une banalité conduise à un profond regret qu’on ne pourra jamais effacé. Par exemple, pour une petite négligence, casser un objet qui a une grande valeur sentimentale. On a donc voulu représenter la banalité au volant, qui peut conduire à un drame. Ce n’est pas la vitesse, car pas besoin d’être un chauffard pour tuer quelqu’un. Ce sont bien les gestes quotidiens, que l’on produit sans même réfléchir, comme répondre au téléphone. Généralement, les gens ne se sentent pas fautifs pour ces petites infractions, du moins pas tant qu’ils n’ont pas renversé quelqu’un. Le premier panneau, donc, est là pour exprimer cette idée : « ça aurait pu se passer comme ça »… si je n’avais pas répondu au téléphone ; c’est ce que se dira le conducteur, ce qui le hantera très longtemps si ce n’est pas toute sa vie.

Yann Renzi et Martin Feydieu, Bordeaux

 

 




 

L’électrocardiogramme

Une idée simple, un son enivrant, des mots percutants… A travers ce spot de 15 secondes, notre défi a été d’être trash sans le montrer, et de faire battre votre cœur au rythme d’une histoire qui nous ressemble, qui nous rassemble tous.

Dora Ameziani, Simon Herbaux, Arnaud Bouin, Maxime Monégier du Sorbier et Paul Rochette

 

 

Affiche lauréate 

Je reconduisais mes potes…On a terminé la soirée ensemble.

Le narrateur s’adresse aux conducteurs pour leur dire qu’une soirée peut se terminer à plusieurs, mais pas toujours dans les conditions envisagées.

L’image est basée sur un visuel très fort : la photo d’une morgue. Endroit qui suscite un sentiment très particulier, désagréable et qui procure un malaise. On oublie que c’est un passage obligé après un accident mortel.

Un visuel à faire froid dans le dos, pour contraster avec les soirées souvent très chaleureuses. J’ai voulu que les conducteurs s’imaginent à la place des personnes enfermées dans les tiroirs de la morgue et se disent : « terminer la soirée ensemble, oui. Mais autrement »

 

 

 

 

 

 

« Allez, sers-moi le dernier et je touche du bois pour qu’on croise pas le flics… »

 

L’idée de départ était de faire passer un message, en suscitant une réflexion. En effet l’accroche n’etant pas en adéquation avec l’image, elle donne un effet décalé : cause/conséquence. Et pour choquer les esprits rien de mieux que l’humour macabre ! L’affiche propose donc un jeu de mot entre l’accroche et le visuel « Je touche du bois », évoquant la chance, la légereté, le jeu. Il est écrit plus gros pour apporter un sens de lecture. Le lecteur interpellé est obligé de s’impliquer dans l’affiche pour lire le reste et ainsi le terme « bois » prend tout son sens lorsque l’on réalise qu’il s’agit en faîte d’un cercueil, de la mort, de la réalité. Le choix d’un langage familier et de la première personne était voulue, pour une meilleure identification. Ainsi l’affiche touche toutes les tranches d’âges car c’est effectivement le genre de phrase que chacun est suceptible de dire après avoir bu quelques verres. Finalement pour de mauvaises raisons, par peur de perdre des points ou d’une amende en oubliant que le risque majeur est d’y perdre la vie, ou d’en oter une.

 Aurélia Calistri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route devient parfois une vraie boucherie !

Illustrations comparées d’une voiture et de découpes de viandes

 Baptiste Alchourroun

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a 1H00 son coeur faisait BOUBOUM

 

 

Cette affiche a été réalisée sur la base de la double mise en scène entre un moment de joie et de fête et un moment de tristesse et de perte. L’objectif était de faire ressortir une double situation qui n’a pas la même temporalité « être » et « avoir été » en conséquence d’un évènement tragique de la route. La violence de la création est sous-entendue, et se libère dans l’imaginaire

Jeoffrey Ferrete

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Equation mortelle

 

 

Le hasard et l’insouciance n’ont que peu de place sur la route. Un peu trop d’alcool, un peu trop vite, une toute petite erreur de calcul, et le résultat est implacable.

Amélie Lemaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La vidéo lauréate

L’alcool au volant est un piège. Tombe pas dans le panneau !




Un piéton sort de son panneau, brandit une bouteille et se dirige titubant vers un autre panneau de signalisation : il prend place dans une voiture et va adopter une conduite à risque, zigzaguant de panneau danger en panneau de danger, jusqu’à en créer un nouveau : celui de l’accident, mortel. Le slogan final est une alerte : la route n’est pas un jeu ; ne tombe pas dans le panneau !


L’alcool tue…faites passer

Sans détour, la vérité nous est montrée toute crue. Une vérité implacable qui secoue et dont chacun peut être témoin, avec ou sans caméra.




 

La route n’est pas un jeu

Sur une maquette, une voiture en papier avance à travers différents univers; elle apparaît et disparaît dans les mains du jeune homme qui la manipule; elle s’amuse jusqu’à ce que les dangers réels de la route reprennent le dessus sur le jeu.

 

 




 

 


Pour visionner les animations, faites un clic droit sur l’image et choisissez « lire »


L’animation Flash lauréate

La vie ne tient qu’à un fil… Préservez-là !




 

L’idée de cette animation flash est d’illustrer le fait que la vie ne tient qu’à un fil, qu’elle est fragile et que tout est lié. Le style de l’animation est simple et épuré, il y a un « fil » blanc qui retrace la vie d’une personne pendant une soirée où chacun peut se reconnaître, en dessinant les symboles emblématiques de la fête : l’alcool, l’amusement, le départ en voiture, la vitesse et l’accident. Finalement, le fil devient une ligne continue à la manière d’un électroencéphalogramme plat.

 

 

 

Rouler comporte des risques…Vous pouvez les réduire

Pensez à la ceinture




 

Parce que la ceinture peut vous sauver la vie, la trajectoire d’une route qui serpente et se transforme en ceinture de sécurité. Pour une histoire qui finit bien

 

 

 

Tu perds la tête?!




 

Un buste et des bras tracés au crayon. Des mains crispées et une voix qui s’interroge sortant d’un corps…qui a perdu la tête

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