C’est la première fois depuis sa création que l’Université de Franche Comté décerne le titre de docteur honoris causa à un de ses anciens étudiants.

Il y a cinquante ans, l’actuel président du Sénégal, Abdoulaye WADE quitta Besançon avec de nombreux diplômes en poche. C’est après avoir prêté serment pour être avocat qu’il débuta sa carrière politique. En effet, il commenca sa carrière d’avocat en tant que stagiaire dans deux cabinets bisontins avant de passer son doctorat à Grenoble. C’est aussi dans la capitale franc-comtoise que le président Wade rencontra « celle dont le destin devait se joindre au mien pour ne faire qu’un » et qu’il fit ses premiers pas en politique en fondant la section locale de la Fédération des Etudiants Africains Noirs de France. En 1974, l’avocat du Bareau de Dakar créera le premier parti d’opposition légale en Afrique et optera pour la conquête du pouvoir présidentiel par les urnes afin de peser sur ce qu’il appelle le destin du Sénégal. Il se présenta ensuite à tous les scrutins présidentiel avant d’être élu en 2000.

C’est son ancienne filière, celle des sciences juridiques, qui le proposa comme prétendant au titre de docteur honoris causa. En présence d’amis sénégalais et français, d’autorités universitaires, politiques et judiciaires, il s’est vu remettre son diplôme et ses insignes. Devant 300 personnes, il prononca un disours de remerciement intitulé « L’Afrique face aux enjeux du monde contemporrain : les réponses du Sénégal ». Le président sénégalais a d’abord plaidé « contre la tentation du repli identitaire qui est grande » dans un continent « qui n’est pas pauvre mais qui a été appauvri » et qui se trouve aujourd’hui « très loin à l’arrière » du train mondial.

Contre la tentation du repli

Par ailleurs, rappelant que le Sénégal est composé à 95% de musulmans et à 5% de chrétiens, le Président Wade a indiqué que l’Islam qui y est pratiqué est « une religion tolérante, altruiste, pacifique et généreuse ». En rappellant que toutes les religions ont également connu ce que l’Islam vit aujourd’hui. Il a déclaré que « nous nous devons d’avancer vers l’Occident avec les valeurs positives de notre religion contre des accaparements à des desseins de pouvoir, sous le couvert de la religion ». C’est en parlant d’enrichissement mutuel qu’il a annoncé que le Sénégal organisera, en 2007, à Dakar, un sommet mondial sur le dialogue islamo-chrétien.

Le Président Wade a conclu son disours par le détail de son action en faveur du développemnt des nouvelles technologies de l’information et de la communication en Afrique.

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