Association d’étudiants caennais, Répliques entreprend d’offrir un panorama de l’actualité des arts du spectacle tout en permettant aux jeunes pousses de la création de s’exprimer librement. Pour David Letavernier Rebours, le directeur de la publication, le magazine est avant-tout une plateforme de liberté et de curiosité. Il nous en dit plus…

 

Quelques mots sur la revue ?

 

La revue a été créée en avril 2011 et son but était de proposer aux étudiants en arts du spectacle de l’Université de Caen de s’exprimer, de partager, de faire évoluer les points de vue autour de leur thématique. Nous voulions faire de cette revue un véritable lieu d’échange et de débats. Les publications professionnelles nous ressemblaient assez peu et nous voulions créer quelque chose qui porte réellement notre parole et notre point de vue.

 

Nous existons depuis 2 ans et 5 numéros, nous sommes sur une dynamique d’échange et de publication des créations étudiantes. Nous pensons que certains peuvent davantage s’exprimer sur une création que sur une critique de l’actualité cinématographique ou théâtrale. Nous leur proposons donc de les publier dans la revue.

 

Comment ça se passe concrètement pour les contributeurs ?

 

C’est super simple. Tant qu’on est étudiant des arts du spectacle, on peut publier. La revue est gérée de A à Z par les étudiants en arts du spectacles, elle leur est entièrement consacrée. Seule une adhésion symbolique de 5 euros par an leur est demandée. Un petit engagement de principe. A la base, chaque numéro était consacré à un thème. Mais nous revoyons actuellement le concept pour l’ouvrir à des choix multiples. La précédente version contraignait les contributeurs à écrire sur un thème imposé. Un peu frustrant, quand on y pense.

 

L’an dernier, l’accueil des étudiants a été vraiment difficile. Nous sommes longtemps restés avec une équipe de 5 personnes composée des fondateurs. Mais avec les changements opérés par la rédaction et l’esprit qui habite le projet, nos effectifs sont à présent entre 15 et 20 personnes. Cette année, il y a un véritable élan. C’est un constat partagé par plusieurs structures d’art du spectacle. Il s’agit d’une rencontre entre des étudiants de première année déterminés à faire bouger les choses et des étudiants en fin de cycle qui perçoivent la revue comme un moyen de faire connaître leurs créations. Ca fait vraiment plaisir de voir que notre politique fonctionne bien.

 

Comment les contributeurs peuvent-ils valoriser leurs articles ?

 

Je pense que cette publication est la troisième voie dans l’étude des arts du spectacle. Un vrai territoire d’expression. Petit à petit, ceux qui ont écrit dans la revue ont eu davantage de facilités pour réaliser leurs travaux universitaire. A l’inverse, certains se sont appuyés sur leurs propres recherches et travaux universitaires pour en faire profiter la revue. Un exemple : un ami passionné de cinéma italien contribuera au prochain numéro dédié aux croyances en évoquant notamment Rosselini.

 

Un point phare à venir ?

 

Le projet que l’on porte entend donner la possibilité aux étudiants d’oser parler. Au final, tout le monde en a un peu peur. Par ailleurs, nous voulons proposer aux étudiants internationaux de s’exprimer. Chacun pourrait, dès lors, accompagner ses créations d’un texte d’explication écrit dans sa langue natale et traduit par la suite en Français. Ce double langage inclut justement l’ensemble des étudiants et non pas les seuls francophones.

 

Nous essayons également de renforcer la qualité de la revue. Pour nous, il est important d’en préserver la gratuité. Mais cela n’empêche pas d’embellir les numéros. Nous avons donc conclu un partenariat avec une association de beaux arts de Caen pour la préparation des illustrations. Mais pour nous, il est important d’en préserver la gratuité.

 

Amis caennais, découvrez très prochainement le nouveau numéro de Répliques, consacré aux croyances, sur votre campus. Et pour les autres, allez faire un tour sur la page de l’association.

 

>> https://www.facebook.com/RevueRepliques?ref=hl

 

Crédit illustration : Couverture du dernier numéro consacré à l’érotisme @Répliques

 

 

 

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