Un tour de table a permis aux participants de décrire les dispositifs d’accueil mis en œuvre dans leurs villes respectives.

LYON :
– Guichet unique : non
– L’ALFEL a témoigné de la grande difficulté que rencontraient les étudiants étrangers pour trouver un logement, même privé.

BORDEAUX :
– Guichet unique : oui
– Suite à l’organisation d’un forum lors duquel on a présenté le piètre état des chambres attribuées aux étudiants étrangers, un effort a été fait et le nombre de chambres attribuées aux étudiants étrangers a augmenté. Après les dernières élections du CROUS, 500 chambres ont été transformées en studio.

CRETEIL :
– Guichet unique : oui
– Une antenne emplois/stages/jobs a été créée au sein de l’université, afin d’aider les étudiants dans leurs recherches et les mettre en contact avec les employeurs potentiels. Cependant, Doucis Aïssi insiste sur la difficulté pour les étudiants étrangers de trouver un emploi, car au moment de la sélection chez les employeurs, ils sont souvent confrontés à des pratiques discriminatoires.

PARIS :
– Guichet unique : oui
– Le nombre de sites universitaires est important, et l’accueil est très disparate selon les universités. Ainsi, à Paris 5, il existe un bureau des étudiants étrangers ; à Paris 6 par contre, il n’y a pas de service de scolarité. L’association Cerise a créé un site Internet, qui contient de nombreuses informations utiles aux étudiants étrangers, traduites en plusieurs langues. De façon globale, la situation des étudiants étrangers à Paris s’est nettement améliorée depuis 2 ans grâce à l’ouverture d’un relais d’accueil.

RENNES :
– Guichet unique : non
– L’association Come On de l’école de commerce a réussi à constituer un réseau important de propriétaires privés, qui proposent aux étudiants étrangers soit une chambre chez eux (à partir de 280 euros), soit un grand appartement pour une colocation (qui revient de 350 à 400 euros par étudiants). Environ 70% des étudiants étrangers de l’ESC passe par l’association pour trouver un logement. Les membres de l’association essaient de trouver un logement aux étudiants étrangers avant même leur arrivée. Ainsi, quand l’étudiant arrive à l’aéroport, il est accueilli par un membre de l’association et directement conduit chez lui.
– Par ailleurs, l’école a également édité un guide qui présente les différentes démarches et formalités à accomplir.

TOURS :
– Guichet unique : non
– L’association Aloha de l’ESC Tours a développé un système similaire a celui de l’ESC Rouen en matière de logement.

POITIERS :
– Guichet unique : non. Par contre, le CROUS ouvre un guichet qui regroupe la CAF et la sécurité sociale. De plus, depuis un an, des rendez vous groupés sont organisés à la préfecture
– La mairie organise une journée d’accueil en début d’année scolaire. A l’inscription dans une université de la ville, l’étudiant est mis en relation avec ce service des relations internationales de la mairie. Malheureusement, cette journée est prévue trop tard dans l’année, bien après la rentrée scolaire.
– Le prix des loyers reste acceptable. Les étudiants qui restent 3 ou 4 ans privilégient les studios, car avec les aides de la CAF le loyer est à peine supérieur à celui des chambres universitaires. Or, ces dernières posent un problème supplémentaire puisqu’elles ferment l’été.

DIJON :
– Guichet unique : non
– Lorsque les étudiants étrangers s’inscrivent à l’université, on leur remet le répertoire des associations, dans lequel figure l’association des Gabonais de Dijon. Les membres de l’association contactés accueillent ensuite les nouveaux arrivants. Ils organisent notamment un pot de bienvenue, des tournois de foot, des expositions ainsi que des soirées culturelles.
– La ville organise une journée de visite de Dijon pour les étudiants étrangers.

GRENOBLE :
– Guichet unique : oui. Une assistante sociale y effectue des permanences afin d’aider les personnes se trouvant dans des situations de précarité.
– L’association des étudiants ivoiriens (ASETIG) a conclu un partenariat avec le CROUS en ce qui concerne le logement. Celui-ci a donc mis à disposition 5, puis 8 chambres pour les étudiants ivoiriens. Pour les étudiants étrangers qui désirent prendre un appartement, se pose le problème du garant. Pour le résoudre, l’association met ses étudiants en relation avec les Ivoiriens qui travaillent, et qui pourraient donc se porter garants. Par ailleurs, l’association organise une multitude d’activités : soirées, semaine culturelle, tournoi de foot, barbecue…L’association reçoit des subventions du CROUS.
– L’association des étudiants guinéens (AGIS) est en mesure de proposer des solutions d’hébergement temporaire.
– Un collectif d’associations d’accueil des étudiants étrangers est en train de se constituer. Un problème reste à résoudre : arriver à se procurer la liste et les coordonnées des nouveaux étudiants étrangers.

NANTES:
– Guichet unique : oui
– Ces dernières années, le nombre d’étudiants étrangers à Nantes s’est considérablement accru, et le parc locatif se révèle insuffisant. Cependant, les collectivités locales, l’université et le CROUS ont pris conscience de ce problème et se sont mis en relation avec des agences immobilières afin que celles-ci se montrent plus souples pour attribuer des logements aux étudiants étrangers. De plus, un système d’affectation de HLM a également été mis en place pour les étudiants, étrangers y compris.
– L’association des étudiants libanais de Nantes, l’Anadyl, travaille en partenariat avec les autres associations d’accueil des étudiants étrangers de Nantes.

ALES :
– Guichet unique : non
– Il n’ y a pas trop de problème dans ce campus, très propre et agréable, pour les étudiants étrangers. De nombreux étudiants étrangers sont venus avec leurs familles.
– L’ESN a établi un partenariat réussi avec la société générale, ce qui facilite grandement les ouvertures de compte pour les étudiants étrangers. L’association organise également de nombreuses activités, dont une semaine de VTT.

LIMOGES :
– Guichet unique : non
– Il y a quelques années, on ne pouvait rien attendre du CROUS de Limoges. La situation s’est améliorée récemment.
– Les étudiants étrangers ne rencontrent pas trop de problèmes de logement à Limoges. La plupart parviennent à obtenir une chambre en cité U ou au CROUS.
– L’association Samba’a des Gabonais de Limoges a passé un accord avec le CROUS, qui leur transmet les coordonnées des étudiants Gabonais boursiers. Ainsi, les membres de l’association vont accueillir les nouveaux arrivants à la gare ou à l’aéroport, et les conduisent jusqu’à leur logement. Au cours de l’année, Samba’a organise des repas ainsi que des soirées dansantes.

TOULOUSE :
– Guichet unique : non
– L’université de Toulouse 1 a mis en place un service d’accueil des étudiants étrangers qui organise des RV à la préfecture et propose un accompagnement dans les démarches administratives à la CAF etc.
– Le pôle européen a mis en place un système de parrainage et organise des soirées internationales.
– Problème essentiel : logement .

CAEN:
– On compte environ 5 000 étudiants étrangers sur Caen

MONTPELLIER :
– Guichet unique : non
– On peut discerner 3 grandes catégories d’étudiants étrangers à Montpellier, qui ne sont pas reçus de la même façon. Les étudiants américains sont totalement pris en charge : il s’agit d’un « package » délivré par leurs universités d’origine, qui comprend jusqu’aux divertissements. Les étudiants Erasmus bénéficient d’un « service minimum garanti ». Ils reçoivent notamment un kit d’accueil très complet, comportant de nombreuses brochures explicatives. Les autres, c’est-à-dire en majorité les étudiants Africains et Asiatiques, ne peuvent compter que sur les associations étudiantes ! Les professeurs de FLE sont également régulièrement sollicités.

ROUEN :
– Guichet unique : non
– Les étudiants étrangers rencontrent de nombreux problèmes de logement
– L’EMF met en place un accompagnement des étudiants étrangers tout au long de l’année. De plus, elle organise des moments de détente et de convivialité autour de pauses café dans les halls des résidences universitaires, mais aussi des tournois de foot, etc.

PERPIGNAN :
– L’association des étudiants sénégalais est hébergée sur le site de l’université. Elle accueille les étudiants étrangers à la gare, leur remet des brochures explicatives, etc.
– Au niveau du CROUS, la situation commence à s’améliorer. Désormais, 200 chambres sont attribuées aux étudiants Gabonais et Sénégalais.
– De nombreux étudiants, qui connaissent d’importantes difficultés financières en raison du retard des bourses, sollicitent l’aide de l’assistante sociale. Or, les délais pour obtenir un rendez vous sont beaucoup trop longs.

AVIGNON :
– L’association AEAA rencontre de gros problèmes avec le CROUS et le service de relations internationales : il y a une absence totale de dialogue de leur part. L’association doit donc se débrouiller seule.
– L’AEAA propose des logements provisoires aux étudiants étrangers qui n’ont pas d’hébergement. Par ailleurs, elle organise différentes activités, comme des soirées dansantes ou des tombolas, qui permettent de financer la cellule d’accueil de l’association.

BESANCON :
– Le principal problème que rencontrent les étudiants étrangers en matière de logement est celui de la caution.
– Le service des relations internationales de l’Université est performant mais ne s’occupe que des étudiants Erasmus.
– Il n’y a pas de financements pour les associations étudiantes engagées dans ce domaine : le FSDIE renvoie vers le CROUS et ce dernier dit avoir trop peu de moyens pour Culture-Actions.

STRASBOURG :
– La préfecture tient un stand dans l’Agora de septembre à fin novembre, afin de faciliter les démarches administratives des étudiants.
– L’UDESS a crée un site Internet très riche en renseignements pratiques. Elle organise des soirées et de nombreuses activités. De plus, elle peut également proposer des hébergements d’urgence pour les étudiants étrangers qui se retrouvent sans logement. Devant la compétition de plus en plus difficile pour obtenir un logement au CROUS, l’association a également soumis à celui-ci un nouveau barème pour l’attribution de logement. Il est actuellement en cours d’analyse.

 

Soyons sociaux
Réagir c'est agir