Le récent Atlas des jeunes en France propose une photographie de la jeunesse d’aujourd’hui prises sous tous les angles, dont celui de l’engagement. Zoom sur les principaux résultats.

 

Des jeunes, on dit souvent qu’ils sont en rupture avec les générations précédentes, qu’ils font preuve d’un manque d’enthousiasme, d’une faible capacité d’investissement voire carrément d’un manque d’intérêt pour le monde qui les entoure. Autant de clichés que viennent déconstruire les auteurs de l’Atlas des jeunes en France.

 

Les jeunes pas si différents des autres générations

 

En premier lieu, l’ouvrage rappelle que les valeurs des jeunes ne diffèrent pas nécessairement fondamentalement de celles de leurs aînés. Ils placent ainsi la famille au premier rang des domaines les plus importants de leur vie, le travail venant en seconde position et les amis en troisième.

 

Bien sûr, ces différents domaines revêtent des sens différents : la famille n’est plus bâtie selon le même modèle qu’il y a un siècle et ce sont l’affectivité des liens qui y prédominent ; quant au travail, on n’y recherche pas tant la réussite matérielle qu’une forme d’accomplissement et de réalisation de soi au travers d’une activité qui a du sens. Il n’en reste pas moins qu’on observe une convergence des générations sur la question des valeurs.

 

Quoi ? Les jeunes s’intéressent à… la politique ?!

 

Sur le plan de l’engagement, cet Atlas rappelle ce que de nombreuses autres enquêtes et études ont déjà révélé. Non, les jeunes ne s’éloignent pas de la politique, ou du moins pas plus que les générations qui les précèdent ; le désintérêt pour la politique est au final plus affaire d’époque que de générations ! Et s’il faut tout de même souligner que les 18-24 ans sont la population la plus abstentionniste, les jeunes restent cependant concernés par la politique ! Celle-ci est cependant investie différemment, passant entre-autre par des formes contestataires. Il existe cependant des diversités entre jeunes diplômés et jeunes non-diplômés.

 

Les associations ont elles la confiance des jeunes, qui les considèrent comme des « concrétiseurs de l’action ». Investies par 38 % des jeunes, taux stable depuis une vingtaine d’années, elles répondent à la volonté des jeunes d’être utile tout en s’épanouissant personnellement.

 

Loin des images qui leur collent à la peau, cet ouvrage vient nous rappeler que les jeunes font, comme leurs ainés, preuve d’un souci de l’engagement et des valeurs, et ce pas tant dans un esprit de rupture que de réinvention !

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