Animation : Jean-Baptiste Prévot (Président – Radio Campus Paris)

 

Intervenant : Mathieu Rouaux (Directeur de la publication – Le Mensuel de l’Université)

 

Hypothèse de départ de l’intervenant : les assos de médias sont plus « chronophages » que les autres assos. Cette spécificité justifie d’autant plus de se poser la question de la pérennisation et/ou de la professionnalisation. Dans la suite de son introduction, il met en avant la fragilité du sujet : si le média n’est plus un lieu de passage, c’est qu’il s’est professionnalisé et n’est probablement plus un média étudiant, et s’il ne se professionnalise pas, il y a de fortes chances pour qu’il reste un lieu de passage.

 

 

Dans une asso de média, vu que le plus gros de l’énergie passe à produire le contenu, il reste peu de temps pour construire la structure et la forme du journal, c’est-à-dire la charte éditoriale (nombre de mots, taille, typologie des articles + contraintes spatiales, etc.)

 

 

Un associatif évoque la spécificité des Radio Campus : une diffusion quotidienne, 7/7, avec une charte modulable afin de garder une certaine latitude, qui permet par exemple de changer la programmation en fonction des événements. Ces spécificités demandent également un effort supplémentaire. Il évoque d’ailleurs l’importance des Radio Campus : 80 salariés et 30 volontaires en France.

 

 

Pour une telle entreprise, quantité de savoir-faire spécifiques sont indispensables, et des formations sont donc nécessaires. Ces compétences se perdent avec le temps, le turnover, l’abandon des assos. Comment y remédier ?

 

 

Un membre de Jets d’encre explique qu’ils sont soutenus par les CLEMI pour organiser des formations (diffamation ou censure par exemple).

 

 

Un membre de Plume raconte que l’asso dispose d’un site collaboratif de type Wiki, partagé en plusieurs rubriques. Celles-ci vont des infos techniques à l’administratif, sans oublier les 10 ans d’archive du journal.

 

 

Charlotte, relais animafac Clermont et membre de Radio Campus dans sa ville suggère l’implication des relais thématiques d’animafac pour ces formations et accompagnements, ou plus généralement sur la transmission (et l’archivage ?).

 

 

Jean-Baptiste rappelle la possibilité de former une asso d’anciens qui, plus qu’un carnet d’adresse facilitant l’insertion pro, peut être un lieu de formation en interne, formel ou informel, en tous cas un lieu d’échange. Pour que cela soit possible, l’asso doit tenter de fidéliser ses membres pour qu’ils gardent un sentiment d’appartenance, le sentiment d’être un ancien de l’asso qui peut revenir aider, donner son point de vue.

 

 

Radiolab explique son fonctionnement : chez eux, les bénévoles s’approprient totalement la forme et le contenu de leur production. Cependant, des professionnels et tout un réseau de gens impliqués sont invités à donner des conseils. Au niveau matériel, leur assise logistique est assurée par les universités (pas de risque immédiat de perdre l’asso par manque de financements).

 

 

UseTIC, historiquement une asso de filière, a mis en place un réseau social (CharismaTIC) pour faire le lien avec les anciens.

 

Une associative d’un plus petit média prend la parole et explique ses difficultés : elle a récupéré un projet de média associatif avant qu’il ne soit complètement lancé, son concepteur l’ayant abandonné. L’asso lui prend tout son temps libre, n’a pas de moyens (forcé d’utiliser des logiciels piratés), et après 2ans investis dans le projet, la lassitude gagne : comment pérenniser le projet maintenant ? Il serait dommage, et assez démotivant, de laisser tomber le projet après y avoir investi 2 années.

 

L’intervenant souligne que la question sort du sujet, mais prend un moment pour conseiller de passer au format web, ou d’inciter l’université à aider le projet (financièrement, matériellement, aide technique).

 

L’associative explique que le FSDIE impose ses conditions : le journal doit être sur papier, avoir une régularité mensuelle, et être imprimé sur papier recyclé A4.

 

Est-ce bien le rôle du FSDIE d’imposer ses conditions ?….. Recours possible : vice-président étudiant ? Animafac ?

 

 

 

La question de la diffusion :

 

Quelqu’un évoque le problème récurrent des assos de médias : personne ne veut s’atteler à la diffusion du journal (et à la gestion de l’association en général).

 

Une autre personne propose de trouver des mesures d’incitation (inspiré d’un radio campus où ceux qui font ce genre de taches plus ingrates récupèrent des tickets resto).

 

A ce sujet, plus tôt dans l’atelier, l’associative qui souhaitait pérenniser son association avait évoqué leur manière de booster la diffusion : à chaque parution, une soirée de promotion du nouveau numéro est organisée. Elle n’a pas précisé si cette méthode était efficace ou pas, mais ils l’avaient en tous cas renouvelée plusieurs fois.

 

Cela fait appel à une règle d’or que les médias étudiants doivent tenter de mettre en place : si on produit, on doit aussi s’atteler à la diffusion : vente ou distribution de main à main, dépôt de journaux dans les lieux de passage, tractations avec les bibliothèques etc.

 

L’intervenant suggère la possibilité de séparer la production de la diffusion : déléguer la diffusion à des professionnels tiers (entreprise, asso d’école de commerce…), et en échange faire payer le journal

 

Gratuité ou vente ? Un associatif pense que la vente n’est pas dans l’esprit de son association ni de celle du milieu étudiant. Et d’ailleurs souligne-t-il, comment faire payer un journal amateur quasiment au même prix qu’un journal pro ?

 

Comme on l’évoquait plus tôt, et dans l’optique de pérenniser son média, comment fidéliser les membres et futurs anciens ?

 

-Newsletter interne pour faire vivre l’asso

 

-Réserver un créneau pour chaque journaliste : ça le motive à essayer de garder sa place, et donc à rester constant.

 

-Avoir un projet associatif plus global pour motiver les troupes (asso militante par exemple).

 

 

 

Synthèse de l’atelier proposée par Jean-Baptiste :

 

Comment éviter que les médias associatifs soient un lieu de passage :

 

 

 

– Avoir une charte éditoriale

 

– Profiter des différents réseaux disponibles (anciens, relais thématiques d’animafac, réseau interne, etc.)

 

– Recrutement

 

– Booster la vie associative (concours de création de T-shirt, d’affiches)

 

– Communication interne

 

 

 

 

 

 

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