Mais comment font-ils ? Avec un taux de chômage des jeunes trois fois moins important que dans le reste de l’Europe, les pays scandinaves font figure de miraculés. Explication.

 

 » Flexisécurité « . Derrière ce mot barbare se cache la politique d’emploi la plus efficace d’Europe, voire du monde. Mise en œuvre dans les années 90 par le quatuor scandinave, Danemark en tête, elle fonctionne sur deux axes complémentaires.

Côté flexibilité, un marché du travail ultralibéral dans lequel les patrons peuvent licencier aussi vite qu’ils embauchent, sans quasiment aucune contrainte administrative. À moins de 12ans d’ancienneté, le salarié ne touche aucune indemnité, et celles-ci ne dépassent jamais trois mois de salaire. Résultat : personne n’hésite à embaucher des jeunes sans expérience et les 15-25 ans ont cinq fois plus de chance de trouver un emploi. Côté sécurité, des allocations chômage plus que généreuses. L’exemployé remercié touche 90 % de son salaire pendant quatre ans… À condition d’être actif dans sa recherche d’emploi. Car c’est bien là que réside le bémol du  » modèle scandinave « . Durcie depuis quelques années, sa politique d' »activation » oblige les chômeurs à accepter les offres d’emplois qui leurs sont proposées sous peine de voir leurs aides diminuées ou supprimées.

Les mauvaises langues disent que les 6,5 % d’inactifs danois cachent en réalité un sous-emploi proche des 12%, certains préférant sortir du système plutôt que d’accepter qu’on leur impose un job sans intérêt.

Ce taux, qui reste très en deçà des chiffres européens, continue néanmoins de susciter l’admiration de la France. Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Emploi et de la solidarité, s’est d’ailleurs inspiré des contrats scandinaves ultra-flexibles pour ses « contrats nouvelles embauches ». Il n’a omis qu’un détail : adapter les allocations chômages et l’accompagnement à l’emploi.


Les statuts du travailleur

Les conditions légales de travail varient d’un secteur d’activité à un autre selon la convention collective, négociée entre syndicats de salariés et syndicats d’employeurs, qui le régit. Néanmoins, de façon générale, deux grands statuts peuvent être distingués : celui de cadre et celui d’employé. Le premier est plus taxé que le second (24% contre 20-22%) : la différence entre salaire brut et salaire net est plus grande. Mais, en contrepartie, la retraite sera plus importante.


En savoir plus
: www.juritravail.com, www.infotravail.com, www.infoconvention.com, www.legifrance.com

 

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