Intervenants :

 

-Anna Seguin, Agence Française du Programme Européen «Jeunesse en Action».

 

-Sylvain Barbier, Fla-Kultur

 

-Alice Dupin, Ligue de l’enseignement

 

 

Pris d’assaut par de nombreux participants, cet atelier avait pour but de présenter les différents dispositifs existant en matière d’échanges internationaux de jeunes. Les associatifs présents émanaient de tous les chantiers thématiques, preuve que l’ouverture à l’international peut être envisagé dans de nombreux champs d’action.

 

 

Le Programme Européen « Jeunesse en Action » (PEJA)

 

Suite à la projection d’un film de présentation, réalisé pour les 20 ans du programme en 2008, Anna Seguin nous a présenté le dispositif PEJA et les modalités de traitement des dossiers.

 

Créé au moment de la chute du mur de Berlin, ce programme a pour objectif de promouvoir la mobilité et le dialogue entre les jeunes européens. Les projets s’inscrivent dans le champ de l’éducation non formelle et les porteurs de projets peuvent être des groupes informels (13 -30 ans), des organisations, des associations, des organismes publics et des collectivités locales. Ils s’adressent à tous les jeunes même non-ressortissant européen, pour peu qu’ils résident dans un pays européen.

 

Quatre grandes notions sont particulièrement appréciées dans le traitement des dossiers : « citoyenneté européenne », « participation des jeunes », « diversité culturelle » et « inclusion des JAMO (Jeunes Ayant Moins d’Opportunités) ». Les projets soutenus donnent jour à des rencontres hors des cursus scolaires de 16 à 60 jeunes de 13 à 25 ans ou plus dans un pays européen (ou un pays partenaire voisin mais moins de financement sera alors alloué) autour d’un thème commun et favorisant l’implication des jeunes avant, pendant et après la rencontre.

 

 

Afin de favoriser un traitement rapide des dossiers, chaque pays possède son agence PEJA, dédiée au traitement des dossiers. La France se distingue par une deuxième représentation du programme à l’échelon régional, obligeant à déposer son dossier à 2 endroits à la fois. (  guide « Monter un échange de jeunes »)


Témoignage de Sylvain Barbier, de l’association Fla’Kultur à Toulouse

 

A la fin de son cursus universitaire, Sylvain est parti pour une expérience personnelle de 6 mois en Espagne via le dispositif du Service volontaire européen (SVE). A cette occasion, il a pu développer un réseau de connaissances en Europe, passionné de culture, qui a vu émerger un premier projet PEJA de land-art. Depuis cette première expérience réussie, d’autres projets ont vu le jour toujours dans la dimension artistique et d’échange culturelle. De rencontre en rencontre, l’association chemine de projet en projet à dimension européenne !

 

Côté financement, 2000 € sont alloués par le programme pour la réalisation de l’activité, 70% des frais de mobilité sont pris en charge pour chaque participant et un forfait jour est attribué, indexé au coût de la vie du pays d’accueil pour les frais d’hébergement. Une visite préparatoire est intégralement remboursé.

 

Pour les personnes intéressées par ce dispositif, il faut également savoir que l’on peut déposer un dossier tous les deux mois (5 dates par an) et la réponse intervient 2 mois plus tard. On peut donc envisager un début de projet 3 mois après la dépôt d’un dossier!

 

Sachez également que certaines structures, expertes dans le montage de dossiers, accompagnent les jeunes organisés

 

Budget 2007 – 2013 : 800 millions d’euros pour les 31 pays

Le Youth Pass est « l’outil de vente », qui permet de valoriser les compétences acquises dans le cadre d’expériences non formelles mais éducatives. Pour cela, le projet doit faire la preuve de son impact sur les jeunes participants et les porteurs du projet doivent communiquer sur le projet pour une réelle visibilité de l’émergence du sentiment d’appartenance à l’Europe.



 

 

Le Programme de co-financement du MAEE (Programme Jeunesse Solidarité Internationale / ou VVV SI pour les quartiers défavorisés)

 

Ce programme, relayé également par Etudiants & Développement appuie financièrement des échanges de 5 à 16 jeunes de 15 à 25 ans de toute nationalité vers l’Afrique, le Proche Orient et l’Asie du Sud-Est. Cet échange peut également concerner l’accueil de groupes de jeunes étrangers en France. Il implique ainsi un partenariat local avec des jeunes du Sud et concerne le plus souvent des chantiers de réhabilitation de lieu public, sanitaire et social, environnemental ou de sensibilisation (à l’exception de la prévention SIDA qui demande des compétences professionnelles précises)

 

Les budgets alloués peuvent aller de 2000 à 7000 € par chantier.

 

Ces chantiers doivent être « parrainés » par une organisation certifiée en France qui déposera le dossier auprès du FONJEP (4 commissions par an pendant lesquelles les dossiers sont instruits par des jurys paritaires ministères / associatifs). Il existe 7 organisations certifiées en France pour parrainer ce type de dossier en France dont La Ligue de l’Enseignement, l’AFVP, la fédération des MJC, la Fondation des apprentis d’Auteuil, les Francas, les CEMEA et la fédération Léo Lagrange.

 

Ce programme tient compte de:

 

– La qualité de la préparation en amont (un an avant au minimum)

 

– L’implication des jeunes dans le projet, afin qu’ils soient pleinement acteurs du projet

 

– La qualité de l’implication du partenaire local

 

 

 

C’est pourquoi il faut se préoccuper des dates de dépôt en fonction de la date prévue de départ.

 

Une restitution auprès de l’institution est à prévoir au retour (rapport du projet).

 

Dans ce programme:

 

– Les frais d’une mission exploratoire ne seront pas pris en considération

 

– Les participants de plus de 25 ans ne peuvent être que des animateurs / encadrants

 

– Les organismes parrains peuvent proposer des partenariats à l’étranger parmi leurs contacts

 

– Il peut être intéressant de consulter la liste des projets financés, disponible sur le site du FONJEP, rubrique « Solidarité internationale »

 

Pour plus d’infos consultez le site du Fonjep 

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