Chaque année depuis 1990, l’Observatoire de la vie étudiante (OVE) décerne un prix à des travaux universitaires d’étudiants (thèses ou mémoires de master) ayant trait aux conditions de vie et d’études des élèves de l’enseignement supérieur, que ces questions soient abordées sous l’angle de la sociologie, des sciences politiques, des sciences de l’éducation, des sciences du langage, de la psychologie ou d’autres disciplines.

Le premier prix de cette 19e édition est revenu à Vanessa Pinto pour sa thèse de doctorat en sociologie : « L’emploi étudiant. Apprentissages du salariat. » En s’intéressant aussi bien à la sociologie de la jeunesse et de l’éducation qu’à la sociologie du travail et de l’emploi, cette thèse examine les formes contemporaines de l’emploi étudiant. Elle analyse par ce prisme les différences sociales entre les populations étudiantes, selon le rapport établi entre emploi et études, et la portée de la logique actuelle de « professionnalisation » de l’enseignement supérieur qui, par une mise en avant de l’ « expérience professionnelle », redessine les contours du travail académique et du mode d’accès aux diplômes.

Aspasia Nanaki a obtenu le deuxième prix pour sa thèse de doctorat en sciences du langage : « Pratiques associatives des étudiants en mobilité : un vecteur de développement des compétences communicatives langagières et générales (le cas de l’association des étudiants internationaux « Autour du Monde » à Nantes). » S’intéressant au phénomène de la mobilité, cette thèse revient sur le rôle important des associations pour les étudiants internationaux, notamment en matière d’accueil, de suivi et de sociabilisation. Elle s’intéresse également à la manière dont ces actions associatives permettent l’acquisition de compétences, notamment langagières, dans un contexte informel, davantage basé sur l’expérience et l’action que sur une approche réflexive.

Enfin, le troisième prix a été attribué à Sonia Lefeuvre, pour sa thèse de doctorat en sociologie : « Entre souci d’insertion professionnelle et désir d’épanouissement intellectuel : la trajectoire des étudiants d’AES et de LEA. » Se consacrant à deux filières récemment créées, à vocation professionnalisante et accueillant le plus souvent des étudiants d’origine modeste, cette thèse cherche à comprendre le lien entre les phénomènes de démocratisation de l’université et celui de la professionnalisation de l’enseignement supérieur.

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