Créée en 2004, l’association PROMESS se mobilise sur le terrain des solidarités locales et de l’économie sociale et solidaire. Coordonné par Edouard Piron, le projet central de l’association propose notamment aux étudiants de l’université Lyon II de profiter d’un système d’échange innovant : Univer’SEL.

 

Originaire de Lyon, PROMESS met en place des projets d’économie sociale et solidaire depuis près de 10 ans. Avec Univer’SEL et son système d’échange, c’est toute une philosophie tournant autour de « la réappropriation des notions de monnaie et de gouvernance démocratique » que les porteurs du projet défendent.

 

Un concept simple, direct et équitable

 

« Accompagner les étudiants dans une démarche d’échange local basée sur un outil web commun », le principe d’Univer’SEL peut paraître simple lorsqu’Edouard Piron, coordinateur du projet, l’expose. Mais de l’avis des partenaires comme des usagers, le concept est viable.  « Il permet aux étudiants d’échanger des compétences, des savoirs, des services ou des biens de manière équitable grâce à l’ajout d’une monnaie complémentaire », affirme Edouard. Concrètement, une heure consacrée à un service rendu permet d’accumuler 60 unités monétaires (pour les 60 minutes écoulées). Ces 60 unités pourront, par la suite, être réinvesties dans une autre opération. Pour Edouard, « Le but premier du projet est de répondre à une problématique économique chez les étudiants et créer du lien social et de l’entraide au sein des campus ». Univer’SEL permet d’établir des échanges dans de nombreux domaines, le soutien scolaire et notamment linguistique, le covoiturage, les réparations diverses ou l’installation de votre nouvel ordinateur… Tout est possible.

 

Vers une exportation du projet ?

 

Pour l’heure l’expérimentation est menée sur Lyon. L’association reçoit de nombreux retours de la part d’étudiants conquis par le principe du donnant/donnant. Issus de divers établissements locaux, ils voient dans le projet un moyen efficace et innovant de stimuler la solidarité au sein des campus tout en luttant contre l’isolement de chacun. Un concept que certaines municipalités semblent apprécier, puisque la Ville d’Angers s’y intéresse de près. Par ailleurs, Univer’SEL pourrait franchir les murs de la fac et entrer pleinement dans la ville. Edouard assure également recevoir « de nombreuses demandes des communes hébergeant des établissements d’enseignement supérieur pour installer le projet dans les quartiers limitrophes des campus afin d’instaurer une communication et un échange entre les étudiants et les riverains ». L’échange et la mutualisation comme passerelle entre deux mondes, l’idée est à l’étude.

 

« Valoriser les compétences non universitaires au sein d’une communauté d’entraide« 

 

Etudiante lyonnaise, Clémence fait partie de la petite communauté des usagers et contributeurs d’Univer’SEL. Outre l’aide dont elle peut bénéficier ponctuellement dans le cadre de différentes recherches, elle voit dans le dispositif « un moyen concret de permettre aux étudiants de valoriser les compétences non universitaires. Selon moi, il contribue également à instaurer, voire réinstaurer, un lien social au sein du campus au travers de l’entraide ». Elle assure, par ailleurs, qu’Univer’SEL peut également lutter contre la précarisation galopante des étudiants en instaurant une véritable communauté de solidarité. Pour elle, le système est viable et devrait être adapté au delà de la seule ville de Lyon.


Intéressés par le système d’échange local proposé par l’association PROMESS ? Envie de vous y investir ou d’en profiter ? Connectez-vous sur le site : www.promess.asso.fr

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