Les dispositifs laissant une place à l’expérience associative sont de plus en plus courus, connus et utilisés. Une belle opportunité pour le monde associatif étudiant.

La culture associative donne une place peut-être plus importante à l’expérience qu’aux diplômes. Le savoir-faire y est souvent davantage valorisé. Les profils d’associatifs qui ont vu leur investissement prendre le pas sur des études petit à petit délaissées sont légion. Jusqu’au jour où, voulant évoluer ou se reconvertir, on se rend compte que l’expérience seule suffit rarement et que le titre universitaire est aussi essentiel. La validation des acquis de l’expérience (VAE) a ainsi ouvert de fantastiques opportunités aux bénévoles du monde associatif. Après une époque de domination du “tout diplôme”, l’expérience bénévole s’érige en équivalent des formations professionnalisantes par la reconnaissance de son aptitude à transmettre des compétences.

Avoir la possibilité de valider une expérience, c’est pouvoir tirer avantage et non plus subir des parcours de formations atypiques ponctués de périodes de bénévolat qui ont été motivées par une envie de changement, un goût de l’action et du projet collectif tourné vers l’intérêt général. Et quand ce bénévolat permet de valider tout ou partie des diplômes recherchés, c’est toute une stratégie professionnelle qui peut s’enrichir des expériences bénévoles effectuées.

La validation des expériences associative (VEA) dans les cursus universitaires (voir dossier), moins axée sur la professionnalisation, est tout aussi importante du point de vue de la reconnaissance de l’engagement associatif comme un lieu d’épanouissement et de développement personnel.

Notre réseau d’associations ne peut qu’encourager de telles synergies entre savoirs universitaires et savoirs issus de l’expérience, tant que le bénévolat trouve sa motivation dans une aspiration sincère et tant qu’il n’est pas uniquement choisi pour servir une orientation professionnelle.

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