Question posée à Jacques Soulas, Bruno Julliard et Gérard Mary

Jacques Soulas
Directeur du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous).

 Il n’y a pas de règle systématique. Un rapport dit par exemple que la responsabilité de la médecine préventive doit revenir au Crous. A côté de cela, il est également spécifié, dans les statuts de l’enseignant-chercheur, qu’il peut s’occuper de la vie universitaire, même si rien ne l’y oblige. Des systèmes existent aujourd’hui pour ceux qui veulent s’y impliquer. Y figurent entre autres des clauses prévoyant des décharges partielles de services, des primes de reconnaissance et même un système de promotion. Grâce à ce dernier, les universitaires engagés dans la vie de la fac ne se retrouvent pas désavantagés par rapport à ceux qui consacrent tout leur temps à leur travail d’enseignant-chercheur.


Bruno Julliard

Vice-président de l’UNEF, étudiant en master de droit à Lyon-II

Au niveau national, c’est à l’Etat de garantir la démocratie dans les établissements d’enseignement supérieur. Il existe cependant un vrai décalage entre les déclarations d’intention et les moyens mis en œuvre, notamment à l’occasion des élections étudiantes. Au niveau local, les universitaires, en particulier lorsqu’ils ont des responsabilités politiques ou administratives, ont un rôle important en matière de vie quotidienne étudiante. La promotion de l’engagement associatif au sein de l’université en fait partie. Malheureuse-ment, les situations sont très inégales d’une fac à l’autre, et c’est souvent aux organisations étudiantes de prendre le relais des institutions en la matière.


Gérard Mary

Président de l’Université de Reims.

 Avant de parler des individus, l’université se doit en tant qu’institution d’avoir une politique de vie étudiante inscrite dans le projet d’établissement et financée, car tout a un coût, dans le cadre du contrat quadriennal. Pour ce qui est des universitaires, un exemple est parlant : j’ai demandé à chaque professeur de l’université de Reims de faire un appel au civisme lors des élections étudiantes. Les professeurs l’ont très bien reçu, ce qui montre qu’ils ne se cantonnent pas uniquement à la vie académique. Ainsi, le président de l’université est en quelque sorte le garant d’une politique de vie universitaire unique, qui émane du Conseil d’Administration.

 

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