Samedi

10h-13h – [Atelier]

Intervenants: Henry Colombani (délégué national de la Fédération Nationale des Centres Sociaux), Marianne Alba (directrice générale adjointe de la Confédération des MJC)

I. Les centres socioculturels : CSC


Connus sous le nom de maison des jeunes ; maison de la culture ; maison pour tous ; maison familiale, etc. les centres socioculturels sont des lieux de proximité ouvert à tous, sans discrimination, proposant un accueil convivial. Les CSC, ce sont 100 000 bénévoles et 50 000 salariés financés en majeur partie par la caisse d’allocation familiale. Environ 2050 centres sont labellisés (agréments administré par la sécurité sociale), centre socio culturel dont 1200 sont inscrits dans la fédération des CSC.
Les CSC sont à 70 % gérés par des associations ; en effet, un centre peut regrouper jusqu’à 30 associations en son sein. Les centres sont à 10 % situés en milieu rural jouant ainsi la mission de pôle de développement social locale : aide à domicile, service social, assistante sociale, etc.
Les CSC sont surtout implantés dans des quartiers défavorisés de manière à accomplir leurs fonctions de lien de proximité et d’insertion inter générationnelle (fêtes de quartiers, etc.)
Ces centres sont multidisciplinaires dans leur approche de mixité et de lutte contre la fracture sociale qui s’opère dans les quartiers : échanges entre groupes sociaux qui souffrent de cloisonnement et de fragmentation, etc. C’est également un lieu de projets participatifs pour que les habitants, de tout âge, de toutes les cultures, prennent des initiatives et mènent des actions. Il s’agit de faire de chaque centre un véritable village de l’apprentissage de la démocratie
Il est nécessaire selon le délégué de la fédération des CSC de changer l’image stigmatisante des centres socioculturels qui reste assez négative malgré son évolution. Les CSC se veulent des plateformes d’accompagnement de la vie associative et de tous projets personnels ou collectifs. Ils peuvent notamment appuyer et soutenir les projets étudiants. Mais il faut pour cela se faire connaître auprès des CSC et des élus locaux pour participer activement avec les animateurs aux différentes activités proposées. En effet, les associations étudiantes ont un travail d’image à faire pour retirer l’image défavorable qui leur colle à la peau : elles manqueraient de crédibilité, de professionnalisme, seraient assimilables à du loisir, etc.

II. Les maisons des jeunes et la culture : MJC


Le sigle des MJC signifiant maison des jeunes et de la culture est clair et significatif sur la mission de celles-ci : l’épanouissement de l’individu, du jeune en particulier, par l’accès à l’éducation, à la culture et à l’inter culturalité.
Les 1 000 maisons implantées dans 13 départements dont l’île de la Martinique sont proportionnellement distribuées en fonction des besoins de la population : 50 % en milieu rural et 50 % en milieu urbain.
Bâties sur des valeurs républicaines, d’éducation populaire, de laïcité, de solidarité, de tolérance et de responsabilité, les MJC intègrent les évolutions de notre société. Ces maisons se veulent être les seules en France à aider les jeunes mineurs à s’inscrire dans une démarche d’implication au sein d’une association. C’est une véritable éducation à l’autonomie de l’enfant.
Au coeur de leur projet, les maisons des jeunes et de la culture privilégient la pratique d’une vraie démocratie à travers des actions de développement culturel, sportif, éducatif. Il s’agit de susciter le débat d’idées et de favoriser la créativité et l’expérimentation.

III. Echanges


– Les petites associations étudiantes ont le sentiment que les CSC et MJC sont difficiles d’accès or Madame Alba et Monsieur Colombani ont bien insisté sur le fait que les centres et les maisons de la jeunesse et de la culture ne sont pas des grandes tours impénétrables et que les associations étudiantes doivent s’allier à eux pour les faire évoluer.
– Les modes de gestion des CSC et MJC dépendent pour l’essentiel de la politique de la ville.
– Il est clair que les rapports Nord/Sud sont présents à l’intérieur même des banlieues et que la nécessité de créer du lien social est d’actualité.
– Il y une véritable évolution depuis ces 20 dernières années des attentes des étudiants associatifs, moins de syndicalismes et de politiques en faveur de plus de citoyenneté civile et universitaire, de solidarité, d’enrichissement personnel et de l’idée de « se sentir utile à la construction de la société ».

 

IV. Conclusion :


Les Centres socioculturels et les maisons des jeunes et de la culture sont une source d’espoir pour la citoyenneté concrète, par exemple juste le fait de réapprendre à parler à ses voisins.
Il est important de souligner les principes importants de l’associatif qui ont surgit au cours de ces discussions : l’engagement des jeunes pour la construction d’une société civile et solidaire et le fait que la personne s’épanouisse aux services des autres : « Plus je vais vers l’autre, mieux je me connais »

L’atelier s’est terminé par l’annonce d’une nouvelle mesure qui va être proposée dès 2006 ; l’engagement bénévole des élèves dès le collège.

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