Le 17 décembre, la Cité internationale universitaire accueillera la seconde Conférence de la vie associative. Y seront mises en débat les conclusions des groupes de travaux constitués pour l’occasion.

La première CVA qui s’était tenue en 2006 a été un temps important pour les associations, répondant à leur souhait de voir se créer davantage d’espaces de consultations et d’échanges avec l’État.

La seconde CVA se propose d’ « examiner les conditions dans lesquelles la puissance publique peut mieux accompagner le développement de la vie associative nationale et contribuer à sa vitalité », dans un contexte où les attentes des associations sont importantes, qu’il s’agisse de la reconnaissance du bénévolat dans la société, de l’approfondissement du dialogue civil ou de la clarification et de la stabilisation de la nature des rapports avec les pouvoirs publics.

Les débats de cette seconde CVA seront menés sous la tutelle du haut commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch. Le président de la République devrait les clôturer.

Trois groupes de travail se sont constitués durant la phase préparatoire.
Un premier groupe s’est penché sur « la place des associations dans la société et au sein du dialogue civil ». Les travaux de ce groupe ont porté, en premier lieu, sur les moyens de développer une meilleure connaissance statistique de la vie associative, pour permettre, en second lieu, la  reconnaissance de la représentativité politique des associations. Il s’agit de pouvoir leur accorder une place à la hauteur de leur importance établie, que ce soit au sein des instances consultatives ou lors des consultations menées pour l’élaboration de politiques publiques.
Le second groupe, portant sur « la relation pouvoirs publics État/collectivités locales et associations », traite des modalités des relations contractuelles entre ces trois acteurs. Pour ce groupe de travail, l’enjeu principal est la promotion d’une sécurisation des relations entre le financeur public et les associations, garante de la spécificité de ces dernières : les associations ne doivent ni devenir des opérateurs du public ni être soumises à une stricte logique de marché.

Animafac s’implique particulièrement dans les travaux du troisième groupe sur la « reconnaissance et valorisation de l’engagement et du bénévolat ». Y sont débattus notamment les actuels dispositifs de formation et de reconnaissance des compétences au sein des associations et l’intégration des expériences bénévoles dans les parcours individuels.
L’une des revendications forte de ce groupe de travail est la proposition de création d’un Centre national du développement de la vie associative (CNDVA), véritable fonds  dont le rôle principal serait de financer les formations, mais aussi de développer une logique de recherche et développement, notamment pour l’ingénierie des formations. Le CNDVA serait un lieu de ressources pour la vie associative, où seraient menées des réflexions sur le développement stratégique des associations et les formations qui y sont proposées. Lieu d’échange des connaissances et des compétences, le CNDVA pourrait également impulser la production d’études ou la conduite d’expérimentations.

Les discussions menées ce 17 décembre à l’occasion de la seconde CVA seront donc au cœur des préoccupations du monde associatif.

A lire :
– la présentation de la seconde CVA sur le site du haut commissariat à la Jeunesse (toutes les synthèses des travaux des groupes y sont téléchargeables librement ; un lien sera également proposé pour suivre les débats en direct)
– le blog de la CPCA pour la préparation de la CVA
– les interviews vidéos de représentants de la vie associative sur les enjeux de la CVA
– la contribution préparatoire de la CPCA pour la création d’un CNDVA
– la présentation des dispositifs de valorisation de compétences existant au sein des associations gérées et animées par des jeunes.

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