Le CPE enterré, Dominique de Villepin a souhaité faire oublier la crise en proposant de nouveaux chantiers plus volontaristes. C’est ainsi qu’il propose ce grand débat national sur l’université et l’emploi afin de s’attaquer au problème en amont. Ce sont ici bien sûr l’université et sa difficulté à assurer l’insertion professionnelle de ses étudiants toujours plus nombreux qui sont montrées du doigt.


Des auditions pour faire vivre le débat

Les rails sont posés par le ministre : il s’agit de s’attaquer aux deux priorités que sont l’orientation et l’insertion professionnelle. Le tout est mené par une commission composée d’une quinzaine de membres issus du monde de l’entreprise et de l’université. Points de partenaires sociaux parmi les membres, ils seront consultés lors de la quarantaine d’auditions menées auprès d’experts des ministères de l’Éducation nationale et de l’Emploi, de l’INSEE, du CEREQ ainsi que des recruteurs. « Dresser leur diagnostic, donner des éléments de prospectives et faire des propositions », telle est leur mission comme le rappelle Patrick Hetzel recteur de Limoges qui préside la commission.

En se concentrant sur une définition de la professionnalisation des études supérieures, la commission étudiera plus précisément les questions d’orientation, d’information et d’insertion professionnelle ; la professionnalisation des études dans le cadre du LMD ; l’apprentissage et le développement de l’alternance. Les auditions réalisées par la commission nationale seront complétées par des débats organisés au sein de chaque académie et un site Internet dédié, avec un forum de discussion sur les sujets abordés.

Apporter rapidement des réponses concrètes

Le travail a déjà débuté car la remise du rapport d’étape est prévue pour juin, avant une version définitive fin octobre. Le calendrier est un peu bousculé car il s’agit d’agir vite et de proposer des mesures applicables dès la rentrée 2007.

La question reste de savoir si ce débat est le grand espoir de l’université française ou un rapport de plus sur l’insertion des jeunes et leur professionnalisation dont le seul objet aura été de noyer le poisson ? Les problèmes sont réels et l’intention louable, il reste à connaître les suites qui seront données à cette impulsion.

 

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