Du 7 au 18 décembre, Copenhague sera le théâtre de négociations décisives pour le devenir de notre planète. Par rapport aux précédents, ce sommet revêt une importance particulière pour la raison qu’y sera débattue la suite à donner au protocole de Kyoto dont le calendrier d’objectifs prend fin en 2012. La question posée à tous nos représentants présents aux négociations est de taille : quels objectifs concrets s’assigne-t-on pour limiter la hausse de la température moyenne mondiale et ses conséquences néfastes ?

 

En parallèle du sommet, de nombreuses actions de mobilisation citoyenne seront menées (flash-mob, manifestation, contre-sommet, etc.), à Copenhague et partout dans le monde. L’occasion de rappeler que le réchauffement climatique est l’affaire de tous et que les citoyens peuvent peser de tout leur poids pour inciter les dirigeants à prendre les bonnes décisions.

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Du 7 au 18 décembre, la capitale danoise recevra les représentants des pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (UNFCCC). Réunis pour un sommet exceptionnel, ils décideront des suites à donner au protocole de Kyoto. Face à l’urgence climatique, cependant, l’initiative doit également revenir aux citoyens.

Sur le thème du changement climatique, le protocole de Kyoto, ouvert à la ratification en 1998 et entré en vigueur en 2005, a donné le la des débats ces dernières années. Témoin de la prise de conscience du rôle de l’activité humaine dans le réchauffement climatique, il définissait des objectifs précis de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES), assortis d’un calendrier. Or, ce calendrier s’achève en 2012.

L’objectif assigné au sommet de Copenhague est donc de taille : quelle suite donner au protocole de Kyoto ? Derrière cette question se profile la nécessité, pour nos dirigeants, de tenir compte de la situation climatique actuelle et de ses impacts sur nos sociétés. L’attention se tournera plus particulièrement sur les pays en voie de développement, premières victimes d’un réchauffement climatique dont ils portent une part de responsabilité moindre.

Celui-ci se fait en effet déjà ressentir en certains points du globe. Florent Baarsch, ancien président du Réseau français des étudiants pour le développement durable (REFEDD) et tracker pour Adopt a negotiator (cf. ci-dessous), explique ainsi qu’en Thaïlande, par exemple, les agriculteurs ne peuvent plus caler leurs activités sur le calendrier traditionnel qu’ils utilisaient depuis plus de mille ans. Pour eux, comme pour beaucoup d’autres, l’adaptation est d’ores-et-déjà une nécessité.

L’enjeu climatique recoupe donc des préoccupations environnementales et des problèmes sociaux. Par conséquent, du sommet de Copenhague doivent sortir un accord sur la réduction d’émissions de  GES pour la période 2012-2017, mais aussi des engagements pour aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique. Il s’agit là de réparer ce que, dans une récente tribune, l’eurodéputé socialiste Vincent Peillon nomme une « injustice climatique », pointant du doigt le fait que « selon le rapport annuel de la Banque mondiale, les pays industrialisés ne subiront les conséquences du réchauffement climatique qu’à hauteur de 20% alors que les pays pauvres, responsables de 2% seulement des émissions, seront les plus durement touchés »1.

Florent Baarsch résume ainsi la situation : « La base de Copenhague est la réduction des émissions de GES avec des objectifs qui tiennent la route et l’aide à apporter aux pays du Sud pour qu’ils puissent s’adapter. » Selon lui, il faut viser une réduction des GES comprise entre 25 et 40% d’ici à 2020 et le déblocage d’une aide annuelle de 150 à 160 milliards de dollars pour les pays en voie de développement, somme qui doit s’ajouter à l’aide publique au développement (fixée théoriquement à 0,7% du PIB des pays riches).

L’urgence est donc réelle. Pour autant, peut-on espérer à l’issue du sommet un accord à la hauteur ? La déclaration de Michael Froman, conseiller spécial de Barack Obama pour les affaires internationales, le 15 novembre dernier, affirmant qu’il serait « irréaliste » de croire qu’un « accord international et légalement contraignant puisse être négocié » laisse présager du contraire. Au même titre que la sortie de la ministre danoise Connie Hedegaard – nommée depuis commissaire européenne au Climat – lors de la conférence préparatoire de Barcelone, parlant d’un accord politiquement, et non pas juridiquement, contraignant. Dans cette perspective, souligne Florent Baarsch, « l’application du futur accord de Copenhague dépendra seulement de la bonne volonté des dirigeants politiques »2 et ne pourra bénéficier d’aucune garantie réelle.

Les citoyens ont donc un rôle à jouer à l’approche du prochain sommet sur le réchauffement climatique. Si l’on souhaite que nos dirigeants soient à la hauteur de nos attentes, il importe de le leur signifier. Tant que le sommet n’est pas achevé, toutes les options restent sur la table.

« Montrer que nous ne sommes pas passifs »

Pour Flavia Faggiana, chargée de mobilisation publique à Oxfam-France, se mobiliser est une « manière de montrer que nous ne sommes pas passifs, que nous sommes des citoyens qui ont envie que les choses avancent dans le sens de la justice et de l’égalité ». En effet, Copenhague « ne concerne pas que les chefs politiques, c’est surtout une affaire humaine ». Il faut donc « montrer que nous sommes là et que nous regardons nos décideurs pour qu’ils fassent le meilleur ».

En France, la mobilisation citoyenne est portée en grande partie par le collectif de l’ultimatum climatique. Celui-ci  regroupe plus de dix ONG, agissant pour l’environnement (Greenpeace, WWF, etc.) ou sur d’autres terrains (Action contre la faim, Médecins du monde, etc.), la question du réchauffement climatique ayant des impacts au-delà de la seule question environnementale. Il est à l’origine d’un appel adressé au président de la République, l’enjoignant de défendre un objectif de réduction des GES de 40% et d’engager un effort financier à destination des pays en développement. Le texte de l’appel espère réunir un million de signature d’ici au 18 décembre.

Les membres de l’ultimatum climatique sont également partie prenante des manifestations prévues sur place. Embarqués à bord du Climat express – train spécialement affrété depuis Paris pour les organisations européennes et passant également par Bruxelles – 800 militants arriveront à Copenhague le 12 décembre, date qui marque le milieu des négociations. Ils participeront notamment à la grande marche prévue l’après-midi, à laquelle 50 000 personnes sont attendues, au contre-sommet du Klimaforum ou encore à la marée humaine. Organisée par les Amis de la terre, cette action invite les manifestants à investir les rues de Copenhague le 12 décembre au matin, habillés de bleu. La marée humaine ainsi produite symbolisera à la fois, explique Flavia Faggiana, « la montée des eaux et le pouvoir des coalitions humaines ».

Le rôle de ces mobilisations est également de renforcer le poids des actions de lobbying menées auprès des négociateurs. Lors des négociations, les ONG et les associations n’auront pas voix au chapitre, mais des délégations pourront néanmoins avoir accès aux débats et ainsi exercer une pression auprès des négociateurs, dans les couloirs, entre deux séances. Elles ont également été présentes lors des conférences préparatoires au sommet de Copenhague, à Bangkok, Bonn et Barcelone.

Pourquoi en effet devrions-nous laisser une décision qui nous concerne tous entre les mains de nos seuls dirigeants ? L’initiative  d’Adopt a negotiator (adoptanegotiator.org) propose une réponse intéressante à ce problème : permettre à 17 jeunes de 13 pays différents de suivre les négociateurs et d’établir des relations avec les eux pour les influencer en leur rappelant les engagements nécessaires. À cette action de suivi s’ajoute une dimension d’information à destination du grand public. Chaque tracker d’Adopt a negotiator publie régulièrement sur le site des articles présentant l’avancée des débats.

Informer est important, car c’est une manière de compléter, légitimer et renforcer l’action de ceux qui rappellent chaque jour que la parole citoyenne doit être prise en compte. Pour Flavia Faggiana, il s’agit de créer une « interaction entre les gens qui sont dans le lobbying, qui font au jour le jour et les grandes mobilisations ». Le site de l’ultimatum climatique sera ainsi régulièrement mis à jour lors des négociations de Copenhague. De même, la délégation d’Oxfam-France au sein du Climat express proposera des émissions de radio et des vidéos téléchargeables.

L’objectif est à la fois d’éveiller les consciences et d’inciter le plus de monde possible à soutenir les actions de mobilisation. Chaque citoyen a un droit égal d’être informé et de pouvoir s’exprimer. Le rôle des ONG et des associations, en faisant du lobbying, en informant et en organisant des manifestations est de veiller à ce que ces droits soient honorés et que, sur une question qui nous concerne tous, rien ne se fasse en cachette.

Quels scénarios pour l’après-Copenhague ?

Beaucoup de ses acteurs pointent la dimension « historique » du sommet de Copenhague. Dans les faits, il est évident que ce qui y sera décidé, ou non, exercera une influence bien au-delà des douze jours de sa tenue.

Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le World Energy Outlook 2009, publié le 10 novembre dernier, pose les enjeux de manière claire : soit l’on ne change rien à nos modes de production, soit l’on s’engage à investir pour réduire nos consommations et développer des énergies propres. Les options se situent entre un statu quo énergétique qui entraînerait une hausse de la consommation des énergies fossiles, principalement du charbon, et une « décarbonisation de l’énergie » par le financement du développement de l’éolien, l’énergie marémotrice, le solaire, la géothermie ou encore des bio-énergies, mais aussi, dans la perspective ouverte par l’AIE, du nucléaire.

La première voie entraînera des conséquences néfastes, que met en avant The Copenhagen Diagnosis (http://copenhagendiagnosis.com/), récent rapport publié par une équipe internationale de climatologues. Selon ce rapport, d’ici à la fin du siècle, le réchauffement global pourrait atteindre les 7°C, entraînant, entre autres conséquences, une montée du niveau de la mer de 1 à 2 mètres.
La seconde voie implique des investissements importants, qui pourront cependant être compensés par des économies de consommation en énergie. Elle permettra également une réflexion sur les conditions d’accès pour tous aux nouvelles sources d’énergie. Pour Nobuo Tanaka, directeur éxécutif de l’AEI, « le défi pour les négociateurs est de se mettre d’accord sur des instruments incitatifs pour s’assurer que les investissements nécessaires seront faits et sur les mécanismes de financements de ces investissements dans les pays non-membres de l’OCDE ».

Si donc l’attention se concentre sur le sommet de Copenhague, c’est que de son issue dépend pour partie l’évolution future de nos sociétés mondialisées. Autour des débats et des mobilisations actuels, c’est une réflexion sur le long terme qui s’engage, dont il importe, en tant que citoyen, de se saisir en étant conscient, informé et responsable. Les débats doivent donc se poursuivre et l’information continuer d’être relayée pour préparer les mutations que nous devons enclencher et favoriser, au quotidien, les comportements écologiquement responsables, au plan individuel aussi bien que collectif. Du 7 au 18 décembre, la question du réchauffement climatique sera entre les mains de nos dirigeants, mais aujourd’hui comme demain, elle continue d’être l’affaire de tous. Le scénario du futur s’écrit ensemble.

A lire :


Crédits photos :
La terre vue d’Appolo 17 / NASA
Action 350 à Bayonne (pour un retour de la concentration en CO² dans l’atmosphère à 350 parties par millions) / 350.org (flickr.com)
Smog à New York / Administration américaine


 

 

Pourriez-vous apporter quelques précisions concernant le sommet de Copenhague. Quels en sont les enjeux ? Qui sera invité à y participer ?

Le sommet de Copenhague est la 15e conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Elle réunira, du 7 au 18 décembre prochain, les décideurs du monde entier, rassemblés pour s’accorder sur la suite à donner au protocole de Kyoto. Les objectifs fixés par celui-ci s’arrêtant à 2012, le sommet de Copenhague doit donner un nouveau cadre pour après.

Le REFEDD et Solar génération ont décidé de relayer l’appel « ultimatum climatique ». En quoi consiste cet appel ? Qui en est à l’origine ?

L’appel « ultimatum climatique » a été lancé par une dizaine d’ONG françaises, environnementales ou autres, et est adressé au président, qui représentera la France lors de la conférence de Copenhague. L’idée est de l’interpeller pour qu’il soutienne des objectifs ambitieux à Copenhague : une réduction de 40% des émissions des gaz à effet de serre des pays industrialisés d’ici à 2020, pour que l’augmentation moyenne de la température mondiale n’excède pas les 2°C.

La mobilisation autour de cet appel est exceptionnelle, car c’est la première fois que toutes les ONG environnementales se réunissent sur un projet commun.

Il nous a semblé important au REFEDD de mobiliser autour de cette question. Comme le message diffusé nous convenait, il nous a semblé plus intéressant de le relayer et de le soutenir que de lancer notre propre message. L’objectif est de rassembler un million de signatures.

Quels sont les actions et événements prévus par la campagne de mobilisation lancée par le REFEDD, « le climat n’attend pas » ?

Il s’agit de sensibiliser les étudiants aux enjeux du sommet de Copenhague et de les mobiliser. Le premier objectif est d’informer et d’inciter les étudiants à signer l’appel « ultimatum climatique ». Le second objectif est de mettre en avant l’implication des étudiants sur ce sujet et ainsi inciter les dirigeants à s’accorder pour prendre des décisions à la hauteur des enjeux.

La campagne a été conçue pour aider les associations. Dans la mesure où la rentrée a lieu en octobre et que les associations ont déjà d’autres actions, les délais sont courts pour qu’elles s’investissent plus particulièrement à propos du sommet de Copenhague. Elles gagnent ainsi du temps en reprenant les outils développés par le REFEDD et Solar Génération.

La campagne a lieu en deux étapes. Le 18 novembre a eu lieu une flash mob nationale. Le principe  a été d’organiser un rassemblement d’étudiants à 12h18 sur leur campus pour faire le plus de bruit possible. Cette « alarme climatique » s’est déroulée un mois pile avant la fin des négociations de Copenhague, sur environ une trentaine de campus. Des flyers incitant à signer l’appel « ultimatum climatique » ont été distribués en marge.
L’autre étape est la campagne d’affichage « Ça va chauffer pour nous », destinée à interpeller les étudiants.

Au cas par cas, les associations vont mener d’autres actions : projections de films, vélorutions (manifestations à vélo), etc. Entre autres actions, Ecocampus va diffuser en live à Paris les conférences du sommet de Copenhague et un match de beach-volley sera organisé par l’association Ar Vuez à Rennes en décembre.
Le REFEDD demande aux associations de faire remonter les éléments sur les actions qu’elles conduisent afin que celles-ci puissent être relayées sur le site. Il y a une grosse mobilisation autour de Copenhague, mais il est important de relocaliser les enjeux liés à ce sommet, de montrer que cela concerne tout le monde.

La campagne prévoit-elle un volet d’éco-sensibilisation ?

La campagne ne prévoit pas directement d’éco-sensibilisation. Elle est centrée sur l’urgence de Copenhague. Au niveau des étudiants, probablement moins de 10% savent de quoi il s’agit. Il y a encore un gros problème d’information. L’idée est de montrer qu’en tant qu’étudiants, nous sommes aussi responsables et que c’est pour cette raison que nous avons le devoir de nous mobiliser.

* Plus d’informations sur le site du REFEDD
* Présentation de la campagne de mobilisation du REFEDD
* Le site de l’appel « ultimatum climatique »

Comment est née l’initiative de l’ultimatum climatique ? Comment et autour de quels objectifs s’est fait le rassemblement ?

Coordination SUD et le Réseau action climat (RAC) échangent depuis longtemps sur le sujet du réchauffement climatique, par le biais de groupes de travail dédiés. Cet échange a fait apparaître une complémentarité entre ONG de solidarité internationale et ONG environnementales. Une coopération était donc possible, que le sommet de Copenhague rendait nécessaire.

WWF et Greenpeace ont proposé de créer une plateforme pour permettre l’échange d’expertises et de points de vue. Cette plateforme est une tentative de rassembler les ONG qui travaillent sur des problèmes différents mais qui sont toutes concernées par le réchauffement climatique. Elle a été lancée à la fin du mois de mai dernier et a impulsé l’appel de l’ultimatum climatique.

Cette initiative permet d’être plus fort sur les revendications que l’on porte : un rassemblement autour d’un texte unique donne auprès du public un impact plus fort à l’action. Il permet aussi la prise de conscience de toutes les conséquences du réchauffement : l’impact sur l’environnement, par exemple la hausse de la désertification ou la pénurie des ressources en eau, accentue par exemple les problèmes d’accès à l’alimentation.

Le socle est l’appel adressé à Nicolas Sarkozy pour qu’il soit à la hauteur de l’enjeu en défendant une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2020 et le déblocage d’une aide annuelle d’au moins 100 milliards pour aider les pays en développement à s’adapter aux conséquences du réchauffement. Nous espérons rassembler un million de signatures d’ici au 18 décembre, jour de clôture des négociations.

L’ultimatum climatique englobe également d’autres actions : flash-mobs, concert, etc. Beaucoup d’associations ont rejoint l’appel, ainsi que des collectivités locales et des personnalités. Nous voulons montrer que tout le monde est concerné et multiplier les prises de parole.

Pourquoi est-il important que les citoyens se saisissent de ces questions ?

La question du réchauffement climatique est portée au plus haut niveau de l’État, et nos dirigeants font des discours enflammés sur ce sujet. L’on peut ainsi avoir l’impression que le problème est géré par nos dirigeants. Or il y a un décalage entre les discours et la réalité des prises de position. D’où l’importance de montrer qu’il faut aller plus loin que l’on a besoin de la mobilisation de tous.

Alors que se multiplient les déclarations affirmant que Copenhague ne sera qu’une étape, il faut montrer à l’opinion publique que toutes les options sont encore sur la table et qu’il est possible, pour qu’un accord contraignant soit signé, de renforcer la volonté des politiques en montrant que chacun de nous est concerné.

Peut-on espérer un accord juridiquement contraignant à l’issue du sommet de Copenhague ?

Il est important de garder le principe d’un accord juridiquement contraignant avec des objectifs chiffrés et contrairement à ce que l’on peut essayer de nous faire croire, rien n’est joué pour le moment. Les positions sont différentes et des groupes défendent le principe d’un accord contraignant, notamment les pays en voie de développement qui sont les premières victimes et les moins armés. Au sommet de Copenhague, les délégués auront un mandat pour une prise de décision et il y a donc matière à avoir un accord ambitieux.

L’Europe a un rôle à jouer en ce sens. La feuille de route Énergie-climat qui y a été votée fixe des contraintes à l’Europe en termes de réduction d’émission de GES et de hausse de la part des énergies renouvelables. En ce sens, il est dans son intérêt de voir ces contraintes élargies à tous.

Quels points seront discutés lors du sommet ?

Les négociations porteront sur la réduction d’émission de GES. Les dernières discussions ont amené des propositions de réduction de l’ordre de 10 à 17 % alors que les éléments scientifiques réclament 40 %.

Elles porteront également sur la levée de financements pour l’aide des pays en voie de développement. Plusieurs pistes ont été proposées, notamment la mise aux enchères des permis de polluer et la taxation de l’aviation et du fret maritime. La « taxe Tobin verte »1, qui est revenue récemment dans les débats, soulève elle des questions quant à son caractère opérationnel et à son délai de mise en place. Elle joue un peu contre les propositions plus solides et plus opératoires.

Pensez-vous déjà à l’après-Copenhague ?

Notre objectif prioritaire est de recueillir un million de signatures pour l’appel de l’ultimatum climatique. Nous voulons nous donner toutes les chances de réussir pour influer sur les négociations en cours. Nous verrons ensuite comment rebondir par rapport aux résultats de Copenhague.

Deux jours avant le début du sommet de Copenhague, les onze ONG réunies sous l’égide de l’ultimatum climatique organisent à Paris, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Montpellier, Nancy, Nantes, Nices, Brest et Lyon une flash-mob d’envergure nationale.

Le but : interpeller les pouvoirs publics et leur rappeler les attentes des citoyens en termes de lutte contre le réchauffement climatique. Chacun des manifestants est appelé à se rendre sur le lieu prévu à 12h18 (en anglais, le 18 décembre, dernier jour des négociations, se note 12/18), vêtus aux couleurs de l’ultimatum climatique (orange, noir ou blanc) et muni d’un ustensile ou d’un instrument. Trois groupes seront formés, appelés chacun à jouer un motif rythmique. Les manifestants seront accompagnés par des percussionnistes. « Le tout formera un rythme festif et cohérent, rendu possible par la participation collective des personnes présentes. »

Si le 5 décembre vous souhaitez faire du bruit pour sauver la planète, vous trouverez plus d’informations sur le site de l’ultimatum climatique et du REFEDD, qui relaie la mobilisation au sein du monde étudiant.

Florent Baarsch, ancien président du Réseau français des étudiants pour le développement durable (REFEDD), fait partie des trackers d’Adopt a negotiator. À ce titre, il a suivi les conférences préparatoires au sommet de Copenhague et est présent au Bella Center pour les douze jours de la conférence. Auteur du blog Copenhague inside, invité du monde.fr pendant les négociations, il informe régulièrement des débats en cours, des enjeux et des avancées des discussions.

 

Le succès de Nicolas Sarkoy à Copenhague : un échec pour le climat
17 décembre 2009

A présent que je suis en-dehors du centre de conférence, j’ai un peu plus de temps pour consulter ce que la presse internationale et française dit à propos de la Copenhague. Je me suis plus spécialement attardé ce matin sur un article du Monde parlant de l’interview donnée hier par Nicolas Sarkozy sur Canal+ . Des petites erreurs qui montrent une certaine impréparation mais encore excusables : “Rajendra Pachauri est prix Nobel d’Economie” alors qu’il a reçu le Prix Nobel de la Paix ou encore que la Chine émettra bientôt autant de CO2 par habitant que les américains (Chine 5 tonnes par hab et USA 24 tonnes par hab).

 

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La COP15 coule, moi aussi !
16 décembre 2009

Me voilà normalement sortant dans mon dernier jour d’observation des négociations ici à Copenhague, peut-être même mon dernier jour de suivi des négociations sur le climat pour quelques mois voire quelques années. La frustration perpétuelle ne peut pas devenir un métier que l’on peut réellement souhaiter exercer, sauf à ne plus se rappeler pourquoi on est là. Après avoir passé plus d’un an à attendre ce moment, cette conférence qui devait être “la plus importante de l’Histoire de l’Humanité”, me voilà à ressentir des sentiments que je n’aurais jamais aimé ressentir. En un an, la chose climatique a fait de moi un “climate trotter” comme aime à se décrire Brice Lalonde : un an, cinq pays, deux continents. Ce bilan en tant que tel pourrait faire rêver, à présent il me désespère.

 

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Des ONG exclues du centre de conférence
16 décembre 2009

 

Ce qui n’était encore jamais arrivé jusqu’à présent vient de se produire. Deux ONG : les Amis de la Terre International et Avaaz ont été exclues du centre de conférence et ne peuvent donc plus y rentrer jusqu’à la fin de la conférence de Copenhague.

 

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Nicolas Sarkozy veut-il diviser l’Union africaine à Copenhague ?
15 décembre 2009

Après la signature de l’accord entre Meles Zelawi, le premier ministre africain, représentant de l’Union Africaine et Nicolas Sarkozy, président de la République Française, il apparaît de plus en plus clair que la position signée ne reflète en rien celle de l’Union Africaine.

 

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Pourquoi les ONG sont-elles mises dehors à Copenhague ?
15 décembre 2009

Voilà que la deuxième semaine de négociations a commencé, probablement dans les pires conditions. Les négociations n’avancent pas très bien (mais elle avancent), mais surtout, la majorité des représentants d’ONG se sont fait mettre dehors. Leur faute : être trop nombreux. Ainsi, aujourd’hui et mercredi, nous sommes encore 7 000 représentants de la société civile, jeudi, plus que 1 000 et vendredi plus que 90 !!!

 

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Plus rien ne va à la COP15
14 décembre 2009

D’après les dernières informations dont on disporait les pays membres du groupe Umbrella (USA, Australie, Canada, Japon…) ont demandé la suspension du groupe de contact sur le protocole de Kyoto. Cette demande intervient en réponse à la suspension obtenue par les pays en développement membres du G77 (et Chine) du groupe de travail sur l’action concertée à long terme.

 

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Le sommet européen est-il un échec pour les négociations à Copenhague ?
11 décembre 2009

 

Ce jeudi et vendredi, à Bruxelles, se tient un sommet européen qui doit décider de la position européenne dans les négociations à Copenhague. Pour faire simple, l’issue des discussions de Bruxelles va déterminer ce que diront les négociateurs la semaine prochaine à Copenhague. L’Union était attendue sur de nombreux points et parmi ceux-ci les suivants : le financement de l’adaptation aux changements climatiques pour le court et le long terme, les réductions d’émissions pour 2020 et la prise d’une position commune sur les mécanismes d’utilisation des sols (LULUCF).

A présent que ce Sommet est fini, il est temps de faire les comptes des bons et des mauvais points de l’éventuelle évolution de la position européenne. 

 

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La France part sauver les forêts européennes à Bruxelles
11 décembre 2009

La vie au centre de conférence des Nations Unies n’est jamais facile, encore moins lorsqu’il s’agit de la conférence de Copenhague et que nous sommes entrés dans le vif et le dur des négociations. Hier, Brice Lalonde, ambassadeur de France chargé des négociations sur le climat a accepté de recevoir un certain nombre d’ONG et de médias pour discuter des négociations en cours à Copenhague. Cette rencontre était vraiment exceptionnelle parce que pour la première fois, il a appelé les ONG et les médias présents « à l’aide ».

 

 

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La COP est temporairement suspendue
9 décembre 2009
C’est le coup de théâtre que beaucoup attendaient ou redoutaient, voilà que le premier événement majeur de la COP15 est à annoncer. La seconde réunion de la Conférence des Parties est suspendue temporairement à la demande de Tuvalu et suite à la décision de la présidente Connie Hedeegard.

 

 

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La France joue-t-elle double jeu dans les négociations sur le climat ?
8 décembre 2009
La conférence est à présente ouverte. La première journée de négociations n’a jamais rien de vraiment excitant car justement on ne négocie pas encore réellement. Cela ressemble plutôt à de grands rappels de positions déjà maintes et maintes fois rappelées auparavant lors des précédentes discussions. Les USA rappellent au monde entier à quel point ils se trouvent ambitieux avec leur objectif de 4% pour 2020 par rapport à 1990, ou l’Union Européenne avec ses 20% pour 2020.

 

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Places limitées pour les ONG à Copenhague
7 décembre 2009
La quinzième Conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques a juste commencé. Et pourtant, et même si je suis à l’intérieur du Bella Center, le centre de conférence de la COP15, je ne peux pas y assister en direct.

 

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Peut-on encore croire en Copenhague ?
7 décembre 2009
Même s’il ne fait jamais beau à Copenhague, même s’il fait nuit très tôt et que l’on a cette étrange impression qu’il ne fait jamais réellement jour dans la capitale danoise, tout n’y est pas si noir. Certains signes sont inquiétants et sont sujets à discussion et dissensus, d’autres sont porteurs d’espoir.
Voici donc en vrac quelques points à ne pas ignorer et surtout dont il faudra se rappeler vendredi dans deux semaines au cas où nous n’arrivions pas à trouver un accord international sur le climat. Le fait qu’il existe des points positifs nous prouvent une seule chose : il n’y a pas d’excuses pour échouer.


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Même s’il ne fait jamais beau à Copenhague, même s’il fait nuit très tôt et que l’on a cette étrange impression qu’il ne fait jamais réellement jour dans la capitale danoise, tout n’y est pas si noir. Certains signes sont inquiétants et sont sujets à discussion et dissensus, d’autres sont porteurs d’espoir.
Voici donc en vrac quelques points à ne pas ignorer et surtout dont il faudra se rappeler vendredi dans deux semaines au cas où nous n’arrivions pas à trouver un accord international sur le climat. Le fait qu’il existe des points positifs nous prouvent une seule chose : il n’y a pas d’excuses pour échouer.
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