1949 – 2005 : plus d’un demi – siècle que le Tibet souffre, asphyxié par une colonisation chinoise de plus en plus massive. Une situation contre laquelle milite activement l’association étudiants pour un Tibet libre. Présentation.

 

Pour repérer le Tibet sur un atlas moderne, quelques notions de mandarin peuvent s’avérer bien utiles. Quarante années d’occupation chinoise auront en effet suffi au « Comité géographique des noms de lieux » pour faire le tour du million et demi de kilomètres carrés que couvre le Tibet. Avec un seul but : rebaptiser tous les lieux tibétains afin de les faire sonner « plus chinois ». C’est ainsi que le Tibet est devenu Xizang, ou que la ville de Shigatse vient d’être changée en Xigatse.

 

Le Tibet en 2005 est un pays privé de sa culture, de ses ressources et même… de son nom. Dans une indifférene quasi – générale. Un pays de paix en voie de disparition, où la simple détention d’un portrait du Dalaï – Lama peut mener tout droit en prison.

 

Réagir. C’est pour informer l’opinion française sur cette réalité largement sous-médiatisée qu’une poignée d’étudiants ont monté en 2003 l’association Étudiants pour un Tibet libre. Antenne française du réseau mondial Students for a free Tibet (SFT), la jeune structure milite en faveur de l’indépendance du Tibet, au sein d’un réseau qui essaime jusqu’au Nigéria. Son credo : « l’activisme non-violent », revendique Alexis Guilpard, secrétaire général de l’association. Un mode d’action qui porte ses fruits, SFT ayant déjà contribué à la libération de plusieurs prisonniers politiques.

 

Lobbying. Trés impliqué au niveau institutionnel, le réseau milite activement en faveur du maintien de l’embargo sur les armes vers la Chine, mis en place en 1989 à la suite de la répression sanglante des manifestations étudiantes de la place Tien An Men. « Ce combat est rude, avoue Alexis, d’autant plus que [Jacques] Chirac et [Gerhard] Shröder sont favorables à une levée de l’embargo ». Difficile en effet de faire durablement l’impasse sur un tel marché, l’armée chinoise représentant près de deux millions d’hommes. « Dont plusieurs centaines de milliers sont stationnés au Tibet », précise Alexis.

 

Grandir. Pour l’heure, l’association s’active sur la formation de ses membres. Organisé du 21 au 27 juin du côté de Düsseldorf en Allemagne, le premier camp d’action Tibet libre ! offrira un entraînement avancé d’utilisation stratégique de tactiques non-violentes aux dirigeants actuels et futurs du mouvement pour le Tibet. Cette semaine sera également l’occasion de célébrer quelques récentes victoires, au premier rang desquelles l’annulation de la condamnation à mort de Tenzin Delek Rinpoche, figure historique du bouddhisme tibétain.

 

En savoir plus : www.studentsforafreetibet.org

 

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