Association nantaise créée en 1997, Vélocampus défend ardemment le vélo et entend en faire le moyen de transport privilégié des étudiants ligériens. Entre réparations et sensibilisation, la structure propose au public de s’emparer d’un véhicule indémodable tout autant que des bribes d’une philosophie : celle de la liberté.

 

Originaire de Nantes, l’association Vélocampus entend faire en sorte que le vélo soit perçu par les étudiants comme une solution viable et durable pour leurs trajets. Les membres de l’équipe espèrent, en effet, les convaincre d’en faire leur moyen de transport privilégié. A l’ère du diesel et des pistons, l’objectif semble très ambitieux et pour le remplir, l’association n’hésite pas à employer les grands moyens. 300 bicyclettes sont, en effet, prêtées chaque année afin que la petite reine soit adoptée par tous. Mais cette promotion du deux roues ne saurait être motivée par le seul amour du sport. Vélocampus est également un fervent défenseur de l’environnement et s’engage concrètement dans une démarche de sensibilisation aux problèmes écologiques.

 

Corentin Lemaître, le président de l’association, souhaitait  « offrir la possibilité aux étudiants de s’emparer d’un moyen de transport propre et écologique ». Il rappelle notamment que « le vélo est peu cher, réparable quasiment à l’infini et que son recyclage est maîtrisé ». Pour lui, l’essentiel était de « fournir au public un local tout équipé, avec des mécaniciens. De quoi s’occuper de sa machine en toute liberté ».

 

« Les engagements écologiques viennent naturellement »

 

L’ensemble des activités de l’équipe de Corentin est polarisé sur le développement durable. « Les engagements écologiques viennent naturellement », selon lui. Les ateliers de réparation, par exemple, visent à fournir aux participants une certaine autonomie à l’entretien et la réparation de leurs vélo. Une autonomie permettant notamment de nombreux échanges et l’acquisition de savoir-faire dans ce domaine qui, par la suite, limiteront le volume de déchets lié à l’abandon de vélos usagers. Pour la Quinzaine de l’Environnement, organisée en 2004, Vélocampus a davantage mis l’accent sur les énergies renouvelables. Au programme : expositions ambulantes, débats, conférences et soirées de court-métrages.

 

Empreinte carbon nulle

 

Si le développement durable peut être défendu au travers de campagnes de sensibilisation, il peut également l’être par l’exemple : Vélocampus propose à ses membres la création de projets de voyages. Concrètement, l’équipe met à leur disposition des vélos d’occasion devant faire l’objet de réparation. Les machines ainsi retapées sont cédées lors d’une bourse aux vélos et les fonds générés permettent de financer les trajets. Au fil des années, les expéditions ont relié Lille à Amsterdam, Montpellier à Bordeaux, tout en longeant la Garonne et la Dordogne… le tout avec une empreinte carbone nulle.

 

Depuis 1997, l’association a accueilli 4000 adhérents de 45 nationalités différentes. Par ailleurs, 42 bénévoles s’investissent dans les différents projets de Vélocampus. 

 

Pour en savoir plus sur les activités de l’association Vélocampus et pour tout savoir sur l’art de réparer un deux-roues, connectez-vous sur le site de la structure : http://velocampus.net/

 

Crédits photo : Vélocampus

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