Henri Rouillé d’Orfeuil, président de Coordination Sud, collectif d’associations de solidarité internationale, membre du Haut conseil de la coopération internationale.

 

Quelle place est consacrée à l’éducation au développement dans la politique de coopération poursuivie par la France ?

L’éducation au développement est soutenue par différents ministères : Affaires étrangères, éducation, Agriculture, elle passe aussi par un professeur volontaire sensibilisant ses élèves… Il est donc difficile de quantifier. Les rapports Nord-Sud se situent aujourd’hui dans le global. Avant “ ils ” avaient des problèmes, “ nous ” avions la solution. Aujourd’hui on est dans des problématiques mondiales d’environnement, de santé, d’économie d’interdépendances, pas au chevet d’un malade. Il nous faut avoir une vision intégrée des enjeux, participer aux négociations économiques, sans les détacher des questions culturelles, environnementales ou politiques.

 

Quelle utilité des associations dans le domaine très régalien que forment les relations internationales ?

Les relations internationales ne sont pas un domaine régalien. C’est la négociation des traités, la diplomatie qui l’est. Aujourd’hui plus que jamais, les relations internationales concernent tout le monde. Les ONG de solidarité internationale sont une interface entre acteurs sociaux et citoyens. Elles prennent des positions communes lors de grandes négociations, et jouent un grand rôle. Les micro-projets sont finalement la même chose, car les enjeux se trouvent à plusieurs niveaux. Les problèmes d’un village trouvent leur origine dans des règles du jeu internationales.

 

Quelle place pour les jeunes ?

L’action des jeunes est fondamentale. à un moment de la vie où on a soif de connaître la diversité du monde, ils sont un canal pour irriguer en information le reste de la société. La relation entre pairs au sein des jeunes est très importante car elle signifie une relation entre personnes responsables.

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