Marielle de Sarnez, députée européenne UDF. Investie dans la question de l’accueil des étudiants étrangers, elle a également été rapporteur du projet  » Erasmus Mundus « .

Quelles sont les priorités pour la mobilité étudiante ?

Nous devons arriver à une meilleure harmonisation des diplômes. C’est l’objectif du programme Erasmus mundus que j’ai fait adopter en janvier 2004 au Parlement européen, qui va permettre aux étudiants de faire un  » tour d’Europe des universités ». J’ai particulièrement tenu à ce que la sélection des universités participantes privilégie non seulement la qualité des cours de masters proposés, mais également la qualité de l’accueil des étudiants. On ne peut pas donner une bourse à quelqu’un et le recevoir n’importe comment.

Une façon de rattraper les Etats-Unis en termes d’internationalisation ?

Les Etats-Unis accueillent 32% du total des étudiants étrangers. Il était donc urgent d’améliorer l’attractivité de nos universités européennes. Le programme Erasmus mundus doit répondre à cette demande à travers des masters labellisés, et des bourses aussi intéressantes que les bourses américaines Fullbright (1600 euros par mois pendant un an). De plus, j’ai obtenu que les universités participant à ce programme soient obligées de promouvoir l’apprentissage d’au moins deux langues pratiquées dans leurs établissements. L’objectif, c’est de conserver la diversité des langues et des cultures.

Vos propositions ?

L’initiative de participer à ce programme d’échanges appartient aux Universités. A la rentrée 2004, 82 Universités de 17 pays participaient déjà à ce programme. Erasmus mundus s’adresse à tous, et pas seulement aux plus favorisés. Il revient aux pouvoirs publics d’aider les jeunes dont les familles n’ont pas les moyens. A mon avis, tous les étudiants devraient suivre un semestre à l’étranger dans leur cursus universitaires de cinq ans. Nous devrions permettre à un Béarnais comme à un Canadien de faire son « tour » d’Europe.

 

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