Sylvie Golgevit // Présidente d’Ecume (ensemble choral universitaire de Montpellier) Enseignante retraitée IUFM /Université Paul Valéry – Département Musicologie.

L’université reconnaît-elle les engagements associatifs des étudiants ?

S.G. : « Mon regard est sur ce point assez négatif. Des maisons des associations étudiantes existent, mais n’apportent pas tout ce qu’on pourrait en attendre : les projets associatifs sont en effet complètement coupés du cursus de formation. L’université a créé un cadre pour les associations étudiantes, mais ce cadre ne reconnaît pas le travail engagé par l’étudiant. « 

Ce constat est-il valable pour d’autres institutions ?

S.G. : « Oui, la DRAC par exemple reconnaît très peu d’associations culturelles étudiantes. Seules 3 associations étudiantes, dont Ecume, sont soutenues dans leurs actions à Montpellier. Les institutions ont en général peur du fait que les porteurs de projet sont mouvants d’une année sur l’autre et que le résultat dépend beaucoup de leur personnalité : elles n’accordent pas un blanc-seing à une association étudiante. »

Comment la fac pourrait-elle prendre en compte ces engagements ?

S.G. : « Par une évaluation en tant que  » plus « , en réfléchissant sérieusement à la composition du jury d’évaluation. La présence d’un spécialiste du type de projet porté par l’étudiant me semble indispensable. A mon sens , il ne s’agit pas de rendre obligatoire ce parcours pour tous les étudiants, car seule leur motivation est fondamentale. De toute façon, il existe une reconnaissance qui dépasse le cadre de l’université. Un thésard en géographie, très investi dans Ecume, a pu s’orienter vers un DESS culturel, en rupture totale avec sa formation, grâce à la reconnaissance de son action associative. Mais je rêverais qu’à la base, l’université puisse favoriser, de façon institutionnelle, les engagements militants de ses étudiants . « 

 

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