Animafac dispose des agréments nécessaires pour permettre aux associations étudiantes du réseau qui le souhaitent d’accueillir des volontaires, via un dispositif très simple, respectant les principes du service civil et du volontariat. Le réseau a développé ce dispositif afin de permettre aux associations à projet de développer leurs actions. Il ne s’adresse donc pas aux associations se présentant aux élections universitaires ou ayant un mandat syndical.

 

Le volontaire

Volontaire, qui es-tu ?

Est-ce un salarié ? Est-ce un bénévole ? La réponse est, bien entendu, ni l’un ni l’autre.
Le volontaire n’est pas un salarié. Le but du volontariat associatif n’est pas d’employer des salariés sous-payés, mais de permettre à des jeunes de s’engager dans l’associatif. Les 662 euros touchés mensuellement par le volontaire ne sont pas un salaire, mais une indemnité lui donnant les moyens financiers de s’investir pleinement sans avoir recours à papa-maman ou au McDonald. Le volontaire ne peut, en aucun cas, effectuer un travail qui aurait dû normalement incomber à un salarié payé par un vrai salaire.
Le volontaire n’est pas un bénévole. Comme le bénévole, le volontaire s’engage par conviction. Leurs statuts sont néanmoins différents. Si l’on se réfère au dictionnaire, le volontaire « accepte de son plein gré une tâche » quand le bénévole « fait quelque chose sans être rémunéré et sans y être tenu. » Pour ceux qui n’auraient pas compris la finesse de langage, cela signifie que, lorsqu’un bénévole ne fait pas ce qu’on lui a demandé, on peut tout au plus le regarder d’un air courroucé. Le volontaire, lui, s’engage par contrat à accomplir une mission. Pas de « j’ai eu la flemme » qui tienne, s’il ne met pas tout en œuvre pour mener à bien ce projet, l’association qui l’accueille peut lui demander des comptes, voire rompre son contrat.

 

Volontaire, que fais-tu ?

Un volontaire n’arrive pas dans une association les pieds en espadrilles et les doigts en castagnettes. Il est accueilli pour une mission précise, déterminée par ou avec l’association qui le reçoit. Cette mission doit être intéressante pour le volontaire, l’association d’accueil et contribuer à l’intérêt général. Ne sont pas considérées comme telles les tâches consistant à faire le ménage, classer les mails du président ou archiver les papiers de l’association. Coordonner la préparation d’un festival, développer la grille d’une radio associative ou prendre la rédaction en chef d’un journal étudiant sont, en revanche, des exemples typiques de missions « d’intérêt général ».

A priori, vous avez compris ce qu’est le volontariat associatif. Reste à savoir en quoi cela peut servir à votre association et si vous souhaitez endosser le costume du volontaire.

 

 

De l’utilité du volontariat

Côté associations.

Sans prétendre à l’exhaustivité, voici quelques raisons qui peuvent pousser une association douée de sens à recourir au volontariat.
Scénario n°1 : petite structure cherche coordinateur de projet. Parce que l’étudiant voyage et qu’il lui arrive de vouloir suivre, voire terminer ses études, les jeunes associations souffrent souvent d’un déficit de temps et de suivi. Exemple… Septembre : on décide d’organiser un festival cet été, tout le monde est enthousiaste. Février : avec tous ces partiels, personne n’a eu le temps de chercher des financements. Avril : zut, le président de l’association est parti en stage agricole au Pérou. Juin : on remet ça à l’année prochaine ? Imaginez maintenant une personne présente 26 à 35 heures par semaine pour suivre l’organisation et faire le lien entre les membres de l’association. Pour de petites structures, la présence d’un volontaire est une opportunité de réaliser les projets qui n’étaient pas mis en œuvre faute de moyens humains.

Scénario n°2 : grosse structure cherche regard neuf pour nouveaux projets. Le problème n’est évidemment pas le même pour de grosses associations nationales rassemblant des centaines de bénévoles et des salariés. Le volontaire peut, alors, apporter une contribution moins experte que les salariés, mais plus investie que les bénévoles, pour développer des volets demandant un véritable engagement associatif : animation du réseau, création de liens entre l’association et le quartier…
 

Côté volontaire.

 

Scénario n°1 : associatif-passionné cherche statut pour valoriser son engagement. L’associatif-passionné se reconnaît à sa capacité à parler, des heures durant, de son joyau, sa raison de vivre, son association. En période de rush, il ne dort plus (ou dans les locaux de l’association), ne se lave plus (ou sous la contrainte des autres membres de l’association) et peut devenir passablement hystérique pour des sujets apparemment sans importance. Il n’a pas de temps pour un boulot et, sauf à avoir des parents compréhensifs, est actuellement très fâché avec son banquier. Le volontariat associatif offre à tous ces étudiants passionnés la possibilité de vivre leur rêve, quelles que soient leurs ressources familiales. Le statut permet également de faire passer cet engagement de la case « loisir » à la case « expérience professionnelle » sur le CV.

Scénario n°2 : étudiant cherche porte d’entrée associative. Pas besoin d’être pieds et poings liés avec une association pour devenir volontaire. Beaucoup ont, en effet, choisi de s’investir dans cette aventure pour faire une pause dans leurs études, découvrir le monde associatif, réfléchir à leur orientation professionnelle…

 

Pendant la mission.

 

Voici venu le moment de vous révéler qu’il existe une Charte du service civil volontaire. Ce document prévoit quelques obligations pour l’association envers son volontaire, au cours de sa mission. Dans l’ordre :

  • Le tuteur. L’association d’accueil doit désigner un tuteur qui s’occupera de coacher le volontaire. Le tuteur est « une personne qui dispose de réelles qualités d’écoute, d’analyse, de dialogue et fait preuve de maturité. » Outre un suivi au jour le jour du volontaire, qui peut permettre d’éviter les soucis précédemment évoqués, le tuteur doit également former le volontaire si besoin est.
  • La formation civique. Permettre aux volontaires de prendre conscience de l’importance des valeurs civiques et de l’intérêt d’agir pour la communauté est l’un des buts premiers du volontariat associatif. Les associations d’accueil sont donc tenues de proposer à son volontaire une journée de formation aux valeurs civiques par mois de mission. Pour leur faciliter la tâche, Animafac réunit l’ensemble des volontaires des associations du réseau pour des sessions communes. Au programme : réflexion sur le travail de mémoire, débat sur l’Europe ou jeux sur les différences interculturelles.
  • L’accompagnement à l’insertion professionnelle. Le volontaire peut, s’il le souhaite, consacrer le dernier mois de sa mission à la recherche d’un travail ou d’une formation. Pour se faire, Animafac a signé une convention avec l’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion des jeunes) pour que les volontaires puissent bénéficier d’entretiens individualisés.

 

À SAVOIR ?L’association d’accueil comme le volontaire peuvent rompre le contrat avant son terme moyennant un préavis d’un mois

 

 

Après la mission.

 

Tuteurs et volontaires devront exposer brièvement les résultats obtenus, les compétences développées par le volontaire et le savoir-faire acquis. Cette dernière formalité est obligatoire pour que soit versé le dernier mois d’indemnité du volontaire.

 

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour accueillir un volontaire dans votre association. Si des questions vous empêchent de dormir, n’hésitez pas à écrire un mail à volontariat@animafac.net.

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