La LMDE vient de publier une étude alarmante sur l’état de santé des étudiants français. Evoquant une situation dégradée depuis plusieurs années, la mutuelle décrit notamment leurs conditions de vie et l’impact de la crise sur leur budget. Un impact qui se traduit notamment sur les conditions d’accès aux soins médicaux dont ils bénéficient.

 

« La période des études n’est plus une sorte de sas d’insouciance dorée entre l’adolescence et l’entrée dans la vie active ». C’est par ces mots que Gabriel Szeftel, le président de la LMDE, dresse le bilan de l’étude récemment menée par la mutuelle. Elle porte sur les conditions de vie, le moral et la santé des étudiants français. La crise entrainant une diminution drastique du pouvoir d’achat des familles, les étudiants se voient privés d’une part importante de leur soutien financier. En comparaison, les aides sociales ne représentent que 38 % de leur budget global. Dans ce contexte, ces derniers voient leur situation empirer chaque année. A tel point que la moitié d’entre eux vit avec moins de 400 euros par mois. Un tel budget en contraint 20% à faire l’impasse sur les soins médicaux. Une tendance qui se traduit directement sur l’état de santé des étudiants. Nombreux sont les jeunes dont la protection sociale est insuffisante. Seuls 32% ont pu accéder à la visite médicale scolaire obligatoire. En 2008, ils étaient 59%. « Cet affaiblissement du suivi sanitaire à l’université se retrouve aussi dans l’enseignement secondaire » témoigne Gabriel Szeftel. 55% des élèves vivant en colocation affirment ne pas se soigner et « attendre que cela passe ». La raison ? Pour 11% d’entre eux, la faute revient à leur manque de moyens financiers.

 

Conséquence directe de cette situation, le mal-être semble s’installer durablement parmi les étudiants. Près de 40 % ont ressenti un sentiment constant de déprime dans les douze derniers mois et plus d’un tiers affirme connaître de réelles difficultés à gérer le stress lié à ces problèmes. Outre les troubles récurrents du sommeil, et la nervosité qu’ils entrainent, les auteurs de l’étude assurent que ce mal-être serait la cause directe de consommation de stupéfiants et d’alcool. Un tiers des jeunes sondés déclare avoir une consommation excessive d’alcool. Presque 20 % des étudiants avouent également être des consommateurs réguliers de cannabis.

 

 

 

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