A l’occasion du Congrès de la Ligue de l’enseignement organisé à Nantes entre le 27 et le 30 juin, la ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative, Valérie Fourneyron, a présenté 5 engagements pour favoriser le développement de l’éducation populaire et du monde associatif en France.

 

Valérie Fourneyron se savait certainement très attendue par le public présent lors du Congrès de la Ligue de l’enseignement. Dans un contexte budgétaire difficile pour le gouvernement, nombreux sont ceux qui s’inquiètent en effet du soutien en retrait de l’Etat vis-à-vis du monde associatif. La ministre n’a donc pas manqué de rappeler quelques engagements et d’en préciser de nouveaux.

 

1. Préserver les crédits nationaux dédiés au monde associatif en 2014

« Certes, notre budget est contraint mais je m’attacherai à ce que les crédits nationaux que nous apporterons en 2014 aux acteurs associatifs et d’éducation populaire, soient globalement préservés après des années d’hémorragies. C’est déjà ce que j’ai fait en 2013. Je souhaite le poursuivre en 2014. »

 

2. Un appel à projets de 3 millions d’euros pour le numérique, les lieux innovants et les médias jeunes

L’objectif ici pour la ministre : « donner aux jeunes des porte-voix, des outils pour s’exprimer et accéder à la citoyenneté. »

 

« Nous allons lancer un appel à projets pour susciter des actions innovantes dans 3 domaines : le numérique, les lieux innovants, les médias jeunes. 3 millions d’euros seront consacrés au financement de ces projets par le fond d’expérimentation pour la jeunesse […].Un appel à projet sera lancé en janvier 2014. »

 

3. Définir légalement la subvention

« Entre 2005 et 2011, les subventions publiques ont baissé de 8%, tandis que les commandes publiques triplaient. Résultat : les subventions publiques qui représentaient 34% du budget des associations en 2005 ne représentent plus aujourd’hui que 24%… et la tendance s’accélère. Face à cette situation préoccupante, j’ai décidé de recréer les conditions d’un partenariat fructueux entre associations et collectivités. Un partenariat qui soit garant de votre capacité à expérimenter et à innover sur les territoires, et qui sécurise les collectivités. »

 

Cette définition de la subvention figurera dans le projet de loi relatif à l’Economie Sociale et Solidaire qui sera débattu à la rentrée de septembre.

 

4. Renforcer la place de l’éducation populaire dans les politiques de jeunesse

« Nous souhaitons renforcer votre contribution dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique jeunesse. Pour cela, il était essentiel de nous doter des bons outils et de faire évoluer les structures de l’Etat. C’est ce qui a été décidé lors du CIJ avec la création d’un (ou une) délégué(e) interministériel(le) à la jeunesse. »

 

En présentant ce quatrième engagement, la ministre a tenté de rassurer les nombreuses personnes inquiètes de voir l’INJEP démantelée (voir la tribune Si la jeunesse est prioritaire, regardons-la en face co-signée par Coline Vanneroy, déléguée générale d’Animafac) :

« S’agissant de l’Institut National de la Jeunesse et de l’Éducation populaire (l’INJEP) auquel je sais que vous êtes très attachés, tout comme moi, je tiens à rassurer ceux qui craignent qu’il soit menacé et que nous n’en fassions un outil bêtement statistique « à la botte » de l’Etat, comme on dit. »

 

« L’Injep verra au contraire son rôle élargi, notamment à la vie associative, et renforcé sur les volets évaluation des politiques publiques et statistiques. Il verra ses ressources humaines accrues et ses missions étendues. »

 

5. Poursuivre l’objectif commun d’empowerment de la jeunesse

Dans un dernier engagement encore flou à ce stade, la ministre a rappelé que « la clé de voûte de la Priorité Jeunesse du gouvernement, c’est de faire le pari de l’engagement des jeunes. »

 

Elle souhaite ainsi favoriser « la participation des jeunes dans la société et dans ses institutions » grâce notamment à une « cellule d’accompagnement » chargée de soutenir « la création d’associations de jeunes dirigées par des jeunes, avec des moyens financiers, et pour les aider à se structurer. »

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