2 millions de salariés répartis dans plus de 200 000 entreprises françaises ont déjà fait le choix d’une approche solidaire dans leurs activités. Le phénomène prenant une réelle ampleur, il pourrait constituer à terme un enjeu de premier ordre dans les orientations de l’économie nationale. Temps de débats, temps de réflexion, des ESS réunissent actuellement les grands acteurs du secteur.

 

Des états généraux de l’économie sociale et solidaire (réunissant 260 acteurs, décideurs, entrepreneurs et salariés du secteur) se tiennent depuis le 11 octobre et ont pour objectif d’élargir progressivement le cercle des acteurs mobilisés pour convaincre les citoyens de l’utilité et de la crédibilité de l’ESS, tout en influençant les décideurs. Cette volonté d’évoluer vers une économie sociale et solidaire, bien que résultant en partie d’une réaction au phénomène de crise, atteste d’une dynamique de changement des mentalités : « Entreprendre autrement », tel est le mot d’ordre de cette ESS.

 

Cette transition vers une économie solidaire et des pratiques éco responsables doit se traduire par l’observance de principes clé à l’image du rejet des profits individuels et de l’appropriation des excédents de l’entreprise à des fins personnelles. Là encore, les polémiques autour des stock options et des parachutes dorés peuvent constituer une explication à l’établissement de cette règle. Les entreprises souhaitant s’impliquer dans ce projet le font invariablement par la voie démocratique : une personne, un suffrage.

 

Les 200 000 entreprises mobilisées, représentant 12 % de l’emploi et 10 % du PIB, appartiennent toutes au secteur privé ou mixte. Leur indépendance par rapport aux pouvoirs publics est à ce prix.

 

 

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