Accrocher grâce à une écriture simple et efficace

Fiche pratique

Le moment que vous redoutiez tant est arrivé. Vous avez créé votre site web, vous devez maintenant rédiger un article, un dossier de présentation, une publication Facebook ou un mail important pour votre association. Le problème c’est qu’écrire pour être lu·e  par des nombreuses personnes, ce n’est pas pareil qu’écrire pour soi ou pour un travail scolaire. Dites adieu aux phrases trop longues, aux expressions tarabiscotées que vous chérissez tant. Voici quelques astuces toutes simples pour écrire de manière efficace et compréhensible par toutes et tous !

Avant de se lancer dans l'écriture

DÉTERMINER LE MESSAGE ESSENTIEL

Avant de vous lancer dans l’écriture d’un texte, il peut être judicieux de déterminer le message essentiel que vous souhaitez faire passer : annoncer la tenue d’un évènement, communiquer les informations logistiques d’un évènement, recruter des bénévoles, etc. 

Une fois que le message essentiel est défini, il vous faudra répondre à quelques questions indispensables : les fameux 3QOCP : 

  • Qui ?
  • Quoi ?
  • Quand ?
  • Où ?
  • Comment ?
  • Pourquoi ?

Ces questions de base permettront à votre lecteur·rice de comprendre l’essentiel de l’information en quelques lignes. 

DÉTERMINER L’ANGLE

Autre phase importante de la préparation d’un texte : le choix de l’angle. Ce dernier vous permet de déterminer la manière dont vous allez raconter votre message. Prenons l’exemple d’une exposition photo à Clermont. Le résultat (et donc l’intérêt) de votre travail sera radicalement différent selon que vous questionniez les visiteur·se·s sur leurs impressions ou que vous évoquiez la force qui émane des regards des clichés exposés.

DÉTERMINER UN GENRE

Il existe plusieurs genres d’articles dont vous pouvez vous emparer :

  • la brève : article de 3-5 lignes maximum, sans titre, qui livre une dépêche d’agence de presse. C’est donc une information brute. Elle répond généralement au 3QOPC ;
  • le filet : article court, d’une dizaine de lignes livrant une information dans ses grandes lignes, et titré ;
  • le billet : note d’humeur ou d’humour sur un sujet ;
  • l’éditorial : texte souvent signé du rédacteur·rice en chef reflétant la ligne du journal, soit la position du journal sur un thème d’actualité particulier ;
  • l’analyse ou la critique : analyse favorable ou défavorable de livres, films, émissions TV, expositions… ;
  • la synthèse : article qui relate un événement à partir de faits, d’arguments, de citations, d’analyse ;
  • le compte-rendu : sert à rapporter un événement, un débat, une manifestation sportive, culturelle, etc. ;
  • le reportage : récit journalistique qui privilégie le témoignage direct.
  • l’enquête : écrit expliquant les faits, causes et conséquences d’un événement à partir de plusieurs sources d’informations ;
  • le dossier : grande enquête qui porte sur un thème et répond à une problématique à partir de différentes natures de sources (analyse, brèves, interviews etc). 

Chacun de ces genres a donc ses spécificités, ses normes et son style.


Accrocher son lectorat

DÉFINIR UN PLAN

L’essentiel de l’info, la punchline et l’intérêt d’un article doivent être visibles dans les toutes premières lignes. Un bon moyen de persuader le·la lecteur·rice de rester pour lire la suite. On est bien loin du format traditionnel de la dissertation et du devoir sur table. 

Toutefois, gardez en tête qu’un texte avec un plan permet et facilite la lecture de celui-ci. En effet, les internautes ne passent pas plus d’une minute sur un article s’il ne les intéressent pas. Et un des meilleurs moyens de les intéresser et de leur faire savoir rapidement ce qu’il·elle·s vont lire s’il·elle·s continuent leur lecture. 

ALLER À L’ESSENTIEL

Au moment de rédiger votre texte, quelques principes peuvent vous aider. Inutile de partir dans des digressions interminables et, parfois, déconnectées du sujet. 

UNE IDÉE = UNE PHRASE

Les phrases, tout comme les paragraphes, doivent être assez courtes. Pensez aussi à aérer votre article et à espacer les paragraphes selon les idées développées afin de faciliter la lecture. 

Au cours de la rédaction de votre article (et même après), soyez attentif·ve·s aux répétitions, aux formules toutes faites ainsi qu’aux termes un peu trop pointus. Si, dans le contexte de votre article, l’usage de ces termes est incontournable, veillez à les expliciter. 


Structurer son écriture

Si vous devez rédiger un article pour la presse ou votre blog, quelques éléments de forme existent pour faciliter la compréhension.

TITRE

Il peut être informatif ou incitatif. L’informatif valorise l’élément central de votre article (ex : “6 photographes exposent leurs clichés à Clermont”). L’incitatif laisse planer une part de mystère et joue sur le côté ludique pour attirer le·la lecteur·rice (ex : “tous les regards sont tournés vers Clermont…”)

CHAPEAU 

Le chapeau est le tout premier paragraphe de votre article, il donne les informations de base (les fameuses questions fondamentales mentionnées plus tôt : 3QPOC) ainsi que l’enjeu de votre sujet. Il doit être court et assez bien tourné pour être percutant.

PARAGRAPHE

Court, clair, bien construit, le paragraphe vous permet d’aborder l’un des sujets de votre article. Par exemple, un paragraphe peut être consacré aux œuvres exposées tandis qu’un autre peut être dédié à l’impression des visiteur·se·s (si vous traitez le sujet sous forme de reportage).

INTERTITRE

Quelques mots mettant en relief l’un des points forts de l’article. Il sépare les paragraphes et aménage une transition entre les idées. Par exemple, l’un des intertitres de l’article couvrant cette fameuse exposition pourra être « 260 visiteurs le premier jour » et illustrera la fréquentation et le succès de l’événement.

CONCLUSION 

Une brève conclusion mettant en avant les points essentiels de votre propos serviront de résumé au lectorat. Généralement, on fait apparaître dans la conclusion ce qui est à retenir.

ILLUSTRATIONS

Les illustrations rendent attractives votre article, car cela donnera envie aux lecteur·rice·s de continuer leur lecture. Le temps moyen de lecture d’une personne ne dépassant pas 5 minutes, il ne faut pas que votre article soit trop long, ou trop rébarbatif. 

Dans l’idéal, choisissez vos images de sorte à ce qu’elles illustrent votre propos car comme on dit : « une image vaut mieux mille mots ». 

Photos, dessins, infographies… les illustrations viennent agrémenter votre article en valorisant un point précis ou l’essentiel de votre sujet

Vous devez impérativement préciser la source (le fameux crédit illustration), mentionner l’adresse web et le nom de l’auteur·rice. Par ailleurs, prenez garde au régime de droits de diffusion. Les contraintes ne seront pas les mêmes selon que votre illustration soit en Creative Commons ou frappée de la mention « Tous droits réservés ».

Le net recèle de nombreuses sources d’images libres de droit. Faites un tour sur le site Flickr (l’une des plus vastes archives iconographiques du web) et faites une recherche détaillée en indiquant « seulement les contenus en Creative Commons ». Tous les résultats seront librement utilisables pour votre article. 


Veiller aux erreurs de ponctuations

LES PARENTHÈSES

En général, on évite les parenthèses dans un article. Si un terme n’est pas clair ou pas assez précis, c’est qu’il doit être changé ou qu’il mérite d’être développé dans la phrase suivante.

LES VIRGULES

Reprenons les basiques de grammaire. Les virgules servent avant tout à insérer une respiration dans une phrase. Pour être sûr·e·s qu’elles soient placées au bon endroit, relisez-vous à haute voix.

LES POINTS

ABUSEZ-EN. N’hésitez pas à couper les phrases en deux si vous n’êtes pas capables de comprendre ce que vous écrivez en une seule lecture. Une idée = 1 phrase.

LES POINTS DE SUSPENSION

Fuyez-les comme la peste. Les points de suspension ou « trois petits points » ajoutent un air las à la fin de votre phrase. Vous avez envie de convaincre votre lectorat ? Ne le laissez pas en suspend ! Optez pour un « etc. » si vous souhaitez mettre fin à une liste.

LES POINTS D’EXCLAMATION

Attention à bien les doser. N’écrivez jamais plus d’un point d’exclamation ! Idem pour les points d’interrogation.

« J’aime trop les melons ! Pas toi ? » « J’aime trop les melons !!!!!!!! Pas toi !!!!! »


En conclusion

Enfin, en fonction de votre sujet n’hésitez pas à ajouter des pointes d’humour, ou moins cherchez à rendre votre article le plus original possible. 

Pour être lu·e·s jusqu’au bout il vous faudra au moins ça pour vous démarquez de la concurrence.  Maintenant, c’est à vous.

Bonne rédaction !

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