Pourquoi accueillir un·e volontaire en Service Civique dans son association ?

Fiche pratique

Animafac dispose d’un agrément de Service Civique qui lui permet de mettre à disposition des associations de son réseau des missions de Service civique. Vous vous demandez peut-être quels avantages votre association pourrait avoir à accueillir un·e volontaire en Service Civique. On vous présente ici comment et pourquoi entamer cette démarche. 


Présentation du Service Civique

LA DÉFINITION DU SERVICE CIVIQUE

Le Service Civique est un statut qui permet à une personne de s’investir pendant 6, 8 ou 9 mois au sein d’une structure tout en étant indemnisée. Il s’agit d’un « label » délivré aux associations, aux fondations ou aux collectivités territoriales qui leur permet de percevoir une aide financière de l’État pour accueillir des volontaires en Service Civique. De plus, en tant que dispositif de l’État pour inciter l’engagement citoyen, l’indemnité versée aux volontaires est en majorité prise en charge par celui-ci. Et si vous sollicitez Animafac pour vous accompagner, comptez seulement 85 euros par mois et par volontaire. 

Ce label suppose notamment :

  • que la mission confiée à la personne volontaire soit d’intérêt général ;
  • que la personne volontaire ait entre 16 et 25 ans révolus et jusqu’à 30 ans si elle est en situation de handicap ;
  • que la personne volontaire participe à au moins deux journées de formation civique et citoyenne ;
  • qu’un tutorat au quotidien et un accompagnement au projet d’avenir lui soit proposés lors de sa mission.

LE STATUT DE VOLONTAIRE

Quel est le statut du·de la volontaire en Service Civique ? Est-ce un·e salarié·e ? Est-ce un·e bénévole ? La réponse est, vous l’aurez deviné, ni l’un·e ni l’autre.

LE VOLONTAIRE N’EST PAS UN·E SALARIÉ·E

Le but du Service Civique n’est pas d’employer des salarié·e·s sous-payé·e·s, mais de permettre à des jeunes de s’engager dans l’associatif. Le Service Civique n’est pas un emploi, ce qui explique qu’il soit régi, non par le code du travail mais par le code du service national. C’est un statut particulier qui garantit que la mission soit enrichissante pour le⋅la volontaire et directement utile à la société. Ainsi, vous ne pouvez pas demander au·à la volontaire d’effectuer des tâches liées à la gestion associative de la structure (administration, comptabilité, demandes de subventions, etc.). De même, l’intitulé de la mission ne peut correspondre au titre d’un emploi salarié. 

ll n’existe pas de lien de subordination entre le⋅la volontaire et l’association qui accueille mais une relation de collaboration. La mission doit s’inscrire dans le projet de l’association, mais elle doit aussi pouvoir être adaptée en fonction des intérêts du⋅de la volontaire. Enfin, le·la volontaire perçoit, non pas un salaire mais une indemnité, d’un montant de 580,62 euros par mois, et ce quel que soit le nombre d’heures réalisées. 

LE VOLONTAIRE N’EST PAS UN·E BÉNÉVOLE

Le Service Civique n’est pas non plus du bénévolat. Comme le·la bénévole, le·la volontaire s’engage par conviction mais leurs statuts sont différents. Si l’on se réfère au dictionnaire, le·la volontaire « accepte de son plein gré une tâche » quand le·la bénévole « fait quelque chose sans être rémunéré·e et sans y être tenu·e ». Cela signifie que, lorsqu’un·e bénévole ne fait pas ce qu’on lui a demandé, on ne peut pas lui en tenir rigueur tandis que le·la volontaire s’engage par contrat à accomplir une mission. Si il·elle ne met pas tout en œuvre pour mener à bien ce projet, l’association qui l’accueille peut lui demander des comptes, voire rompre son contrat.


Pourquoi accueillir des volontaires ?

  • Donner plus d’ampleur aux actions menées par votre structure

Proposer une mission de Service Civique c’est accueillir une personne motivée et disponible pour se consacrer, 24h par semaine, à l’un des projets de votre association. L’idée est que cette personne participe pleinement au projet sans néanmoins que la réalisation de celui-ci ne relève de sa responsabilité. La présence d’un⋅e volontaire doit en effet permettre d’apporter un coup de pouce à l’un des projets de la structure, de donner plus d’ampleur aux activités. 

  • Avoir un regard neuf sur l’association et ses projets

C’est en effet un bon moyen de faire évoluer votre structure ! L’arrivée d’un⋅e volontaire peut amener dans le même temps à des questionnements sur la façon de fonctionner au sein de l’association, qui est peut-être le même depuis plusieurs années mais qui se révèle n’être plus vraiment adapté. 

  • Permettre à une personne motivée par la mission proposée par votre association de découvrir le milieu associatif

C’est également permettre à cette même personne de s’engager dans un projet qui la motive, d’en apprendre plus sur votre association, vos thématiques de prédilection, de rencontrer les personnes avec lesquelles vous échangez régulièrement, et surtout d’agir auprès de votre public. C’est la dimension principale du Service civique : que la mission s’effectue au contact du public, et qu’elle soit bénéfique au.à la volontaire, à votre association et à la société. 


Solliciter l'accueil de volontaires

Première étape de votre marathon administratif : remplir, sur le site d’Animafac,  un formulaire de demande d’accueil dans lequel vous décrivez votre association, définissez la mission du⋅de la volontaire et expliquez ce que signifie pour vous l’accueil d’un·e volontaire en Service Civique.

Un·e volontaire est accueilli·e pour une mission précise, déterminée avec l’association qui le·la reçoit. Avant de proposer une mission, cette dernière doit s’assurer de plusieurs choses : 

  • La mission est-elle d’intérêt général ? 
  • La mission est-elle utile à la société ?
  • La mission est-elle utile au·à la jeune qui la réalise ? 
  • La mission est-elle utile au projet associatif ? 
  • Comment le·la jeune pourra identifier son utilité dans le projet ?
  • La mission est-elle épanouissante (sur le terrain, au contact d’un public cible) ?
  • Le·la volontaire est-il·elle accompagné·e, encadré·e et déchargé·e de toute responsabilité ?
  • la mission est-elle accessible à tou·te·s les jeunes (ne pas demander de connaissances ou compétences spécifiques) ?

Retrouvez ici plus de détails pour construire une bonne mission de Service Civique.

Une fois votre demande bouclée, elle est lue, analysée, décortiquée par une commission interne au réseau afin de vérifier que l’association est assez organisée et solide pour proposer une mission intéressante, que le·la volontaire sera accueilli·e dans de bonnes conditions, et qu’il s’agit bien d’un projet d’intérêt général. 

Si le dossier est accepté, vous pouvez sélectionner votre volontaire. Vous devrez remplir une fiche de renseignement sur le·la volontaire et son·sa tuteur·rice, y joindre un procès-verbal du conseil d’administration actant de la décision et un RIB. Il est également demandé à l’association de verser d’emblée la totalité de sa part de l’indemnité du volontaire : 85 euros multiplié par le nombre de mois de présence du volontaire, que vous aurez vous-même arrêté en fonction de la mission confiée. La sélection d’un·e volontaire est concrétisée par la signature d’une convention entre Animafac et l’association d’accueil, et d’un contrat entre Animafac et le·la volontaire. Pour tout savoir sur la procédure d’accueil, cliquez-ici.


Pendant la mission

Le dispositif du Service Civique prévoit quelques obligations de l’association envers son⋅sa volontaire au cours de sa mission. Ainsi, les volontaires ont un certain nombre de droits.

L’ACCOMPAGNEMENT PAR LE·LA TUTEUR·RICE

L’association d’accueil doit désigner un·e tuteur·rice qui s’occupera d’accompagner le·la volontaire. Le·la tuteur·rice est une personne qui dispose de réelles qualités d’écoute, d’analyse, de dialogue et fait preuve de maturité. Outre un suivi au jour le jour du·de la volontaire, qui peut permettre d’éviter les soucis précédemment évoqués, le·la tuteur·rice doit également former le·la volontaire si la mission nécessite des compétences particulières.

LA PARTICIPATION À DES FORMATIONS CIVIQUES ET CITOYENNES

Permettre aux volontaires de prendre conscience de l’importance des valeurs civiques et de l’intérêt d’agir pour la communauté est l’un des buts premiers du Service Civique. Les associations d’accueil sont donc tenues de proposer à leur(s) volontaire(s) des journées de formation civique. Pour leur faciliter la tâche, Animafac réunit l’ensemble des volontaires des associations du réseau pour des sessions communes. Au programme, par exemple : réflexion sur le travail de mémoire, débat sur l’Europe ou jeux sur les différences interculturelles.

De même, si le·la volontaire n’a pas encore obtenu son certificat de Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1), l’association aura l’obligation le faire passer. Pour en savoir plus, cliquez-ici. 

L’ACCOMPAGNEMENT AU PROJET D’AVENIR

L’accompagnement au projet d’avenir des volontaires figure parmi les obligations des tuteur·rice·s. Plus précisément, il s’agit de préparer l’après service civique, en fonction de ce qui intéresse le·la volontaire, que ce soit en terme de projet professionnel, de formation ou encore de projet personnel (monter une association, partir à l’étranger etc.)

Faire le point régulièrement permet d’accompagner la personne engagée dans la planification de son avenir et de la mettre en réseau avec des partenaires qui peuvent l’aider en ce sens. L’idée est que le·la volontaire sache qui solliciter pour l’après service civique et que la dynamique créée par l’engagement puisse continuer. Le·la volontaire peut, si il·elle le souhaite, consacrer du temps au cours de sa mission à la recherche d’un travail ou d’une formation. Il·elle peut être accompagné·e pour l’élaboration des différents dossiers qu’il·elle souhaite déposer auprès des structures l’intéressant ou pour l’Institut de l’Engagement par exemple. 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche suivante.


Après la mission

Tuteur·rice·s et volontaires devront exposer brièvement les résultats obtenus, les compétences développées et les savoir-faire acquis par le·la volontaire. Cette dernière formalité permettra au·à la volontaire de recevoir un certificat de service civique. 

Voilà, vous avez désormais toutes les cartes en main pour accueillir un·e volontaire dans votre association, vous n’avez plus qu’à vous lancer !


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