Les résultats

Les résultats

Comment la pandémie a-t-elle transformé le quotidien, les identités et le rapport au monde des étudiant·es et des lycéen·nes ? Pour mieux porter la voix des jeunes dans un processus de reconstruction de la vie étudiante qui ne se fera pas sans elles·eux AnimafacE&DESN FranceJets d’encreles Jeunes EuropéensNightline, le Parlement Européen des Jeunes et le RESES lançaient en mars 2021 la consultation de la « Rentrée d’après »Cette deuxième étape du projet nous a permis de reccueillir 1500 témoignages d’étudiant·es et de lycéen·nes, partageant leurs vécu quant à l’impact de la crise du Covid sur leur quotidien, leurs aspirations et leur identité. Une synthèse des résultats est à découvrir ici et le rapport complet des résultats est disponible sur cette page.

Le projet La Rentrée d’Après

Face à la crise sanitaire, la vie étudiante n’a jamais semblée si délaissée et éloignée de l’expérience qu’elle proposait jusqu’alors. Alors que nos associations partagent depuis plus d’un an les difficultés, les attentes et les nécessaires adaptations auxquelles sont confronté·e·s les étudiant·e·s, nous mesurons le rôle que nos structures, portées par et pour les jeunes, ont à jouer dans les transitions en cours. En lançant « La Rentrée d’après », notre objectif est de :

  • Mesurer les conséquences de la crise sanitaire sur la vie étudiante et plus généralement sur le rapport des jeunes aux études ;
  • Comprendre l’évolution des identités étudiantes dans un monde Covid et post-Covid ;
  • Élaborer un plaidoyer collectif sur les nouveaux enjeux de la vie étudiante ;
  • Inscrire les questions de vie étudiante à l’agenda médiatique afin de rendre visibles les attentes, les besoins et les difficultés des étudiant·e·s, mais aussi leurs propositions et pistes de solutions.

La consultation

Cette consultation est la deuxième étape de ce projet mené au niveau national par Animafac et plusieurs des associations membres de son réseau : Engagé·e·s et Déterminé·e·s, Erasmus Student Network France (ESN France), les Jeunes Européens France, Jets d’encre, Nightline France, le Parlement Européen des Jeunes (PEJ) et le Réseau Étudiant pour une Société Écologique et Solidaire (RESES).

L’analyse statistique des résultats : introduction méthodologique

La pondération des données consiste à accorder un poids à chacun des répondant·e·s en fonction de certaines de ses caractéristiques, en lien avec une sur ou sous-représentation de certains répondant·e·s par rapport à la population de référence. Le mode de passation a engendré un biais en ce qui concerne le type d’études des répondant·e·s : les étudiant·e·s en écoles d’ingénieur·e·s sont notamment surreprésenté·e·s, quand ceux en STS ou encore en CPGE sont sous-représenté·e·s. Ces écarts sont trop importants pour pondérer en fonction du types d’études, c’est pourquoi il a été décidé d’effectuer la pondération en fonction des variables de genre et d’origine sociale.

 

L’enquête met tout d’abord en lumière l’apparition ou l’aggravation de difficultés financières chez les étudiant·es. Cette évolution est particulièrement visible sur le plan de l’alimentation, avec une augmentation des recours à l’aide alimentaire et une dégradation globale de l’alimentation pour les personnes les plus précaires.

Les conséquences de la crise sur la santé mentale et physique des jeunes sont manifestes. 85% des répondant·es ont déclaré avoir ressenti l’impact de la crise sanitaire sur leur moral. Iels sont presque 70% à évoquer un sentiment de dépression, 49% considèrent que leurs troubles du sommeil se sont amplifiés et 77% reconnaissent expérimenter un fort sentiment d’isolement de manière régulière.
Parmi les personnes qui pratiquaient une activité physique, 51 % ont totalement arrêté pendant le confinement, 90 % estiment que cela a eu un impact sur leur santé.
Alors que 35% des interrogé·es déclarent que la crise sanitaire a impacté leurs aspirations futures, 47% d’entre elles·eux disent ne pas parvenir à se projeter dans l’avenir, 44% font état d’une absence d’espoir dans le futur et 60% ont le sentiment de faire partie d’une génération sacrifiée.

Parmi les répondant·e·s, 89% des lycéen·nes et 80% des étudiant·es ont le sentiment que leur voix n’est pas entendue dans le débat public. 80 % d’entre elles·eux ne se sentent pas représenté·es et 59 % ne font pas confiance aux pouvoirs publics pour gérer la crise. Par ailleurs, iels sont 94 % à se sentir concerné·es par les enjeux climatiques et parmi elles·eux, 79 % estiment nécessaire de prendre des mesures drastiques pour y répondre.
Enfin 53 % des répondant·es considèrent que l’engagement est une force.

 

Le replay de la restitution