Créer et optimiser son site web

Fiche pratique

Aujourd’hui incontournable, le web est un instrument formidable de communication, de diffusion et d’échange d’informations. Encore faut-il savoir l’utiliser sans s’y perdre dans l’étendue de ses potentialités. Référencement, serveur, nom de domaine… Comment s’y retrouver lorsque l’on est peu familier du jargon informatique ? Quelques conseils pour gérer au mieux votre site web.


1. Le site web, un gage de crédibilité pour votre asso

Le site web constitue la vitrine de votre association auprès de vos partenaires, de vos bénévoles et des médias. Il reste le moyen le plus rapide et efficace pour faire connaître vos objectifs, votre équipe et pour centraliser vos activités. Avant de vous lancer à corps perdu dans la création de votre site, il va falloir en définir les principaux contours. Réunissez donc un petit groupe de travail qui réfléchira au contenu et à l’organisation de votre futur site. Vous pouvez réaliser un cahier des charges définissant les différentes rubriques et sous-rubriques (l’arborescence de votre site) et le type d’informations dans chaque partie. Pensez également à définir dès le départ des responsables techniques et/ou éditoriaux pour l’actualisation des informations.

Un bon moyen pour augmenter sa visIbilité

Un site web, dans la mesure où il fait l’objet d’une bonne campagne de promotion, peut être un moyen conséquent d’augmenter votre visibilité :

  • grâce à l’utilisation maligne de vidéos ou de modules de réseaux sociaux, un site très simple peut vous permettre de toucher un grand nombre de personnes.
  • Pour toujours améliorer l’expérience utilisateur (l’ergonomie de navigation dont bénéficient vos internautes) et personnaliser vos contenus en fonction, le site web vous permet de collecter des données liées à vos publics (adresses mail, temps passé sur telle ou telle page, intérêts personnels…).
  • Il peut être aussi une boite à outils pour diffuser vos kits d’action et engager les internautes dans vos événements.
  • Un site web c’est bien, mais un site web responsive c’est mieux. Faites-en sorte que votre site soit lisible sur l’ensemble  des supports où il pourrait être consulté (ordinateurs, téléphones intelligents, tablettes).

Quel type de site choisir ?

En fonction de vos besoins, deux possibilités s’offrent à vous. Vous pouvez créer un site vitrine dont le contenu n’est pas périssable afin de présenter vos objectifs, votre équipe et permettre à tous les internautes de vous contacter. Pour la semaine du développement durable qui a lieu en avril tous les ans, le Réseau français des étudiants pour le développement durable (Refedd) et Aremacs ont par exemple créé un site détaillant leurs projets et les événements prévus pendant la semaine. En passant par la plateforme Strikingly qui est gratuite et intuitive, la création ne leur a pas pris plus de trois heures.

En revanche, si vous avez plus de temps et si vous souhaitez partager du contenu éditorial de façon régulière, optez plutôt pour un format blog. Vous aurez ainsi la possibilité de faire part de vos actualités et peut-être même de laisser la main à des bénévoles qui ont envie de s’essayer à la communication.

Sur le site d’Animafac par exemple, des pages « figées » qui présentent l’association co-habitent avec des articles d’actualités mettant notamment en avant des initiatives étudiantes. Bref site vitrine ou blog… À vous de choisir !


2. Bien alimenter son site web

Existe-t-il des onglets obligatoires sur un site web ? En théorie non, à part les mentions légales. Mais en réalité, quelques pages s’avèrent rapidement incontournables. Que rechercheront les potentiels internautes de votre site ? Voici quelques suggestions :

  • une présentation de votre association et son historique ;
  • une présentation de l’équipe (CA, bureau, bénévoles, volontaires) ;
  • un moyen de vous contacter (par mail, courrier ou téléphone) ;
  • des informations sur la procédure d’adhésion à l’association ;
  • une présentation de vos partenaires ;
  • vos dernières actualités ;
  • vos principaux projets.

Si votre gouvernance est transparente, vous pouvez également profiter de cette plateforme pour publier vos rapports d’activité, vos comptes-rendus de CA ou de bureau ainsi que votre budget prévisionnel. Jetez un oeil aux sites d’autres associations et inspirez-vous de leurs contenus pour créer les vôtres.

3. Choisir la bonne plateforme de création

La toile regorge de milliers d’outils gratuits pour créer son site sur internet. Ne sous-estimez pas l’importance du choix de la plateforme qui l’accueillera. Commencez par vous poser des questions pratiques : simplicité, ergonomie, langue de l’interface… Ça a l’air bête comme ça, mais vous ferez moins les malins quand vous vous retrouverez avec un mode d’emploi en tchèque.

De même, faites attention au style de sites qu’accueille votre prestataire. Même s’il est difficile de dresser un profil de toutes les plateformes, chacune a ses publics de prédilection. Les blogs hébergés sur Tumblr s’adressent ainsi ouvertement aux internautes de 12 à 30 ans, qui partagent leurs émois pour les One Direction… ou les vidéos YouTube qui les inspirent. Pour identifier ce qui vous correspond, le mieux est de jeter un oeil choix des assos parlant du même sujet. Par ailleurs, n’hésitez pas à  vous former à l’utilisation de ces ressources. Une simple recherche Google « créer site [nom de la plateforme choisie] » vous permettra de trouver des centaines de tutoriels qui feront naître en vous l’esprit webmaster. Voici quelques exemples d’outils gratuits (ou presque).

Voici quelques exemples d’outils gratuits (ou presque).

  • WordPress : le système de gestion de contenu (CMS) le plus utilisé au monde. Il propose des centaines de thèmes gratuits, d’extensions et son interface en ligne permet un travail collaboratif poussé. https://fr.wordpress.com
  • Drupal : un logiciel open source assez méconnu mais qui a séduit quelques associations étudiantes par sa flexibilité et son aspect communautaire. https://www.drupal.org
  • Strikingly : une plateforme de création de sites à effet parallaxe (en faisant défiler la page, plusieurs éléments se déplacent sur des couches et à des vitesses différentes) qui plaît de par sa simplicité et son rendu moderne. https://www.strikingly.com
  • Tumblr : une interface de création de blogs très populaire, aux thèmes et possibilités très variées. https://www.tumblr.com 

4. Choisir un bon nom de domaine et un hébergeur

Trouver un nom de domaine efficace

Le nom de domaine correspond à l’adresse de votre site web (par exemple animafac.net) : cette chaîne de caractères permet de signifier l’emplacement de l’ordinateur connecté à internet qui contient votre site. Il est important de bien choisir votre nom de domaine, il participe de l’image que vous souhaitez véhiculer et bien sûr de la visibilité de votre association sur la toile. Un nom de domaine bien choisi et personnalisé permet par ailleurs un affichage plus professionnel. Concrètement, cela vous évitera de renvoyer vos interlocuteurs vers l’adresse www.monasso.wordpress.com.

Une fois que vous avez vérifié la disponibilité de l’adresse de votre site, vous pouvez acheter (ou plutôt louer) votre nom de domaine pour une ou plusieurs années. Privilégiez un nom de domaine le plus court possible, facile à retenir. Choisissez le .fr ou le .org plutôt que le .com (sites commerciaux), le .info pour un journal papier ou le .tv pour une télé. En plus de la mise en ligne de vos pages web, les hébergeurs proposent généralement un service mail, avec la possibilité d’ouvrir plusieurs comptes : vous pourrez ainsi vous créer votre adresse associative (president@monasso.org par exemple), toujours plus crédible que ptitloup1994@yahoo.fr !

 

Choisir son hébergeur

La différence entre les hébergeurs gratuits et payants se situe principalement dans le service clients. Personne n’est à l’abri d’une erreur de manip ou d’une tentative de hack. Lorsqu’un conseiller ou une conseillière technique nous aide à récupérer notre site, on regrette moins d’avoir investi dans une offre payante. Les hébergeurs payants les plus utilisés en France sont OVH et 1and1. Tous les deux offrent des services assez complets pour des formules allant de 1 à 15 euros par mois. Dans les formules gratuites, Free et l’association Toile Libre (sans publicité) sont assez prisés sur le web français. N’hésitez pas à comparer les offres de chacun et à regarder ce qui est le plus commun autour de vous. Vous pouvez également regarder s’il existe un hébergeur associatif local près de chez vous.

Pour vous faire connaître sur le net et auprès de vos potentiels futur.e.s bénévoles, vous devrez travailler au référencement de votre site : il y a en effet quelques conseils à suivre pour figurer en tête de liste dans les moteurs de recherche. Les cinq éléments incontournables d’un référencement réussi ? Link, clarté, mots-clés, exclusivité et personnalité.

 

Bien référencer son site web

Référencer son site web permet de donner plus de visibilité sur les moteurs de recherches. Quelques astuces et de bons outils vous permettront d’améliorer significativement votre notoriété sur internet. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter directement notre fiche pratique dédiée « Référencer son site web » ici.

Pour commencer, faîtes un tour d’horizon des sites dédiés à vos thématiques d’actions afin de voir si un lien ne pourrait pas être mis en place vers votre propre interface. Si des résultats pertinents ressortent, négociez donc un partenariat d’affichage avec eux. Plus vous aurez de sites qui pointeront vers le vôtre, plus votre notoriété virtuelle grandira.

Pour être indexé sur des moteurs de recherche comme Google, vous allez également devoir travailler sur les mots-clés. Là encore, lorsque vous écrivez sur votre site, n’y allez pas par quatre chemins. Évitez les tournures alambiquées et appelez un nyan cat un nyan cat ! Par exemple, si votre association travaille sur l’insertion sociale et professionnelle de personnes migrantes, privilégiez des termes comme « emploi », « association », « immigré », « travail », etc.

Évitez à tout prix les copier-coller. Les moteurs de recherche détestent cette pratique et vous pourriez vous attirer les foudres de l’auteur.e de votre copie. Préférez donc du contenu exclusif, même s’il s’agit de paraphraser. N’oubliez pas d’ajouter les liens de vos sources afin d’attribuer les honneurs aux auteur.e.s, surtout s’il s’agit d’images… En Creative Commons, bien entendu.

Pour finir, n’hésitez pas à mettre du peps dans vos pages. Plus votre contenu sera original, plus les internautes viendront avec plaisir sur votre site. Pourquoi ne pas utiliser des images, des gifs animés ou des vidéos ? La mise en forme de votre texte (paragraphes, titres, sauts de lignes) vous permettra également d’éviter l’effet « gros bloc illisible » et rendra vos écrits plus attractifs. 

5. Lexique d'internets pour les n00bs

N00b : altération de newbie, qui signifie « débutant, nouveau ».

Emoji : il s’agit du terme japonais pour désigner les successeurs des émoticones.

Spam : un spam est un message à caractère commercial ou frauduleux diffusé en masse.

Gif : se prononce « jif ». C’est une image animée.

Mème : à l’instar de grumpy cat , un mème est un élément diffusé en masse sur internet.

Troll : un troll est un commentateur ou une commentatrice mal intentionnée dont le seul objectif est de faire monter la tension dans une discussion en ligne.

FTP : le File Transfer Protocol est un protocole de communication destiné à l’échange de fichiers sur internet. Vous croiserez ce terme lorsque vous hébergerez votre site sur un serveur.

HTML : l’Hypertext Markup Language est un langage informatique qui permet de mettre en forme des pages avec du contenu multimédia, des formulaires et des programmes.

PHP : l’Hypertext Preprocessor est un langage de programmation informatique.

IP : l’adresse IP (Internet Protocol) est un numéro attribué de façon permanente ou temporaire à un appareil connecté.