Sensibiliser à l’Europe par la culture

Fiche pratique

L’Europe a toujours fait partie de notre quotidien. Nous voyageons, mangeons, parlons européen, et partageons de nombreuses références culturelles communes avec les autres pays européens. Vous avez peut-être déjà participé à la Journée de l’Europe mais vous souhaitez sensibiliser à l’Europe par la culture à d’autres moments que le 9 mai. Voici ici quelques conseils pour vous aider à sensibiliser à l’Europe par la culture. 


Définir votre programme

Organiser des moments ludiques ou culturels peuvent être l’occasion d’amorcer un travail sur la question européenne sans perdre l’attention et l’intérêt de votre public. 

CHOISIR UNE DATE

Pour votre évènement choisissez une date qui permettra une bonne visibilité (hors périodes d’examens par exemple), et mieux encore,  trouver une date européenne symbolique pour « justifier » votre événement. En effet, l’avantage sera que vous ne serez pas les seul·e·s ·à vous intéresser à l’Europe ce jour-là. Vous pourrez, par conséquent, espérer avoir plus d’écho à la fois auprès des invité·e·s et éventuel·le·s intervenant·e·s que vous solliciterez, mais aussi auprès des médias locaux et nationaux, qui seront bien plus enclins à relayer votre événement.

Cette date, vous pouvez la piocher parmi les nombreux anniversaires ponctuant la construction ou l’actualité européennes. Les élections européennes de 2019 par exemple, ont donné l’occasion à Animafac d’organiser un festival rassemblant plus de 2000 jeunes engagé·e·s de toute la France et des pays voisins sur le thème de l’Europe : Quartier Général – Le festival des jeunes engagé·e·s en Europe. 

Pour des évènements moins formels, vous pouvez également profiter des dates qui marquent la vie de votre campus : départ et arrivée des étudiant·e·s Erasmus, fêtes nationales de pays particulièrement représentés dans votre université, etc. 

METTRE LA CULTURE EN COMMUN

L’Europe ne se réduit pas à ses institutions ou à ses politiques. L’Europe, c’est avant tout une histoire en commun, et de nombreuses références culturelles à partager ou à découvrir. Pour (faire) parler d’Europe, il peut donc être intéressant de passer par l’art et la culture : cinéma, littérature, gastronomie, musique… Les possibilités sont nombreuses. Le meilleur moyen de se sentir européen·ne, c’est en effet encore d’apprécier et d’adopter quelques-uns des modes de vie de nos voisins européens. 

UNE CARTE POSTALE GOURMANDE

De la « délicatesse » belge (comprendre une saucisse de la taille d’un barreau de chaise) au fromage français, en passant par le rollmops hollandais, les européen·ne·s regorgent de recettes culinaires aussi étranges que variées. Une soirée « dégustation », où chacun·e ramène les spécialités de sa région, agrémentée d’échanges de tuyaux de cuisine reste un concept de rassemblement qui, bien que légèrement éculé, fait toujours recette.

UNE BOURSE AUX LIVRES

Si chacun·e de nous peut citer au moins un plat et une boisson venant des 25 pays de l’Union, le pari n’est pas évident lorsqu’il s’agit de littérature contemporaine. Pourquoi ne pas proposer à chacun·e de venir muni d’un livre européen qu’il·elle a apprécié ? Si la taille et la forme de la soirée le permettent, cet échange peut déboucher sur une table ronde durant laquelle chacun·e expliquerait en quelques minutes ce qui lui a plu dans le livre.

Si les convives sont trop nombreux·ses, laissez les discussions se faire de manière informelle. Petite précision : pour ne pas frustrer les vocations littéraires de certain·e·s, pensez à demander des versions accessibles pour tou·te·s (anglais et français notamment). 

UN QUIZZ À L’ANGLAISE

Le quizz à l’anglaise se compose d’une multitude de questions articulées autour de différentes thématiques d’actualité ou culturelle : cinéma, musique, arts, mais aussi pourquoi pas sport, politique, institutions européennes, etc.

En début de partie, des feuilles vierges sont distribuées aux équipes participantes (de 3 à 6 personnes). Un·e animateur·rice pose les questions et laisse un temps égal à chacun·e pour écrire sa réponse. Le jeu se divise généralement en deux ou trois rounds à l’issue desquels les premiers résultats des équipes sont annoncés et une pause accordée aux participant·e·s. À la fin de la partie, l’équipe gagnante reçoit un prix, généralement une bouteille de champagne. À vous de voir comment vous souhaitez récompenser les heureux·ses gagnant·e·s de votre quizz .

L’avantage du quizz est qu’il permet de faire jouer toute la salle, pendant un temps assez long et sans trop gêner les conversations, voire en les favorisant.

LE TIME’S UP CULTUREL

Le Time’s up consiste, dans un premier temps, à écrire des noms propres (européens, ça va de soi) sur des bouts de papier : noms de réalisateur·rice·s, de peintres, de célèbres guitaristes… 

Lesdits papiers sont plongés dans un saladier ou une bassine. Deux équipes de cinq personnes environ s’affrontent. A tour de rôle, un·e membre de chaque équipe doit faire deviner le maximum de noms propres à son équipe en un temps limité (30 secondes en général).

La partie se divise ensuite en trois manches. Première manche : les joueur·euse·s peuvent utiliser tous les mots, mimes ou autres moyens de persuasion à leur disposition pour que leur équipe comprenne l’identité écrite sur le papier. La manche se termine lorsque toutes les cartes ont été jouées. Pour la deuxième manche, on remet les mêmes papiers dans le saladier : les participant·e·s doivent à nouveau faire deviner les noms propres, mais en utilisant cette fois seulement trois mots. Troisième manche : plus un mot, les mêmes noms sont à deviner uniquement à l’aide de mimes.

Le Time’s up se joue avec moins de participant·e·s que le quizz : à plus d’une dizaine de personnes, le jeu devient difficile à gérer. Il dure également moins longtemps, ce qui peut permettre de faire différentes parties, selon les heures d’arrivée des différents invité·e·s.

Ces exemples de divertissements ne sont bien sûr pas exhaustifs et rien ne vous empêche d’inventer vos propres jeux pour faire connaître l’Europe. 

MAIS AUSSI …. 

Organiser une projection de films, courts-métrages, documentaires, sur une thématique d’actualité européenne ou pour faire découvrir des réalisateur·rice·s d’autres pays européens méconnus en France.

Proposer un quizz sur de célèbres artistes majeurs·e·s dans l’histoire de l’Europe. 

Organiser un blind test musical sur le thème de l’Europe : les chansons à deviner ont toutes été diffusées lors d’une année charnière pour la construction européenne. Alors, quel est le tube de l’année 1992, année du Traité de Maastricht ? 


L'art et la culture au service de l'Europe

Une problématique d’actualité européenne vous tient à coeur mais vous ne savez pas 

comment la traiter pour intéresser et sensibiliser votre public ? Pour sensibiliser à l’Europe, pourquoi ne pas organiser un événement culturel ou artistique ? L’art est en effet parfois le meilleur moyen de faire passer un message, de communiquer des valeurs, ou de convaincre. 

Vous trouverez, dans les fiches pratiques d’Animafac, de nombreux conseils et ressources pour mettre l’art et la culture au service des causes qui vous tiennent à coeur : 

ORGANISER UNE PROJECTION-DÉBAT

Vous avez toujours rêvé de réaliser des oeuvres cinématographiques poignantes sur les choses qui ne tournent pas rond sur notre planète ? Ne vous emballez pas, le chemin risque d’être long. Organiser une projection autour d’un sujet qui vous tient à coeur peut néanmoins – et c’est déjà pas mal – permettre de sensibiliser un large public de manière moins formelle qu’une conférence. Retrouvez quelques conseils pour faire briller les projecteurs dans cette fiche pratique

ORGANISER UNE EXPOSITION

Monter une exposition n’est pas tout à fait aussi simple que d’aligner des photos de vacances sur le mur du salon. C’est pourquoi vous trouverez, dans la fiche pratique d’Animafac, des ressources sur les aspects techniques d’une telle entreprise. Tout cela afin que votre fibre artistique et vos neurones en ébullition puissent s’exprimer librement, loin des tracasseries matérielles !

SENSIBILISER PAR LE THÉÂTRE-FORUM

Donner la parole au public sur des sujets plus ou moins graves, lui dérouler le tapis rouge pour que son imagination prenne le pouvoir… De quoi faire passer des messages en douceur et proposer un beau spectacle ! Incroyable mais vrai, le théâtre-forum (ou théâtre de l’opprimé) permet avec la participation de chacun.e de parler et d’imaginer collectivement des solutions alternatives aux problèmes de ce monde. Plutôt chouette, non ? Plus d’information sur la fiche pratique d’Animafac “sensibiliser par le théâtre-forum”. 

ORGANISER UNE MANIFESTATION AUTOUR DE L’ÉCRIT

Les mots ne mettent-ils pas eux aussi d’agir pour le plus grand bien de la protection de l’environnement, de la mixité sociale ou de toute autre cause que vous souhaitez défendre ? Grâce à cette fiche pratique, faites le tour d’horizon des pratiques permettant de frapper les esprits par le verbe !

ORGANISER UNE MANIFESTATION ARTISTIQUE DANS UN ESPACE PUBLIC 

Vous avez très envie de vous lancer avec votre compagnie étudiante dans une improvisation de danse contemporaine sur les ponts de votre ville ou dans le métro, mais ne savez pas par où commencer ? L’idée vous poursuit de projeter des films dans des lieux improbables, mais vous doutez de la faisabilité de votre entreprise ? Suivez cette fiche pratique, on vous explique toutes les démarches pour organiser votre prochaine manifestation artistique au cœur de l’espace public.


Organiser une soirée conviviale et festive

Vous avez une date, vous avez un concept. Reste à trouver un lieu et des invités pour le remplir.

CENT LIEUX DE LA FÊTE

Votre soirée présente plusieurs atouts dignes de convaincre le·la plus réfractaire des patron·ne·s de bar. Vous lui promettez, en premier lieu, de remplir et de faire connaître son espace à des étudiant·e·s, cosmopolites qui plus est, ce qui n’est jamais négligeable pour un·e commerçant·e souhaitant attirer une clientèle jeune. La soirée ne peut, par ailleurs, lui apporter que des bénéfices : en échange d’une entrée libre et d’un local réservé, toutes les consommations sont à son crédit.

Ainsi, vous pouvez vous consacrer au repérage de l’endroit le plus propice pour organiser votre soirée. Commencez par vous renseigner auprès de votre association sur les bars qui ont coutume d’organiser des soirées associatives, ceux qui sont très fréquentés par les étudiant·e·s, voire les cafés installés sur les campus universitaires. Choisissez un espace ni trop grand ni trop petit dans lequel vous pourrez accueillir le nombre d’invité·e·s souhaité sans pour autant perdre la maîtrise de l’espace. Préférez les lieux avec une seule salle, pour que tout le monde puisse se rencontrer et participer aux animations.

COMMUNIQUER ET INVITER 

Pour donner envie de participer à votre soirée, n’hésitez pas à communiquer sur l’aspect festif et ludique de la soirée : insistez sur les animations qui seront proposées et le caractère informel du lieu, prenez le contre-pied des objections possibles en affirmant d’emblée qu’il ne s’agit pas de refaire les institutions européennes.

Pour vous éviter de courir dans tous les sens à la recherche de jeunes motivé·e·s, concentrez votre action. Allez dans les lieux, bars, quartiers, résidences universitaires rassemblant un grand nombre d’étudiant·e·s. Contactez les associations avec lesquelles vous entretenez des liens afin qu’elles relaient l’information sur votre soirée. Si vous n’en connaissez aucune, n’hésitez pas à participer à des forums associatifs ou maisons des étudiant·e·s afin d’en rencontrer.

Point important, enfin, pensez à inviter étudiant·e·s européen·ne·s. Pour cela n’hésitez pas à solliciter des étudiant·e·s en langue, ou des associations de filières. Pensez également aux cités universitaires qui accueillent souvent de nombreux·ses étudiant·e·s Erasmus. N’hésitez pas, enfin, à vous rendre dans les lieux d’activités culturelles traditionnellement fréquentés par les jeunes étranger·ère·s : cafés linguistiques, cours de théâtre en langue étrangère…

Ca y est, vous voilà officiellement ambassadeur·rice·s européen·ne·s. 


adipiscing ut id Nullam mattis elit. non in